En France, il ne fait pas bon être lanceur d’alertes surtout quand cela remet en cause le récit de la diversité heureuse et du vivre-ensemble fantasmé par le progressisme béat !
On peut remonter en 2002 pour se souvenir de la publication controversée de l’ouvrage collectif les territoires perdus de la République, sous la direction notamment de Georges Bensoussan.
Dans ce livre, l’historien se penchait sur la résurgence de l’antisémitisme dans les banlieues françaises, particulièrement parmi les jeunes maghrébins.
Il n’imaginait pas qu’il allait entrer dans une terrible période de quatre années durant laquelle il allait faire face à la gauche et à la justice qui l’accusèrent de racisme et d’incitation à la haine. Il sera finalement blanchi par la justice mais d’autres plaintes viendront l’empoisonner jusqu’en 2018 où il sera une nouvelle fois relaxé.
Plus près de nous, en 2010, l’écrivain Renaud Camus introduit la notion de Grand remplacement qui lui vaudra d’être mis à l’index dans tous les média, pour complotisme d’extrême droite. Ce Grand remplacement que Jean-Luc Mélenchon a validé il y a quelques mois accompagné du néologisme de créolisation.
Encore plus près, ce sont Eric Zemmour et Robert Ménard qui furent condamnés pour provocation à la haine religieuse ou à la discrimination raciale !
Voici un article de Causeur, signé Ivan Rioufol, qui rapporte ces scandaleuses scènes qui se sont passées dans certaines mairies et qui justifient les alertes que lançaient certains et que la « justice » sanctionnait pour cela :
Le Blanc-Mesnil, Creil, Saint-Denis :
l’ensauvagement municipal
Menaces, insultes, brutalisation des sortants: les images d’intimidations de maires battus dimanche dans certaines villes gagnées par les Lfistes sont effroyables. Le dégagisme d’extrême gauche ne semble pas exempt d’un esprit revanchard et communautaire. Mais cette « nouvelle France » belliqueuse est l’enfant des belles âmes progressistes, observe Ivan Rioufol dans son billet.
Voir les banlieues s’emparer de la politique devrait être réjouissant mais …
La « nouvelle France » ne fera pas de cadeaux à la France « française ». Dans des communes gagnées par l’extrême gauche (Mantes-la-Jolie, Vaulx-en-Velin, Creil, Roubaix, Saint-Denis, le Blanc-Mesnil), les maires battus ont quitté l’Hôtel de ville sous les intimidations, les menaces, les injures.
«Dégage de là», «arrache ta mère»… Au soir du second tour des municipales, des maires ou élus battus ont été copieusement insultés à l’annonce de leur défaite. Au Blanc-Mesnil, le candidat LR a même dû être escorté par la police. →https://t.co/JQHPxW1fs7 pic.twitter.com/EDHOtAMQFv
— Le Figaro (@Le_Figaro) March 23, 2026
@Valeurs | Exfiltré en voiture par la BAC, et conduit au commissariat, l’ancien maire PS de Creil (Oise), Jean-Claude Villemain, raconte : « Il y avait une volonté de nous humilier ».
Une source policière confirme qu’un attroupement devant la mairie a nécessité l’intervention… pic.twitter.com/J0ECFmDNx7
— Amaury Bucco (@AmauryBucco) March 24, 2026
La presse labellisée a occulté, dans un premier temps, ces violences dévoilées par les réseaux sociaux. Ces expulsions brutales sont les effets politiques d’une immigration revancharde, conflictuelle, colonisatrice.
Dans ce dégagisme ethnico-social, le peuple indigène et trop blanc est vu comme indésirable.
Pourtant, dans son édition datée de ce mercredi, Le Monde accable le maire battu du Blanc-Mesnil, Thierry Meignen (LR). Il a dû se faire protéger d’une foule hostile tandis que son successeur, Demba Traoré, annonçait, reprenant l’inusable et belliqueuse dialectique stalinienne:
L’extrême droite, le fascisme n’ont pas leur place au Blanc-Mesnil.
Hier, le nouvel élu de Saint-Denis, Bally Bagayoko, a annoncé pour sa part une purge des agents municipaux ne faisant pas allégeance à LFI. Rima Hassan (LFI) a félicité les victoires de « Bally Bagayoko, Abdelkader Lahmar, Aly Diouara, Omar Yaqoob, David Guiraud, Bassi Konaté, Yahaya Soukana, Adama Gaye, Demba Traoré, ainsi qu’à tous les autres élus du front antiraciste et antifasciste en France ». Exprimant la « fierté des nôtres », l’élue pro-Hamas a aussi repris à son compte ce commentaire: « Six maires noirs, issus de banlieues, à la tête de villes qui les ont vus grandir. Pas un hasard, pas un symbole isolé. Une réalité qui s’impose. Ceux qu’on pensait loin des décisions sont désormais au cœur. Discrètement, le paysage change. Et ce n’est que le début. » A ceux qui ne voient pas venir la guerre civile derrière ces nouveaux Français querelleurs[1], la voici dans ses crachats.
A qui la faute ?
Mais qui a mis la France dans cet état ? Cela fait trente ans et plus que votre serviteur et d’autres encore (mais bien peu dans les médias de naguère) alertent sur l’irresponsabilité des belles âmes immigrationnistes. C’est à Creil, ville longtemps socialiste, que débuta en 1989 la première affaire du foulard islamique, porté alors par trois collégiennes. A l’époque Lionel Jospin, qui vient de mourir, avait botté en touche alors qu’il était ministre socialiste de l’Education nationale. Il aurait également dit à une journaliste :« Qu’est-ce que vous voulez que ça me fasse que la France s’islamise ». Creil fait partie de ces villes conquises par l’islamo-gauchisme et sa voyoucratie. Or il est insupportable d’entendre les « progressistes » déplorer cette semaine les saccages créés par leurs postures conformistes.
Gabriel Attal explique : « La « Nouvelle France » de Jean-Luc Mélenchon c’est la négation de la France, de toutes nos valeurs républicaines ». C’est exact. Mais Attal oublie qu’il a appelé à voter pour le Nouveau Front populaire (incluant LFI) aux législatives de 2024. Julien Dray prévient aussi, avec raison : « Si on observe avec attention … la crise qui couve à LFI sera bientôt celle des indigénistes contre ceux qui auront servi d’escabeau ». Or le fondateur de SOS Racisme occulte sa responsabilité dans la sacralisation des minorités (« Touche pas à mon pote ! ») et l’instrumentalisation de l’antiracisme au profit des remplaçants.
La résistance française, plus que jamais nécessaire, ne peut compter sur ceux qui se sont tant trompés et, pire encore, qui refusent de l’admettre.
Ivan Rioufol pour Causeur.
[1] De l’auteur : La guerre civile qui vient, Editions Pierre-Guillaume de Roux, 2016




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