Euthanasie : l’imposture des progressistes

Publié par le 4 Fév, 2026 dans Blog | 0 commentaire

Euthanasie : l’imposture des progressistes

La gauche progressiste nous a habitués à toujours avancer masquée quand elle impose ses lois sociétales.

J’entends encore Elisabeth Guigou, alors Garde des sceaux, en octobre 1999, justifier le PACS qui devait, selon elle, éviter le mariage des gays.

Plus tard, quand ils ont commencé à parler du mariage gay, ils ont juré, la main sur le coeur, que jamais l’adoption ne serait associé à ce mariage … Et Christiane Taubira nous a imposé l’adoption plénière pour les gays !

Aujourd’hui, alors que Macron a fait voter la PMA pour tous, il jure que jamais la GPA ne verra le jour … Jusqu’au prochain gouvernement socialiste !

La loi sur l’euthanasie, discutée en ce moment au Parlement, avance moins masquée car elle a été rédigée par des progressistes extrémistes.

Mis à part l’hypocrisie de Macron qui a interdit que figurent dans la loi les vocables euthanasie et suicide assisté, trois articles de la loi que je considère comme des articles scélérats attestent de l’extrémisme de la loi :

  • Les restrictions sur la clause de conscience alors que la loi violera frontalement le serment d’Hippocrate !
  • Le délit d’entrave qui punira toute personne – y compris les soignants ! – qui inciterait une personne à renoncer à sa demande d’euthanasie,
  • L’obligation de classer les morts par euthanasie ou suicide assisté … en morts naturelles !

Cette dernière mesure est scandaleuse puisqu’elle a pour but d’empêcher la tenue de statistiques qui pourraient mettre en évidence les dérives de cette loi. C’est le cas au Canada, où l’on dénombre 5 % de morts par euthanasie alors qu’on nous présente comme exceptionnel l’usage de ce droit !

Oui, il y a bien imposture … voire forfaiture !

Les tenants de la loi rejettent toute critique en prétendant que les Français l’approuvent … à 92 % mais ils se réfèrent à un unique sondage partant d’une question biaisée qui ne laissait aucune alternative à l’euthanasie.

Je relaye aujourd’hui les résultats d’une étude de la Fondation pour l’Innovation Politique (fondapol.org) dirigée par Dominique Reynié.

Extraits :

Les Français n’approuvent pas la proposition de loi
visant à légaliser l’euthanasie et le suicide assisté

La proposition de loi « relative à la “fin de vie” » ambitionne de créer un « droit à l’aide à mourir », à la demande du patient. Ce texte législatif ouvre « la possibilité d’une mort assistée, non seulement aux personnes “en fin de vie”, mais aussi à celles qui se trouvent “en phase avancée d’une grave maladie” ». La proposition de loi a été adoptée par l’Assemblée nationale en première lecture, le 27 mai 2025 : 305 députés ont voté pour, 199 ont voté contre et 57 se sont abstenus. Notons que, si l’on calcule le résultat sur l’ensemble des députés inscrits, c’est-à-dire 577, ce qui permet de prendre en compte les 16 députés absents le jour du vote, la proposition de loi « fin de vie » a été adoptée en première lecture par 52,8% des députés. On voit le contraste saisissant entre l’étroitesse de ce résultat et l’extrême gravité de l’enjeu.

Dans son exposé des motifs, le député du MoDem Olivier Falorni parle d’une loi « qu’attend une très grande majorité de nos concitoyens », mais l’étude que nous publions montre que cette majorité n’existe pas, et que, s’il en est une, elle est hostile à l’esprit de la proposition et à la plupart de ses dispositions. Les Français ne demandent pas la légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté ; ils veulent que les pouvoirs publics assurent l’équipement de tout le pays en soins palliatifs, auxquels, aujourd’hui, la moitié de la population n’a pas accès.

L’opinion publique repousse la plupart des conditions du recours à l’euthanasie et au suicide assisté prévues dans la proposition de loi. On voit se manifester des oppositions majoritaires ou très majoritaires dans tous les groupes politiques et sociaux et sur la plupart des dispositions prévues par le texte.

Si l’opposition est partout, elle s’exprime avec plus de force chez les jeunes de moins de 35 ans, et souvent davantage chez les 18-24 ans ; elle s’exprime aussi chez les catholiques et les musulmans, de même que chez les répondants proches du monde de la gauche radicale, de Lutte ouvrière et du Nouveau Parti anticapitaliste (LO-NPA) ainsi que du parti La France insoumise (LFI) ; cette opposition plus marquée vient encore, à un niveau variable mais toujours très majoritaire, des proches des Républicains (LR) et de Reconquête.

Voici quelques questions posées aux Français par Fondapol :

1 – Pour un proche, priorité aux soins palliatifs

Question : « Imaginez que l’euthanasie soit légale en France et qu’un de vos proches soit gravement malade. Personnellement, préféreriez-vous qu’il bénéficie de soins palliatifs de qualité » (en %)

Analyse par tranches d’âge pour la même question :

2 – Pour la priorité aux soins palliatifs

Question : « Aujourd’hui, 22 départements ne disposent pas d’unités de soins palliatifs. Selon vous, il faut d’abord envisager partout des soins palliatifs et ensuite proposer une loi sur l’aide à mourir » (en %)

3 – L’intuition anthropologique des Français

L’enquête révèle l’intuition anthropologique de la société française. La perspective d’une légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté est pressentie comme une rupture fondamentale. Le gouvernement et l’Assemblée nationale sont à l’initiative d’un bouleversement législatif que le pays ne demande pas. Une attente existe, mais elle porte sur la possibilité pour tous les Français d’accéder aux soins palliatifs. Cette demande légitime requiert l’engagement de moyens financiers et humains importants, mais la même Assemblée nationale peine à voter le budget de la nation.

Sur le plan législatif, la loi de 2005, dite loi Leonetti, qui est le premier texte portant spécifiquement sur la fin de vie et introduisant l’interdiction de « l’obstination déraisonnable » a déjà été utilement complétée par la Loi Claeys-Leonetti de 2016. Vingt ans après pour l’un, dix ans après pour l’autre, ces deux textes restent étonnamment méconnus. Ils permettaient pourtant de faire face à la plupart des situations sans risquer de rompre avec l’ordre éthique, juridique et politique. En 2025, les Français se plaignent davantage du fonctionnement de leur système de santé en général et des soins palliatifs en particulier que de carence législative sur le sujet de la fin de vie. Le bref rappel du contexte invite à considérer la possibilité que l’opinion publique ne perçoive pas cette proposition de loi comme une réforme sociale répondant à une demande à la fois d’ampleur et constante. Plus encore, il est possible que ce texte soit à contretemps. En 2025, il arrive dans une France bousculée, souffrant d’une cohésion sociale de plus en plus fragile, dépitée par une classe politique qu’elle juge incapable de lui assurer protection et prospérité, dans un monde de périls et en mal de repères, soumis à des évolutions brutales et incessantes que nul ne parvient à anticiper.

En conclusion

IL est clair que, pour une majorité de Français la priorité n’est pas l’euthanasie et le suicide assisté mais bien le développement des soins palliatifs.

Je voudrais rappeler ce propos d’une doctoresse spécialisée dans les soins de fin de vie :

depuis des dizaines d’années, j’ai accompagné plus de 15 000 personnes en fin de vie, seules trois ont demandé à mettre fin à leurs jours …

Je proposerais qu’on développe les soins palliatifs dans tous les départements et qu’on autorise l’euthanasie uniquement dans les départements suffisamment pourvus en unités de soins palliatifs.

On sera certain, ainsi, que les personnes auront un vrai choix de fin de vie !

Merci de tweeter cet article :





Laissez une réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *