Notre démocratie est bien malade !
Paradoxalement, une assemblée nationale sans majorité, incapable de s’entendre sur quoi que ce soit a produit un budget dicté par des socialistes ultra minoritaires dans le pays, et va probablement bientôt accoucher d’une loi parmi les plus extrêmes sur l’euthanasie et le suicide assisté.
Les ayatollahs du progressisme ont réussi à obtenir une loi qui créé une véritable rupture anthropologique en remettant en cause des valeurs forgées par deux millénaires de civilisation judéo-chrétienne.
Habituellement, quand ils arrivent au pouvoir, les socialistes avancent leurs pions sociétaux avec mesure en se disant qu’au fur et à mesure des années ils la durciraient.
Mais avec l’euthanasie et le suicide assisté, ils sont allés « au taquet » tout de suite, en pensant, peut-être, qu’ils allaient perdre le pouvoir pour longtemps.
En voici trois exemples flagrants et, je le crois, scandaleux :
- Ils ont placé le délit d’entrave dès la première mouture de la loi ce qui pourra envoyer devant la justice quiconque, proches ou soignants, qui tenteraient de convaincre une personne de renoncer à sa demande.
- Les proches ne peuvent pas non plus porter en justice la décision d’euthanasie prise par un médecin.
- Ils imposent dans la loi que les morts par euthanasie ou par suicide assisté soient comptabilisées en « morts naturelles » ! Ce qui empêchera d’avoir des statistiques sur la portée de la loi. Rappelons qu’au Canada, 5 % des décès sont liés à l’euthanasie !
Voici un entretien sur ce sujet proposé par la Gazette du tocsin (texte résumé suivi d’une vidéo) :
Suicide assisté : l’Assemblée s’apprête à voter une loi totalitaire
Gregor Puppinck et Éric Mercier résument l’horrifiante loi sur le suicide assisté que l’Assemblée nationale est en train de voter.
Derrière les grands mots sur la « dignité », cette loi sur la fin de vie installe un suicide assisté de fait extraordinairement permissif et rapide tout en empêchant les proches d’agir. Conditions floues (maladie grave, souffrance y compris psychologique), procédure expédiée « en moins de 3 jours » entre la demande et la mort, médecin qui décide seul sans que la famille soit forcément informée, et création d’un délit d’entrave puni de deux ans de prison et 30 000 € pour quiconque tente de s’interposer, même par la parole. Comme le décrit Gregor Puppinck, en tant que proche qui souhaite empêcher le suicide, « Vous avez l’obligation de laisser entrer le médecin ou l’infirmière avec sa seringue ». Pour un parent d’enfant majeur en dépression, cela signifie qu’« en 2 jours, votre enfant est mort » sans aucun recours possible. Grégor Puppinck résume : « La philosophie du texte, c’est vraiment de faire du choix de la mort une liberté individuelle que quasiment rien ne peut arrêter. »
Ce que l’infirmier Éric Mercier met ensuite en lumière, c’est le versant économique, non moins horrible. Un amendement déposé par la députée LR Mme Gruet, qui voulait interdire l’aide à mourir dans des structures privées lucratives, a été rejeté en 3 minutes. Mercier lâche : « C’est fini pour la République française. Il sera possible de tuer, d’euthanasier avec une approche strictement lucrative. On ouvre le business de la mort dans la toute légalité. » Il rappelle que, pour les groupes d’Ehpad, la tentation est grande de faciliter le suicide des personnes faibles : « Plus le lit tourne, plus il est occupé, plus c’est rentable ». Dans ce contexte, la légalisation d’une aide à mourir payée, scénarisée, packagée (cérémonies, options, etc.) n’est plus un scénario de film, mais la suite logique d’une loi qui ne ferme aucune de ces portes, sans compter celle du prélèvement d’organes. Nos deux invités relatent l’histoire effrayante d’Eva, adolescente belge de 16 ans dont l’euthanasie a duré 32 heures, les médecins l’ayant maintenue en vie le temps de prélever ses organes.
Enfin, les deux invités insistent sur la bascule de civilisation que cette loi représente : finie la liberté, bienvenue dans l’ère de la gestion des « flux humains » – vieillesse, handicap, organes, lits disponibles. Nos deux intervenants s’accordent à dire qu’« à partir du moment où l’heure de la mort est programmée, on bascule dans une société totalitaire car on perd notre liberté vis‑à‑vis de la mort ». Éric Mercier va jusqu’à affirmer qu’« à terme, d’ici quelques années, il faudra se cacher pour mourir tranquillement, mourir de sa propre mort », parce que la pression sociale pèsera en priorité sur « toutes les personnes qui sont handicapées, toutes les personnes qui souffrent de grandes maladies chroniques, tous les enfants trisomiques ».
Face à cette dérive inacceptable, leur appel est très simple et très concret : écrire aux députés, surtout ceux qui s’étaient abstenus en 2025, en utilisant les modèles de lettres de l’ECLJ (eclj.org) ou l’adresse suppressionprojetloieutanasie@gmail.com. Ils gardent encore de l’espoir : « C’est encore possible de renverser la donne à l’Assemblée nationale » si l’opinion ouvre les yeux sur les détails diaboliques de ce texte.
Voici la vidéo de l’entretien :




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