J’imagine que vous êtes sans doute très nombreux à ne pas connaître le nom d’Anne-Laure Bonnel.
Cette jeune femme journaliste, reporter sur le terrain, a été totalement stigmatisée puis censurée par les grands médias après les reportages qu’elle avait faits sur le Donbas avant et après l’invasion russe.
En 2016, 6 ans avant l’invasion russe, Anne-Laure Bonnel publie le film documentaire Donbass réalisé en 2015 alors que des combats ont lieu entre des séparatistes russophones et l’armée ukrainienne.
Elle a été traitée d’agent pro-russe pour avoir diffusé des informations sur la situation réelle au Donbas qui allait à l’encontre de la propagande pro-Ukraine et anti-Poutine, de Macron, du gouvernement français et des grands médias.
Il suffit de lire l’introduction de pure propagande mensongère de sa page Wikipedia :
Anne-Laure Bonnel est une propagandiste et reporter de guerre française. Elle se fait connaître dans le cadre de la guerre russo-ukrainienne en relayant des éléments de la propagande russe ainsi qu’en contribuant à la diffusion de fausses informations.
Aujourd’hui, elle est rejointe par quelques personnalités courageuses qui osent se lever et aller à contre-courant de la pensée dominante. Il faut citer Emmanuel Todd, Pierre Lellouche et Luc Ferry.
Tout quatre rappelle une réalité objectives rejetée par les médias :
La guerre en Ukraine n’a pas commencé en 2022 avec l’entrée des chars russes en Ukraine, mais avec les bombardements du Donbas par les forces ukrainiennes.
L’occasion m’est donnée, aujourd’hui, de rendre hommage à Anne-Laure Bonnel en relayant le tweet qu’elle vient de publier :
Depuis 2022, on me reproche d’avoir cité un chiffre contesté, d’avoir exagéré, d’avoir « pris parti ». Je veux remettre les choses au clair.
Le chiffre de 14 000 morts dans le Donbass n’est pas le mien : c’est celui de l’ONU. Pendant sept ans, ce bilan a été repris sans réserve par toutes les grandes rédactions internationales, AFP, Reuters, BBC, AP, Le Monde, et constituait la référence institutionnelle utilisée dans les dépêches et rapports diplomatiques.
Quand je l’emploie en 2022, je ne fais que suivre la règle élémentaire du journalisme : s’appuyer sur la source la plus solide et la moins contestable disponible.
L’ONU n’a jamais présenté ce chiffre comme séparant civils et militaires. Ce n’était pas un secret : c’était simplement un fait technique accessible à ceux qui lisent les rapports dans leur intégralité.
Ce qui a changé, ce n’est pas la donnée. C’est le climat stratégique, et la manière dont certains ont choisi de l’interpréter après coup.
Je refuse qu’on réécrive la méthodologie pour me transformer en variable d’ajustement. La rigueur ne se juge pas à l’aune des émotions du moment, ni des alignements géopolitiques. Elle se juge au respect des sources, à la cohérence du travail et à la constance dans la méthode.
La vérité, sur un champ de bataille informationnel, n’avance jamais intacte. Mais je revendique d’avoir fait ce que tout journaliste sérieux doit faire : m’appuyer sur des données vérifiées, au moment où elles étaient considérées comme fiables par tous les acteurs.
Pour ceux qui doutent encore, consultez ces articles et jugez par vous-mêmes :
– Échanges de prisonniers entre Kiev et les séparatistes
– Non-respect du cessez-le-feu de 2020
Regardez les sources.
Jugez par vous-mêmes.
Anne-Laure Bonnel sur X.




Suivre @ChrisBalboa78



