Je me rends compte en discutant avec mon entourage, famille, voisins, membres d’associations, rencontres inopinées, etc, qu’il y a en France deux sortes de citoyens.
Il y a ceux qui s’informent uniquement par la radio et la télévision et ceux qui le font aussi sur les réseaux sociaux.
Et ces deux groupes sont fortement décalés sur le plan de l’information, donc de leurs opinions sur la politique nationale et internationale et donc de leurs votes.
Par exemple, à ma grande surprise, j’ai découvert que l’affaire jean-Michel Trogneux était totalement ignorée d’une majorité des membres de mon club de pétanque.
Ça n’est pas très grave me direz-vous ! Certes, mais savoir que notre président, à qui on a confié le bouton nucléaire, se fait siffler dans un avion par un trans, ne laisse de m’inquiéter !
Plus sérieusement, je vois les dégâts que fait la propagande du pouvoir relayée complaisamment par les grands médias. Une partie importante des Français considère que le risque de voir les chars russes entrer en France est réel.
Je vois également autour de moi les résultats de la censure opérée par les grands médias sur certains sujets. Une minorité seulement de Français sont conscients des effets secondaires des vaccins anti-covid et n’ont jamais entendu parler de la surmortalité post-vaccinale observée dans de nombreux pays.
Oui, il faudra que les médias rendent des compte, notamment pour leur attitude pendant le covid ! Car, n’y a t-il pas, aujourd’hui, non-assistance à personnes en danger (au pluriel !) quand on ne les informe pas d’un danger alors qu’on relance une campagne de vaccination ?
Pour assainir la profession, il faudra d’abord supprimer toute subvention publique à la presse. On pourrait remplacer cette subvention par une somme donnée à chaque Français par l’Etat, charge à lui, de redonner cette somme aux médias de son choix !
On pourrait faire la même chose pour les syndicats !
En attendant, il faut vivre avec les médias tels qu’ils sont et s’informer aussi sur les réseaux sociaux.
Voici un tweet très critique pour les médias de Médias Citoyens, un collectif oeuvrant pour promouvoir des médias responsables, intègres et non populistes.
Je n’adhère pas à tous les propos tenus ici mais le texte pointe pas mal de vérités sur l’état des médias aujourd’hui.
En France, des médias toujours plus racoleurs
Le niveau de bassesse, de racolage et de médiocrité atteint par les médias français au cours des dernières mois devrait nous interpeller, voire nous inquiéter, tant il constitue un formidable accélérateur pour les populismes et les extrêmes à l’approche des prochaines échéances électorales. À force de confondre information et divertissement, indignation et analyse, émotion brute et compréhension du réel, une large partie du paysage médiatique participe activement à l’appauvrissement du débat public et à la désaffiliation démocratique.
Des JT bas du casque
Le 20 heures de France 2 a considérablement perdu en qualité depuis 2017 et le départ forcé de David Pujadas. Devenu un empilement de faits divers, de catastrophes climatiques montées en boucle et de micro-trottoirs insignifiants, le rendez-vous informationnel quotidien a troqué l’exigence journalistique contre des études marketing supposées livrer « ce que les Français veulent voir ». Résultat : une actualité étriquée, basse de plafond, qui n’éclaire plus l’état du monde, ou alors à la marge. Cette semaine encore, quatre minutes – soit à peine 1,6 % du temps global – consacrées aux événements historiques en Iran, contre quarante-cinq minutes sur la neige et le verglas. Trois minutes sur l’actualité de l’Union européenne, contre trente-cinq minutes sur une tempête hivernale traversant l’ouest du pays. Une honte de service public !
Des éditorialistes véhéments
Inutile de s’attarder sur les interventions d’un Jean-Michel Aphatie, dont la fonction principale au sein de Quotidien (TMC) consiste à écoeurer les jeunes générations de la chose politique, de discréditer systématiquement ses représentants et de souiller, jour après jour, la figure du chef de l’État avec une obsession confinant à la pathologie clinique. En quarante ans de carrière, cet homme aura surtout contribué au dégoût des Français pour la démocratie représentative ; il en est l’un des grands fossoyeurs médiatiques. Mais il n’est qu’une métastase parmi d’autres d’un cancer plus généralisé : celui de commentateurs politiques toujours plus stupides, plus violents, plus outranciers. L’un (Domenach) compare le chef de l’État à un empereur romain sanguinaire ; il est aussitôt invité sur des plateaux qui crient au génie (C à vous sur France 5 et matinale de France Inter) ; l’autre (Polony) massacre l’Union européenne et la vie politique française à chacune de ses interventions, encouragée par un présentateur complaisant et vassalisé (Snegaroff dans l’affligeant Grand débat hebdomadaire sur France Inter). Une troisième (Saporta) fait du bashing des élites son nauséabond fonds de commerce chaque matin sur RTL.
Le triomphe de l’émotion contre la raison
Ce qui frappe, au-delà des personnes et de leur cynisme respectif, c’est la logique systémique à l’œuvre : la victoire totale de l’émotion sur la raison. L’information est désormais pensée comme un flux anxiogène destiné à capter l’attention, à provoquer des réactions viscérales et à maintenir le téléspectateur dans un état de tension permanente. La complexité est bannie, le temps long évacué, l’analyse rendue suspecte. Dans ce climat, le fait devient accessoire, le contexte superflu, et le récit simplificateur règne en maître. Les médias ne décrivent plus le monde : ils le caricaturent, l’excitent, l’abrutissent. Le soutien unanime des rédactions au combat des agriculteurs contre le Mercosur, mélange de désinformation (très peu de commentateurs maitrisent ce dossier complexe), de démagogie et d’ignorance crasse, en est l’une des dernières expressions ; certains médias – y compris de gauche – allant jusqu’à encourager les agissements délictuels de la Coordination Rurale, réputée proche du RN, dès lors que leur combat peut nuire à l’exécutif.
Une fabrique à défiance démocratique
En procédant ainsi, ces médias indigents, moutonniers et irresponsables ne se contentent pas de mal informer : ils fabriquent activement de la défiance. Défiance envers les institutions, envers les responsables politiques, envers l’idée même d’un débat rationnel et contradictoire. Chaque caricature, chaque indignation feinte, chaque polémique stérile alimente le sentiment que « tout se vaut », que « tous sont pourris », que la démocratie n’est qu’un théâtre d’ombres. Sur ce terreau prospèrent naturellement les discours simplistes, autoritaires et extrémistes, auxquels il ne reste plus qu’à se présenter comme une prétendue alternative « anti-système », débarrassée de toute complexité et de toute exigence démocratique.
Médias Citoyens.




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