Je n’aimerais pas être un homme de gauche …

Publié par le 6 Jan, 2026 dans Blog | 0 commentaire

Je n’aimerais pas être un homme de gauche …

Non, je n’aimerais pas être un ouvrier ou un employé de gauche, car je me demanderais pourquoi les partis de gauche français m’ont abandonné et ne s’intéressent plus à moi, parce que je ne suis, ni racisé ni homosexuel !

Je n’aimerais pas non plus être une femme de gauche (blanche) car je me sentirais ignorée par la presse de gauche si j’étais harcelée ou violée par un migrant !

Si j’étais un Vénézuélien, je désespèrerais de voir la presse de gauche et la France Insoumise de Jean-Luc Mélenchon ne pas saluer la chute du dictateur qui a ruiné mon pays et, au contraire, exiger son retour immédiat à Caracas !

Si j’étais Iranien ou pire encore Iranienne, je serais furieux de constater que la gauche française ne me soutienne pas sous prétexte qu’on ne critique pas un régime islamiste !

Boulevard Voltaire pense comme moi dans cet article, qui propose une revue d’une presse de gauche toujours aussi partisane :

Vénézuéliens, Iraniens : ces peuples qui
n’intéressent pas la gauche française

Évidemment, Mélenchon a redit son soutien à Maduro.

Si, selon le célèbre mot de De Gaulle :

il y a un pacte vingt fois séculaire entre la grandeur de la France et la liberté du monde,

il y en a un autre, diabolique, entre la gauche française et les dictatures communistes ou islamiques. Marie Delarue comme Gabrielle Cluzel ont régulièrement rappelé, dans Boulevard Voltaire, l’enthousiasme de la gauche politique et intellectuelle française pour la révolution iranienne de 1979 – Sartre et Michel Foucault en tête. Les événements qui secouent l’Iran mais aussi le Venezuela, ces derniers jours, montrent une gauche française toujours droguée à l’idéologie totalitaire.

LFI et l’Iran : en lutte contre la vie chère, comme Intermarché !

Sur l’Iran, ceux qui, depuis deux ans, ne juraient que par « Free Palestine » ont été très modérés dans leur soutien aux révoltes en Iran, les résumant pudiquement à des manifestations « contre la vie chère », parodiant le slogan d’une célèbre enseigne ! Sur les réseaux sociaux, de nombreux internautes ont épinglé les messages des caciques LFI aveugles aux revendications des Iraniens et des Iraniennes, autant économiques que dirigées contre le régime des mollahs, l’oppression.

D’autres observateurs ont dénoncé le retard à l’allumage de la presse française à rendre compte du soulèvement populaire en Iran.

Même France Info a été pris en flagrant délit de reductio ad Intermarchum dans un tweet d’abord titré « Six personnes sont mortes en Iran dans les manifestations contre la vie chère », avant que le « contre la vie chère » soit effacé le lendemain. Pour ceux qui douteraient encore de l’orientation à gauche des médias publics…

Venezuela : source d’inspiration pour Mélenchon et la gauche

Mais évidemment, c’est la spectaculaire opération spéciale contre Maduro au Venezuela, lancée par Trump samedi, qui a permis à nouveau à la gauche de montrer son vrai visage. Sous couvert de souverainisme et d’anti-américanisme, le soutien enthousiaste à la dictature Chavez-Maduro, marque de fabrique du mélenchonnisme, a inspiré à Mathilde Panot un appel à un rassemblement à Paris, où l’on a brûlé un drapeau américain, comme il se doit quand on est piloté par un logiciel brejnévien…

Évidemment, Mélenchon a, lors de ce rassemblement, redit son soutien à Maduro. Sans un mot pour les millions de Vénézuéliens exilés, les opposants emprisonnés, le désastre économique, les élections truquées de 2024… D’ailleurs, nombreux ont été les Vénézuéliens, depuis dix ans, à fuir le régime et les derniers chiffres de l’asile tombés ces jours-ci indiquaient que cette immigration était en forte progression en Europe, dans un contexte général de baisse : près de 90.000 Vénézuéliens (+24 %) qui ont choisi l’Espagne pour des raisons linguistiques. Mais en France, avec notre gauche madurisée, on préfère sans doute les Algériens, les Congolais, les Afghans…Alors que ces diasporas vénézuéliennes célébraient la chute de Maduro à Madrid, et le peuple à Caracas, la gauche française persistait dans ses attachements totalitaires. Et évidemment, LFI n’a pas eu le temps d’organiser une manifestation de soutien au peuple iranien qui veut se défaire des mollahs et du voile islamique… La maison Mélenchon s’effondre un peu partout dans le monde, et notamment dans cette Amérique du Sud qu’elle fantasme bolivarienne, mais qui, de l’Argentine au Chili et maintenant au Venezuela, se veut résolument afueriste. Et chez nous, à quand l’afuera de la gauche ?

Frédéric Sirgant pour Boulevard Voltaire.

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