Les juges ont pris le pouvoir !
Et pour exercer leur hégémonie, ils ont érigé, face aux pouvoirs exécutif et législatif, cinq murailles :
– La Cour de cassation,
– Le Conseil d’Etat,
– Le Conseil constitutionnel,
– La Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH),
– La cour de Justice de l’Union européenne (CJUE).
Et ces murailles sont reliées par des passerelles par lesquelles s’échangent les jurisprudences qui les renforcent mutuellement au détriment du peuple.
Cela serait acceptable, puisque c’est validé par des textes approuvés démocratiquement, si toutes ces juridictions étaient irréprochables sur le plan de l’indépendance et de l’impartialité.
Mais c’est loin d’être le cas avec des instances judiciaires polluées par des nominations de complaisance purement politiques et largement gangrénées par le progressisme, et souvent même par le wokisme.
Les exemples fourmillent et ils ont inspiré nombre d’articles dans ce blog.
Mais le plus scandaleux, c’est que la Justice, en contrant les décisions ou les lois des gouvernements, va souvent à l’encontre de la volonté du peuple.
C’est particulièrement vrai dans le domaine de l’immigration où le Conseil constitutionnel imprime une véritable dictature pro-immigration des juges sur l’exécutif.
Et voici que le Conseil d’Etat vient de s’en prendre à un bien symbolique et très précieux de la France … la langue française.
C’est un édito de la brillante Eugénie Bastié qui nous dévoile cette pénible affaire. Voici d’abord le verbatim de l’édito suivi de sa vidéo :
Le Conseil d’Etat contre la langue française
Le Conseil d’État a attendu le dernier jour de l’année 2025, le 31 décembre, donc en pleine trêve des confiseurs, pour faire un joli cadeau aux amoureux de la langue française en légitimant l’usage de l’écriture inclusive. La haute cour avait été saisie par une association de défense de la francophonie à propos de plaques commémoratives, posées par la mairie de Paris, en hommage aux conseillers de Paris ayant effectué plus de 25 ans de mandat.
Les plaques avaient été regravées en écriture inclusive avec les termes conseiller.e.s, président.e.s. Alors, faute de pouvoir renommer la tombe du soldat inconnu en soldate inconnu, ou de rajouter femme après aux grands hommes la patrie reconnaissante sur la frise du Panthéon, et en attendant de rajouter le nom de femme scientifique sur la Tour Eiffel, Anne Hidalgo a donc fait graver en lettres d’or l’aberration grammaticale de l’écriture inclusive sur nos bâtiments. Le Conseil d’État vient de juger que ce charabia progressiste était du français. C’est pas un point médian sur une plaque de la mairie de Paris qui va faire vaciller la langue française tout de même.
Écoutez, je sais que le combat pour l’écriture inclusive peut sembler secondaire en des temps si tragiques, mais il n’a rien d’anecdotique, il est civilisationnel. La langue française est un trésor en péril et il faut se battre pied à pied pour la protéger des folies déconstructivistes qui s’installent au cœur de nos institutions. L’écriture inclusive méconnaît la structure profonde du français, pour qui le masculin sert de genre neutre, non marqué au pluriel.
Elle ajoute de la complexité et de l’illisibilité à une langue française qui se caractérise par son élégance et sa limpidité. Elle est une imposition par la force de l’ingénierie sociale progressiste qui prétend rééduquer les gens à l’égalité homme-femme jusque dans le langage. Elle révèle immédiatement à celui qui la lit l’origine politique de l’auteur du texte et rompt ainsi avec la neutralité des institutions.
C’est cette dernière hypothèse que le Conseil d’Etat a révoquée puisqu’il a estimé que l’usage de l’écriture inclusive ne saurait être regardé comme une prise de position politique ou idéologique. De qui se moque-t-on ? Si l’écriture inclusive n’est pas politique, pourquoi l’utiliser ? Selon ses partisans, elle a précisément pour objet de rééduquer les esprits, comme si le laboratoire wokiste qu’est devenue la mairie de Paris faisait juste ça pour faire joli. Bien sûr que c’est de l’idéologie pure.
Mais le Conseil d’Etat ne peut statuer autrement en l’absence de loi qui interdirait l’écriture inclusive ? C’est ce qu’on appelle l’état de droit. Oui, c’est vrai. En 2017, le Premier ministre Edouard Philippe avait prohibé l’usage de l’écriture inclusive dans les textes administratifs de l’Etat, ce qui avait quelque peu freiné son usage.
Celui-ci s’est développé dans les universités, les maisons d’édition et tout l’écosystème de la gauche culturelle Par cette décision, le Conseil d’Etat donne licence aux collectivités locales de répandre l’écriture inclusive alors même que l’Etat se l’interdit. L’état de droit a bon dos.
Depuis des années, la jurisprudence de la plus haute juridiction administrative française est orientée dans le sens d’une sanctification du progressisme et des droits individuels.
En voilà une preuve de plus. On savait que le Conseil d’Etat donnait des droits aux voyous. On sait désormais qu’il en donne aux délinquants de la grammaire.
Il ne protège ni les Français, ni la langue française.
Eugenie Bastié pour Europe1.
Et voici la vidéo correspondante :
« Le Conseil d’Etat contre la langue française »
➡️ Écoutez la signature d’@EugenieBastie sur #Europe1 #Europe1Matin pic.twitter.com/6TmprMT2eA
— Europe 1 (@Europe1) January 7, 2026




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