La gauche, outrée d’avoir perdu la bataille culturelle

Publié par le 3 Fév, 2026 dans Blog | 0 commentaire

La gauche, outrée d’avoir perdu la bataille culturelle

C’est sans doute ce qui est le plus douloureux pour la gauche, constater que la majorité des Français ne pense plus comme elle.

Après mai 68 et six décennies d’hégémonie durant lesquelles la plupart des grands médias et le monde de la culture ont déroulé, en toute liberté, leur propagande, le récit de la gauche n’imprime plus !

Attention, pour l’instant, ce n’est que dans les têtes des Français que la bataille a été perdue. Dans les faits, la gauche reste puissante institutionnellement avec des bastions que la droite va devoir abattre pour s’imposer.

C’est bien sûr le service public de l’audiovisuel dont l’arrogant penchant gauchiste est en train d’être dévoilé actuellement au grand jour par le fantastique député Charles Alloncle, rapporteur de cette commission d’enquête qui insupporte tant la gauche.

C’est aussi le monde culturel qui sait se mobiliser pour le jeune Nahel mais qui reste impassible devant la violence des jeunes issus de l’immigration.

C’est enfin les médias qui ont manqué à toute déontologie en relayant complaisamment la propagande du pouvoir macronien durant le covid et qui juge la guerre en Ukraine et les actions de Donald Trump au travers de leur prisme progressiste déformant.

Revenons à la culture avec cet article de Boulevard Voltaire :

Politique culturelle : les Français font plus
confiance au RN qu’à la gauche. « Glaçant » …

C’est bien le RN qui remporte les suffrages, avec 18 % d’opinions positives. Les partis de gauche sont enfoncés.

Pour son numéro 500, Beaux Arts Magazine a fait réaliser une enquête d’où il ressort qu’entre « les Français et l’art », c’est « l’amour fou ». Ce n’est pourtant pas ce que disent les chiffres du sondage Ipsos/BVA !

L’introduction est alarmante, le ton inquiétant :

À l’heure des coupes budgétaires drastiques et des attaques politiques contre le principe même du soutien à la culture et contre la liberté de création, quel rapport la population française entretient-elle avec l’art ?

s’interroge Beaux Arts Magazine.

Qui sont donc ces politiques qui attaquent la liberté de création et son soutien par l’État ? On ne le dit pas. Seulement que les résultats de cette enquête vont « à rebours de nombreuses idées reçues ». Pas faux.

Les Français amoureux de l’art contemporain. Vraiment ?

La grande découverte, celle qui fait la une du magazine :

c’est que « n’en déplaise aux esprits chagrins, les Français aiment profondément l’art, même le plus contemporain ! 

La preuve : les arts visuels arrivent en tête et la photo en premier (45 %), devant la peinture (40 %) et le dessin (26 %). Toutefois, c’est « la mode » (sic) qui passe en premier chez les plus jeunes. On aimerait savoir quelles questions ont été posées, de quoi l’on parle au juste. Mystère. On sait seulement que les sondés ont eu à se prononcer sur « une liste restreinte de noms ». On ne s’étonnera donc pas que sortent les têtes d’affiche : Vinci, Van Gogh, Monet et Picasso. Le premier artiste vivant de ce classement est l’Anglais Banksy, et les Français comme Sophie Calle et Daniel Buren sont bons derniers.

Pourtant, on nous assure que « 64 % des Français apprécient l’art contemporain », surtout les urbains et les catégories socioprofessionnelles les plus diplômées. Qu’on se rassure : les habitants « des communes rurales » et « les ouvriers » s’y intéressent aussi fortement. Mais à quoi s’intéressent-ils, exactement ? Mystère, là encore, d’autant que si les sondés ont répondu préférer « l’art contemporain (après 1960) à la Renaissance ou l’impressionnisme », ils sont 32 % à répondre qu’ils « n’en savent pas assez pour se prononcer », et surtout 62 % à avouer « ne pas comprendre l’art contemporain ». Ce que Beaux Arts conclut par une pirouette : « L’amour est parfois aveugle… »

Aveugles, peut-être, mais pas idiots !

Aveugles, peut-être, mais pas idiots ! Pour qui croise quotidiennement le public des galeries et des ateliers, il est évident que les gens, dans leur très grande majorité, s’arrêtent sur ce qui leur procure une émotion, et de préférence une émotion positive. Ils détestent le discours fumeux qui accompagne l’art conceptuel, tous les machins subventionnés, les tas d’ordures ou de gravats, les vidéos de chats écrasés, les escargots sur des bouts de moquette, les oranges pourries, les excréments en conserve et les pyramides de papier toilette… ces « créations » prétendument subversives alors qu’elles sont depuis des décennies le plus vide des conformismes.

Les amateurs d’art aiment « le travail ». Ils aiment dans l’œuvre ce qu’ils ne feront jamais et qui les touche au plus profond d’eux-mêmes, comme les sublimes grottes et forêts de carton d’Eva Jospin1 ou les milliers de poissons de verre de Marcovillle2.

L’enquête le confirme : 55 % des personnes interrogées attendent d’une œuvre qu’elle leur procure joie et bonheur. La majorité disent ainsi avoir eu leur « dernier coup de cœur » dans un musée. Quant à la « pratique culturelle » la plus répandue en 2025, il s’est agi de la visite d’un monument.

Surtout pas la gauche

La vraie révélation de cette enquête, celle qui ne figure évidemment pas en une, c’est le coup de tonnerre politique. En effet, à la question « En quel parti avez-vous le plus confiance pour mener une politique culturelle », si 28 % ne savent pas se prononcer, c’est bien le RN qui remporte les suffrages, avec 18 % d’opinions positives. Les partis de gauche sont enfoncés : 3 % pour le PC, 5 % pour les Verts, 7 % pour Mélenchon et 8 % pour le PS. Une vraie déconfiture, sachant qu’un précédent sondage, en 2000, accordait toute confiance au PS (25 %) et seulement 2 % au Front national.

Une horreur pour Beaux-Arts Magazine, qui aurait bien aimé pouvoir se dispenser de publier un tel résultat. D’où la conclusion :

Le RN, ce parti sans réel projet en la matière – au-delà de la seule défense identitaire du patrimoine – et qui n’a de cesse d’attaquer la culture et ses financements, quitte à menacer la liberté de pensée et de création. Glaçant.

On dirait plutôt panique à bord, et c’est assez réjouissant.

(1) Grotesco, au Grand Palais, à Paris. Jusqu’au 15 mars 2026

(2) Lumières célestes, dans la cathédrale de la Major, à Marseille. Jusqu’au 10 mars 2026

Marie Delarue pour Boulevard Voltaire.

Merci de tweeter cet article :





 

Laissez une réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *