Rien n’est plus dangereux qu’une belle idée !
Prenez l’idée initiale du communisme ! Qui peut s’opposer à la belle idée de l’égalité et de la défense des démunis ?
Personne, évidemment ! Sauf qu’au résultat, en URSS, en Chine et au Cambodge, on a 100 millions de morts !
Pour l’instant, le bilan du progressisme et du wokisme n’en est pas là mais notre civilisation est en danger de mort !
Macron vient ne nous sortir une nouvelle très belle idée ! Protéger les jeunes du danger réel des réseaux sociaux en en interdisant l’accès avant l’âge de 15 ans !
Mais, voila, pour empêcher les jeunes de se connecter à Instagram ou TikTok, c’est toute la population qui va devoir se plier à un contrôle de son âge !
C’est donc une avancée vers l’identité numérique – que prépare activement Bruxelles ! – et une porte d’entrée vers un contrôle social à la chinoise !
C’est l’objet de l’entretien qu’ont donné Marc‑Gabriel Draghi et Amélie Ismaïli à la Gazette du tocsin :
Interdiction des réseaux sociaux aux -15 ans :
bienvenue dans le totalitarisme numérique !
Ne croyez pas le discours officiel qui vante, au travers de cette loi, la protection des mineurs. Le fait est qu’à partir de septembre, l’ensemble de la population française devra se soumettre à l’identité numérique pour accéder aux réseaux sociaux. Concrètement, la loi française sur l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans consiste en une obligation de « vérification réelle de l’âge », avec des sanctions financières pour les plateformes qui ne s’y plieraient pas. Marc‑Gabriel Draghi en résume ainsi la logique : « Pour aller se connecter à vos plateformes préférées, on vous demandera de passer par le système de la EID, c’est‑à‑dire de générer votre carte d’identité dans votre portefeuille numérique. » Dans les textes, on nous promet une « identité sûre, fiable et interopérable » pour simplifier notre vie numérique ; dans les faits, on standardise un dispositif qui lie chaque geste en ligne à un profil administratif reconnu et tracé.
Ce deuxième étage de la fusée, Marc‑Gabriel Draghi le présente comme « catastrophique ». Il rappelle qu’un règlement a déjà été adopté à Bruxelles : le cadre européen de l’identité numérique, inscrit dans le règlement (UE) 2024/1183, entré en vigueur en mai 2024, qui impose à chaque État membre de fournir au moins un « EU Digital Identity Wallet » (ou portefeuille numérique) à tous ses citoyens d’ici fin 2026. Ce portefeuille numérique – sur smartphone – permettra de prouver son identité, son âge, ses droits (permis de conduire, couverture sociale, diplômes, etc.) dans tous les pays de l’UE, auprès des administrations, mais aussi des grandes plateformes et de secteurs privés jugés « critiques » comme les banques, les télécoms ou les transports.
Ce qui inquiète nos invités, c’est que cette architecture européenne ne sort pas de nulle part : elle s’inscrit dans un agenda mondialiste assumé par les grandes institutions financières et les forums de gouvernance globale. Depuis des années, des organisations comme la Banque mondiale et le Forum économique mondial appellent à déployer massivement des systèmes d’identité numérique, présentés comme la solution à un « défi global de l’identité » pour fluidifier les services, lutter contre la fraude et mieux cibler les politiques publiques. Klaus Schwab lui‑même rêvait, il y a quelques années, de « fusionner l’identité physique et l’identité numérique ». Marc‑Gabriel Draghi vous prévient : « L’identité numérique, c’est l’élément de base du protocole de la grande numérisation et ça va ouvrir après la possibilité de déployer les monnaies numériques de banque centrale. » Autrement dit, le portefeuille d’identité n’est pas une fin en soi : c’est le socle technique d’un futur où votre identité, votre argent, vos droits sociaux et votre réputation se retrouvent encapsulés dans le même écosystème interconnecté.
Ce qui se met en place est ainsi le chaînon manquant entre notre identité civile, notre vie numérique et un agenda beaucoup plus large de gouvernance par les données. Amélie Ismaïli va encore plus loin en liant ce portefeuille numérique aux questions de liberté d’expression, soit exactement ce que confirme aujourd’hui la Commission européenne, qui explique que les outils de vérification d’âge sur les réseaux sociaux doivent s’inscrire dans le cadre du Digital Services Act et des futurs « outils européens » de contrôle des utilisateurs.
Et c’est là qu’on arrive à la partie la plus dérangeante, celle qui touche à votre vie quotidienne. Draghi décrit ce qui se profile si l’on suit la logique jusqu’au bout : « C’est une reconfiguration d’Internet. L’État va être en capacité de connaître vos moindres faits et gestes sur le monde numérique. » Une fois que vos identifiants, vos documents, vos moyens de paiement, vos remboursements de santé et vos accès à tel ou tel service passent par le même wallet, les mesures de rétorsion deviennent d’une simplicité technique inédite : dans un scénario de crise sanitaire, de crise énergétique ou de « lutte contre la désinformation », il suffira de conditionner l’accès à certains droits (un prêt, un abonnement, un déplacement, une plateforme) à des critères de conformité – vaccinale, écologique, politique – intégrés au système. D’où l’alerte glaçante d’Amélie Ismaïli en fin d’émission : « L’identité numérique permet à terme l’adoption du crédit social. »
Cela, aucun parti politique français présent hier soir à l’Assemblée nationale ne semble en avoir pris conscience, alors qu’à peine un an nous sépare de l’élection présidentielle la plus importante de l’histoire de la Ve République.
Voici la vidéo de l’entretien :




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