Malgré l’attaque scandaleuse de Yael Braun-Pivet, malgré les sabotages de son président de commission, malgré la tribune d’un collectif d’intellectuels, de journalistes et d’acteurs du monde de la culture, Charles Alloncle poursuit imperturbablement sa tâche de nettoyage des écuries d’Augias de cet audiovisuel public entièrement sclérosé.
Depuis que François Mitterrand lui avait donné les clefs de la Maison de la radio, la gauche et surtout les socialistes se sont enkystés dans l’audiovisuel public comme une annexe de l’ancien siège du PS, rue de Solférino !
Voila donc 45 ans que la gauche règne en maitre à Radiofrance et à France Télévisions. La directrice de France Inter n’hésite pas à proclamer qu’elle dirige une radio progressiste en contradiction avec le pluralisme requis par son cahier des charges.
Alors ça déstabilise totalement la gauche quand ça n’est plus elle qui maltraite ses interlocuteurs de droite mais quand un député assimile RN lui demande des comptes.
Alors elle mobilise ses artistes biberonnés aux subventions et ses rares intellectuels pour dénoncer « les méthodes employées par le député Charles Alloncle lors des auditions de responsable de l’audiovisuel public ».
Voici une interview proposée par la Gazette du tocsin qui pointe tout ce que révèle les auditions de Charles Alloncle (texte puis vidéo) :
La terreur règne à France Télévision
Eric Morillot / Michel Goldstein
Michel Goldstein et Éric Morillot dévoilent l’envers du décor : dérives financières, entre-soi, ingérences étrangères, pantouflage et censure politique. Une plongée explosive au cœur d’une commission qui met à nu les failles et les compromissions de l’audiovisuel public.
Rarement une commission d’enquête parlementaire aura mis à nu autant de dérives. Salaires exorbitants, arrangements entre amis, opacité des nominations, militantisme assumé … jusqu’au traitement lunaire de l’affaire Epstein.
Charles Alloncle, devenu l’homme à abattre, fait vaciller un système qui serre les rangs pour protéger une caste arc-boutée à ses privilèges.
En coulisses, la commission dérange au point que l’on cherche à neutraliser le rapporteur en esquivant ses questions. Michel Goldstein lui rend hommage. Il salue :
un rapporteur qui fait son travail, vraiment en profondeur et qui a tout le monde contre lui », à commencer par le président de la commission, Jérémie Patrier-Leitus, lui-même ancien administrateur de France Télévisions.
Non qu’il soit incompétent, mais, puisqu’« Édouard Philippe est candidat en 2027 », il « ne veut pas se fâcher avec le service public ». Comme souvent, ceux qui cherchent la vérité sont accusés de complotisme. Un journaliste de France Télévisions s’autorise à décréter :
Éric Zemmour, chez nous, à France Télévisions, non.
Treize millions de Français votent RN, sans forcément avoir droit d’entendre leurs représentants sur la chaîne qu’ils financent.
Toute honte bue, Léa Salamé justifie son double salaire pour se prémunir d’un rachat de « Quelle époque ? » par « une société russe », agitant le spectre des « ingérences russes » jusque dans les talk-shows. Éric Morillot ironise :
Les Russes n’en ont rien à foutre de Léa Salamé (…) ni de Quelle époque,
rappelant que la vraie question concerne Mediawan et ses actionnaires. Selon le rapporteur, un fonds américain (KKR) serait devenu quasi majoritaire, ce qui signifierait que « l’argent public sert à faire remonter des dividendes à des Américains ». Les « pistes » russes font la une, tandis que l’hypothèse d’une capture financière du service public reste enfouie derrière une opacité « totale ».
Lunaire encore, Aurélie Filippetti. L’ancienne ministre de la Culture affirme que « le service public audiovisuel est une fierté nationale », alors que la maison affiche 80 millions d’euros de déficit et –40 millions de pertes nettes. Delphine Ernotte est pourtant félicitée pour sa gestion. Comme le résume Michel Goldstein, France Télévisions est « au bord du gouffre ».
Enfin, nos invités démontent la fiction d’un service public désintéressé. Le rapporteur affirme que « Nagui est la personne qui s’est le plus enrichie grâce à l’argent public ces dix dernières années », ce qu’Éric Morillot juge « purement factuel ». Il a gagné beaucoup, voire « énormément », parce qu’un système l’y a autorisé. Michel Goldstein pose une évidence :
Ou l’on est salarié, ou l’on produit, mais pas les deux, rappelant le scandale des animateurs-producteurs sous Elkabbach. Il cite des cas de pantouflage, tandis que France Télévisions confie toujours plus de programmes à des sociétés privées en expliquant que ses salariés coûtent trop cher.
Bref, un système à bout de souffle, fondé sur l’entre-soi, les arrangements financiers, les narratifs idéologiques et la disqualification pavlovienne des voix critiques. À ceci près qu’ici, la bombe est au cœur de l’information en France. Avec des figures comme Éric Morillot attaquant France Télévisions et Conspiracy Watch, et pouvant dire : « Si je gagne, j’ai gagné ; si je perds, j’ai aussi gagné », la jurisprudence ouvrira un espace nouveau aux médias alternatifs.
Et c’est dans ce décalage entre studios en carton et sièges feutrés que se joue, en silence, la vraie redistribution des cartes médiatiques.
La Gazette du tocsin.
Et voici la vidéo de l’interview :




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