Il y a quelques mois, un black-out a privé d’électricité pendant plusieurs heures l’Espagne, le Portugal et une partie du sud de la France .
Ce jour-là, la France, constatant l’instabilité inquiétante du réseau espagnol, qui menaçait d’emporter tout le réseau énergétique européen, décida de couper le lien le reliant au réseau espagnol.
Quelques jours auparavant le premier ministre socialiste espagnol fanfaronnait en clamant que son pays était alimenté à 100 % par les énergies renouvelables.
Ce même premier ministre espagnol a demandé une enquête sur les causes de ce black-out mais a interdit que l’on recherche du côté des énergies renouvelables !
De nombreux spécialistes des réseaux électriques ont pourtant pointé, comme cause de la panne, la trop grande part dans le mix énergétique des énergies renouvelables intermittentes par nature et donc instables.
En France aussi, le pouvoir macroniste s’assure qu’aucune voix officielle ne vienne donner des arguments aux adversaires du développement des éoliennes.
C’est le cas d’un rapport de RTE dont le gouvernement ne souhaiterait pas qu’il soit publié alors que la signature de la PPE3 est toujours sur la sellette.
Ce rapport indique que l’instabilité des énergies renouvelables entraine la nécessité de moduler en permanence la puissance délivrée par les centrales nucléaires, modulation qui serait néfaste à leur fonctionnement et à leur longévité.
Voici le tweet de Documentaire et Vérité qui révèle se nouveau scandale de la Macronie.
Ce tweet reprend en le traduisant un article du site spécialisé dans l’énergie électrique MontelNews.
Nous sommes en plein vaudeville. EDF commande un rapport technique pour comprendre ce que la modulation fait réellement à son parc nucléaire.
RTE publie, presque simultanément, des chiffres montrant que cette modulation va exploser dans les années à venir. L’État, lui, observe la situation avec inquiétude, surtout parce que tout cela tombe au pire moment politique, juste avant publication de l’autre arlésienne électrique, cette si fameuse PPE 3 …
Montel cite une source annonçant que le rapport contient :
plein de petites phrases qui peuvent être instrumentalisées pour expliquer que la modulation est très grave, que c’est la faute des renouvelables.
Le président d’EDF affirme vouloir le publier, mais précise dans la même phrase que le document, pourtant attendu pour la fin de l’année dernière, n’est toujours pas finalisé, et qu’il faudra encore « des semaines ».
Dans ce vaudeville, on promet la vérité tout en repoussant sans cesse le moment de la dire ...
Le mois dernier, RTE a pourtant déjà largement éventé l’intrigue, en annonçant que la modulation pourrait passer de 12 TWh aujourd’hui à 61–102 TWh en 2035 si la demande d’électricité reste molle. Même dans les scénarios plus optimistes, on parle encore de 15 à 47 TWh. Ce ne sont plus des ajustements marginaux. C’est un changement de régime.
Le nucléaire, deviendrait une simple variable d’ajustement météorologique.
EDF a toujours modulé. Mais elle l’a fait de manière ciblée, optimisée, en sachant quelles centrales pouvaient encaisser plus de variations et lesquelles devaient rester stables. Avec l’irruption massive de l’éolien et du solaire, elle devient une contrainte systémique. On ne module plus pour optimiser le parc, on module pour absorber l’intermittence.
C’est là que le rapport devient explosif.
Parce qu’il exposerait, selon les sources ayant eu accès au document préliminaire, des chiffres et des faits sur une réalité que beaucoup préférait garder secrète …
Plusieurs études ont déjà montré que la modulation use certains équipements plus vite, qu’elle complique la maintenance, réduit le facteur de charge des réacteurs, dégrade la rentabilité économique du nucléaire, et fragilise la logique industrielle d’un parc conçu pour fonctionner à plein régime …
Faire du nucléaire un moyen de réglage de l’intermittence, c’est comme utiliser un TGV pour faire des manœuvres de triage.
Voilà pourquoi la modulation crispe autant. Parce qu’elle révèle que la PPE3 repose sur une hypothèse bancale : celle qui consiste à croire qu’on peut empiler des gigawatts de renouvelables intermittents dans un pays déjà en situation de surproduction électrique, sans consommation en forte hausse, tout en conservant un parc nucléaire performant, rentable et durable.
Le rapport EDF suggèrerait visiblement l’inverse :
plus on ajoute d’intermittence sans hausse massive de la consommation, plus on affaiblit le nucléaire.
Le gouvernement craint que ce rapport ne serve de munitions contre les renouvelables … Étrange conception du débat public. Ce n’est plus seulement un débat technique.
C’est un débat devenu idéologique et donc politique, où certains jugent plus habile d’ignorer les faits, de retarder la transparence, et de protéger les illusions plutôt que d’admettre que la stratégie actuelle met potentiellement en péril la fiabilité du parc nucléaire, sa rentabilité, et, au bout du compte, la sécurité énergétique du pays …
L’article initiale de MontelNews est disponible ici.
Documentaire et Vérité.




Suivre @ChrisBalboa78


