Les socialistes n’ont pas leur pareil pour créer des organismes officiels « d’intérêt public » chargés de diffuser la pensée progressiste. Et accessoirement de recaser leurs copains battus aux élections dans des postes bien payés.
L’autre savoir-faire des socialistes est d’arriver à coloniser la présidence de nombreux organismes de pouvoir.
C’est ainsi que malgré leur déroute à de nombreuses élections – 1,75 % à la dernière présidentielle – ils président le Conseil constitutionnel, le Conseil d’Etat, la Cour des comptes et d’autres officines comme l’Arcom !
Pour en revenir à ces officines de propagande progressiste, voici un article de The Epoch Times qui présente l’hallucinant rapport du Haut Conseil à l’Egalité entre les femmes et les hommes (HCE) créé par François Hollande lors de son passage à l’Elysée :
« Menace masculiniste » : le rapport lunaire du
Haut Conseil à l’Égalité qui désigne des millions de
Français comme un risque pour la sécurité nationale
Le Haut Conseil à l’Égalité (HCE) a publié le 23 janvier son rapport annuel 2026 sur « l’état du sexisme en France ». Sous-titré « La menace masculiniste », ce document de près de cent pages franchit un cap inédit : il désigne des millions de citoyens français comme pouvant présenter un risque pour la sécurité nationale, préconise une surveillance par les services de renseignement et appelle à une « éducation » de masse, qui passe par davantage de contrôle des discours en ligne. Le tout sans jamais mentionner l’islamisme.
Alors que nombreux sont ceux, sur les réseaux sociaux, à appeler de leurs vœux un « DOGE à la française » afin d’améliorer l’allocation de l’argent du contribuable dans un contexte de crise sociale et économique, la publication de ce rapport le 23 janvier a néanmoins été accueillie avec enthousiasme par une partie de la presse. France Culture s’interrogeait ainsi : « La France sous-estime-t-elle la menace masculiniste ? » Midi Libre titrait sur « le masculinisme, nouvelle menace “terroriste” ? », précisant que le HCE « alerte sur un danger sous-estimé en France ». L’Humanité, fidèle à sa ligne, mettait en avant « la culture du viol » et « le masculinisme », s’alarmant du « sexisme hostile auquel adhèrent 10 millions de Français ».
Dix millions de Français. Le chiffre est lancé, repris, martelé. Mais que recouvre-t-il exactement ?
Une méthodologie qui interroge
Le rapport du HCE s’appuie sur un baromètre réalisé par Harris Interactive auprès de 3061 personnes âgées de 15 ans et plus. Le questionnaire, particulièrement étoffé avec ses 230 items, permet au HCE de classer la population française en différentes catégories de sexisme.
Selon cette grille de lecture, 17 % des Français de 15 ans et plus, soit « près de 10 millions d’individus », seraient atteints de « sexisme hostile ». Le rapport définit ce phénomène comme « une dévalorisation systématique des femmes, une méfiance à leur égard et parfois une justification de comportements discriminatoires ou violents ». Les hommes seraient davantage touchés (23 %) que les femmes (12 %).
Le HCE identifie également 23 % de la population comme relevant du « sexisme paternaliste », défini comme une forme de sexisme « plus subtile » qui « se déploie sous couvert de protection, de bienveillance ou de valorisation des rôles traditionnels ». Autrement dit, considérer que les femmes méritent d’être protégées relèverait désormais d’une forme de sexisme. Avec « 7,5 millions d’hommes et 5 millions de femmes concernés », cette catégorie ratisse large.
Le rapport établit une « forte corrélation entre l’adhésion au sexisme hostile et certaines appartenances idéologiques ou religieuses ». Quelles sont ces appartenances suspectes ? « Les personnes se déclarant croyantes, celles se positionnant à droite ou à l’extrême droite, ainsi que les individus sans orientation politique affirmée. » En clair : les croyants, les électeurs de droite et ceux qui refusent de se positionner politiquement constituent des populations à risque. À l’inverse, le document reconnaît que « la non-adhésion aux idéologies sexistes » est « plus fortement exprimée par les femmes, par les personnes se déclarant de sensibilité politique de gauche ainsi que par les personnes disposant d’un niveau de diplôme plus élevé ». La boucle est bouclée : être de gauche et diplômé garantit la vertu ; être croyant ou de droite vous rend suspect.
Quand le néo-féminisme institutionnel invoque la sécurité nationale
La partie la plus controversée du rapport concerne son focus sur les « mouvements masculinistes », présentés comme « l’expression la plus structurée et la plus militante » du sexisme hostile. Le HCE présent le masculinisme comme un mouvement, qui « mouvement valorise une identité masculine traditionnelle », « défend une idéologie réactionnaire » et « repose sur une rhétorique victimaire […] instrumentalisant ainsi certaines frustrations sociales pour justifier le maintien des privilèges masculins ».
Le rapport franchit alors un seuil : il qualifie explicitement cette mouvance de « menace à l’ordre public et un enjeu de sécurité nationale ». Les termes employés ne laissent place à aucune ambiguïté : « Les violences fondées sur le genre et leur traduction idéologique au cœur de la mouvance masculiniste conduisent à des attentats et constituent ainsi une menace directe pour les femmes et les minorités de genre, et plus largement la démocratie. »
Pour justifier cette escalade sémantique, le HCE s’appuie sur un unique fait divers : l’interpellation à Saint-Étienne en juin 2025 d’un jeune homme de 18 ans, « se revendiquant de la mouvance incel », porteur de deux couteaux près d’un lycée. Un fait divers qui suffit désormais à justifier la mise sous surveillance de millions de citoyens suspectés d’adhérer à des idées jugées réactionnaires.
Le rapport se félicite que « pour la première fois, le Parquet national anti-terroriste (PNAT) s’est saisi d’une affaire de masculinisme revendiqué », et appelle à généraliser cette approche. Il préconise explicitement d’intégrer le masculinisme dans « les doctrines de renseignement et de sécurité intérieure », affirmant que « le terrorisme misogyne ne peut plus être traité comme un phénomène marginal : il exige une doctrine spécifique, des outils d’identification adaptés et une mobilisation comparable à celle déployée face aux autres formes d’extrémisme violent ».
Trump, Musk, Zuckerberg : l’Amérique comme épouvantail
Le rapport du HCE ne cache pas son obsession pour la politique américaine. Il affirme que « les discours masculinistes radicaux se sont considérablement intensifiés depuis l’élection de Donald Trump à la présidence des États-Unis en 2016, puis lors de sa réélection en 2024 ».
Mark Zuckerberg est accusé d’avoir « contribué à banaliser une rhétorique auparavant marginalisée » en appelant à « re-masculiniser » les entreprises. Le HCE dresse une liste de « figures masculinistes au pouvoir » qui ressemble à un inventaire des bêtes noires de la gauche progressiste : Donald Trump, Elon Musk, Javier Milei, Viktor Orbán et Éric Zemmour se retrouvent amalgamés dans une même catégorie.
Plus révélateur encore, le rapport s’alarme de « la nouvelle stratégie de sécurité des États-Unis, publiée le 5 décembre », qui, selon lui, « vise à soutenir des changements de régime dans certains pays européens ». Cette orientation « entre en contradiction avec notre modèle démocratique, fondé sur un idéal d’égalité, notamment entre les femmes et les hommes », selon le HCE. L’Amérique constitue donc, aux yeux de ce Haut Conseil, une menace pour la démocratie française.
L’angle mort islamiste
px] »>C’est ici que le rapport révèle toute son orientation idéologique. Alors qu’il consacre des pages entières à dénoncer l’influence américaine, qu’il s’inquiète de la politique de Donald Trump et des déclarations de Mark Zuckerberg, le document ne contient pas une seule mention de l’islam ou de l’islamisme.
Le sociologue Mathieu Bock-Côté a relevé cette omission qui interpelle : « Si on veut s’inquiéter de la situation des femmes aujourd’hui victimes de misogynie, ça impliquerait minimalement que l’on s’intéresse si ce n’est pas à l’islam à tout le moins à l’islamisme. C’est une question importante. Plus largement, ces cultures dites patriarcales venues d’ailleurs qui se sont implantées en France », comme la culture afghane. Et de constater : « Il n’y a aucune mention de l’islam ou de l’islamisme ! » En revanche, « l’ingérence étrangère les intéresse, mais sous un seul visage » : celui de la stratégie de sécurité nationale de Donald Trump.
Dans un pays où les femmes de certains quartiers ne peuvent plus sortir en jupe, où des piscines instaurent des créneaux non mixtes sous la pression communautariste, où des fillettes sont voilées dès le plus jeune âge, le HCE choisit de pointer du doigt les croyants catholiques, les électeurs de droite et les admirateurs d’Elon Musk, s’indignent les détracteurs de ce rapport.
Vers une « rééducation permanente »
Les recommandations du rapport donnent le vertige. Le HCE préconise la création d’un dispositif interministériel de coordination, le renforcement de l’éducation à la vie affective et sexuelle dans les établissements scolaires, l’intégration de la « dimension terroriste » du masculinisme dans les doctrines de renseignement, la formation des policiers, gendarmes, magistrats et travailleurs sociaux à l’identification des « signaux d’alerte » de cette radicalisation.
Le rapport recommande également d’intégrer des « marqueurs spécifiques de la radicalisation masculiniste » dans les grilles d’évaluation utilisées par les forces de l’ordre. Concrètement, les opinions d’un homme sur les rapports entre les sexes devraient désormais constituer un facteur aggravant lors d’une intervention policière.
La régulation des plateformes : pour une surveillance généralisée
Le HCE consacre une part importante de ses recommandations à la régulation des plateformes numériques, présentées comme le vecteur principal de la « radicalisation masculiniste ». Le rapport déplore que « les propos incitant à la haine, notamment à caractère sexiste ou masculiniste, restent largement diffusés sur les réseaux sociaux » et appelle à un renforcement drastique du contrôle des contenus en ligne.
Une recommandation qui aura de quoi inquiéter alors que le gouvernement vient d’adopter une loi qui imposera à tous les utilisateurs de ces plateformes une identification numérique et ambitionne même de s’attaquer aux VPN.
Selon Mathieu Bock-Côté, « il faut comprendre qu’il y a pour eux des millions de Français qui sont contaminés par une idéologie, le masculinisme, qu’il faudrait combattre au nom de la sécurité nationale. » Leur objectif est « de déconstruire les esprits en contrôlant le vocabulaire ». Cela passe par « un contrôle des réseaux sociaux et une rééducation permanente ».
Et de formuler sans détour : « Un certain féminisme nous pousse à la guerre des sexes, comme on le voit aujourd’hui et ce rapport propose, sous une apparence scientifique et avec un vocabulaire technocratique, une espèce de légitimation de la déconstruction permanente du masculin, comme si l’homme était la bête à abattre pour que naisse une société nouvelle. »
L’animatrice Christine Kelly a réagi avec la même inquiétude : « Cette déconstruction de notre société est incroyablement grave […] et on va s’étonner qu’il n’y a plus assez d’enfants. »
Etienne Fauchaire pour The Epoch Times.




Suivre @ChrisBalboa78

