Macron, Sarkozy en pire ?

Publié par le 1 Avr, 2019 dans Blog | 6 commentaires

Macron, Sarkozy en pire ?

Le microcosme politique fantasme en voyant Emmanuel Macron et Nicolas Sarkozy, côte à côte, lors de la commémoration des combats de la résistance sur le plateau des Glières.

Jean-Louis Debré, décidément incorrigible et toujours obsédé par son antisarkozisme primaire, s’est offusqué que François Hollande n’ait pas été invité !

Je vous propose un article trouvé dans AgoraVox qui compare les deux présidents et leurs politiques respectives en leur trouvant beaucoup de points communs.

J’ai un peu hésité à relayer cet article dont l’auteur se place délibérément du point de vue de la gauche. D’où le titre réel de l’article :

Macron, décidément Sarkozy en pire

Selon moi, la plupart des mesures prises par Nicolas Sarkozy, condamnées par l’auteur, étaient légitimes et positives pour la France. Mais chacun sait, ici, que je suis un incorrigible soutien de l’ancien président …

Voici donc cet article qui montre, une fois de plus, le deux poids, deux mesures caractérisant la gauche et la presse française :

Déjà, sous Hollande, pour qui prenait un peu de recul, il était piquant de se demander comment aurait réagi le PS si les politiques qu’il menait l’avaient été par Sarkozy. Mais avec Macron, l’exercice devient d’autant plus vertigineux que le président actuel bénéficie d’une mansuétude, pour ne pas dire d’un soutien, de bien des média, quand son prédécesseur, et inspirateur, était bien moins épargné.

Pire sur le fond, pire sur la forme

Travail du dimanche, double démantèlement du droit du travail, baisse des taxes pour les entreprises et les plus riches, suppression des cotisations sociales sur les heures supplémentaires, propositions de supprimer les allocations des familles de délinquants, contre-parties au RSA, lois sécuritaires de circonstances, ou restriction au droit de manifester : décidément Macron met ses pas dans ceux de celui qu’il avait conseillé avec le rapport Attali sur la libération de la croissance, guère libérée dix ans après. Mais le plus incroyable est le revirement d’une partie de la gauche intellectuelle et médiatique, virulente contre ces mesures quand elle venait de Sarkozy et qui ne dit plus rien aujourd’hui.

Il ne me semble pas que France Inter faisait partie des soutiens indéfectibles de Sarkozy de 2007 à 2012. Pourtant, aujourd’hui, le pseudo service public de l’information se fait bien souvent la Pravda du pouvoir en place, sur le fond des mesures s’entend. Sur le fond, tout ceci pose un problème démocratique : les alternances ne sont que des alternances de personnes et d’ego, la direction politique reste trop largement la même, à quelques nuances près. Pire, comme lors du rachat par General Electric, Macron va plus loin encore que ses prédécesseurs dans bien des domaines, abandonnant notre industrie avec moins de regret qu’un Sarkozy, qui, au moins, s’était battu pour Alstom.

Avec le recul, ce qui est extravagant, c’est que Sarkozy apparaît comme bien plus modéré que Macron dans des domaines où son prédécesseur apparaissait comme ayant dépassé toutes les limites antérieures. En effet, déjà, Sarkozy était vu comme le président des riches, avec son paquet fiscal plutôt favorable aux classes supérieures, mais aussi comme le président des excès de langage, entre « karcher  » et « casse-toi, pauvre con  ». Dix ans après, nous sommes passés du président des riches au président des ultra-riches, qui a donné 6% de pouvoir d’achat en plus aux 1% les plus riches, comme un article du Monde, peu suspect d’anti-macronisme primaire, doit bien le reconnaître.

Jamais avant Macron un président avait autant assumé une politique favorisant les « premiers de cordée  », ne cessant par ses outrances verbales de dévaloriser tous les autres Français, « gaulois réfractaires  », « gens qui ne sont rien  ». Ainsi, il donne des milliards aux plus riches et aux entreprises, alors que les riches n’ont jamais été aussi riches depuis longtemps, et que les entreprises n’ont jamais gagné autant, tout en trouvant le moyen de dénoncer le « pognon de dingue  » que coûtent les aides sociales. Mais qu’auraient dit tous ces média et ces éditorialistes qui soutiennent de facto Macron si Sarkozy avait fait il y a dix ans ce que Macron fait aujourd’hui ? Quel deux poids, deux mesures !

Y-a-t-il un domaine où Macron est moins mauvais que Sarkozy ? Même sur les affaires, avec Benalla, ou le niveau des ministres, il est difficile de dire que cela est le cas. Ce n’est pas pour rien qu’il est encore plus impopulaire que celui qu’il avait conseillé, ce qui rend la complaisance, pour ne pas dire la défense, de tant de média à son égard, encore plus insupportable.

Laurent Herblay pour AgoraVox.

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6 Réponses à “Macron, Sarkozy en pire ?”

  1. Je n’ai pas encore lu l’article publié de ce jour donc je ne le commente pas pour l’instant.

    Pour autant que Sarko ait répondu à l’invitation de micron, c’est normal.
    Par contre que les deux aient passés l’après-midi ensemble ou encore marchent côte à côté en se fendant la pipe, là, ça me gène aux entournures!

    Hollande n’aurait pas été invité? j’ai comme un doute.
    Debré c’est l’ami de chirac……..ça veut tout dire.

    • Non, ce n’est pas normal.
      Qu’il ait été invité, OK!
      c’est la coutume.

      Que Nicolas sarkosy ait accepté alors qu’il sait que les électeurs LR (et les autres!m!!) n’en peuvent plus de ce type méprisant et souhaitent le voir démissionner, non!, ce n’est pas normal.
      C’est lui donner un bon point.

      Pour ma part, je suis outrée et terriblement déçue de Nicolas!

  2. Nicolas Sarlozy avait promis de se rendre tous les ans à cette commémoration, je crois. C’est donc tout à fait normal qu’il y ait été invité, par le président actuel, en tant qu’ancien président.

    Après que la presse en fasse ses choux gras, et oublie de rappeler cette promesse, c’est un choix délibéré, pour embrouiller les esprits. Sarkozy ne rallie pas Macron, d’ailleurs il émet des critiques rapportées dans le Figaro hier
    http://www.lefigaro.fr/politique/2019/03/29/01002-20190329ARTFIG00137-nicolas-sarkozy-durcit-le-ton-vis-a-vis-de-l-elysee.php

  3. Déjà, sous Hollande, pour qui prenait un peu de recul, il était piquant de se demander comment aurait réagi le PS si les politiques qu’il menait l’avaient été par Sarkozy. Mais avec Macron, l’exercice devient d’autant plus vertigineux que le président actuel bénéficie d’une mansuétude, pour ne pas dire d’un soutien, de bien des média, quand son prédécesseur, et inspirateur, était bien moins épargné.

    Je ne suis pas d’accord avec cette analyse, comme tous les gens de goche, hollande a ete soutenu par les medias, constamment… et i_l a ete epargné maintes fois par ces medias…

    Les medias ne disent la verité que s’il y sont obligés, pour se faire passer pour « honnete », sinon c’est le soutien ideologique normal et presque absolu pour leur candidat de goche.

    Qu’on ne me raconte pas qu’il n’a pas ete epargné… le president le pls incapable, le plus nul de tous les temps a exercé sa fonction car soutenu par les medias, en permanence, ce n’est qu’a ma fin de son mandats, remplacé par macron , que les medias l’on un peu laché, mais tout au long de son quinquenat, les medias l’on soutenu…

    Je vois que les gens ont la memoire courte sur les medias.

  4. Richard Mauden dit:

    Hollande Sarko, même cinéma !
    Quand c’est fini, c’est fini.

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  1. Macron, Sarkozy en pire | France Politique - […] Source : https://www.a-droite-fierement.fr/macron-sarkozy-en-pire/ Auteur : Date de parution : 2019-04-01 10:46:37 […]

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