Mercosur : tout le mépris de l’oligarchie pour les peuples

Publié par le 28 Fév, 2026 dans Blog | 0 commentaire

Mercosur : tout le mépris de l’oligarchie pour les peuples

Sans introduction, voici un tweet de Natacha Polony :

Un tweet dans lequel elle partage avec moi et tous nos agriculteurs, la colère de voir le traité du Mercosur appliqué alors qu’il n’a même pas encore été validé par le parlement européen :

La présidente de la Commission européenne Ursula Von der Leyen ne prend plus même de gants pour distiller à la France des soufflets. Elle vient ainsi d’annoncer ce vendredi 27 février que l’Union européenne allait appliquer de façon provisoire l’accord commercial avec les pays du Mercosur.

Le coup est rude pour notre agriculture et nos agriculteurs qui vont voir le fruit de leur travail livré à une concurrence débridée, déséquilibrée et largement incontrôlée.

Mais le coup est également sévère pour la démocratie dès lors que l’on voudrait voir en celle-ci l’expression de la souveraineté populaire et nationale. L’accord « Mercosur » avait été rejeté par la France ? Balayé par la délégation de compétence commerciale accordée à la Commission. L’accord n’est toujours pas voté par le Parlement européen et a vu celui-ci faire une saisine de la Cour de justice de l’UE (CJUE) ? Balayé par le mandat de mise en œuvre octroyé à la Commission.

Le coup est surtout inacceptable pour la France. Mme Von der Leyen n’était pas tenue de faire valoir la mise en œuvre provisoire de l’accord, a fortiori après l’opposition exprimée par Paris. Mais la présidente de la Commission a choisi son camp : elle offre au chancelier allemand Merz la mise en œuvre provisoire qu’il avait lui-même annoncée il y a tout juste deux semaines, lors de son discours de Munich ! Berlin et Bruxelles marchent main dans la main et la France reste au bord du chemin.

Voilà ce qu’il en coûte d’avoir tergiversé sur le sujet comme l’a fait M. Macron, en se faisant d’abord le chantre du Mercosur avant d’en devenir un opposant opportuniste de pacotille.

Le président peut bien faire mine de s’émouvoir et parler désormais de « mauvaise surprise », il se retrouve là où l’ont conduit son tropisme fédéraliste et son enfermement dans sa « souveraineté européenne ». La France est déclassée dans une Union européenne qui répond plus que jamais aux intérêts allemands !

Un dernier mot enfin : l’Union européenne s’autonomise chaque jour un peu plus des décisions de ses états membres et fait d’une certaine façon sécession avec les souverainetés nationales après s’être assise sur les souverainetés populaires. A l’heure des reconfigurations du monde, ce n’est pas le moindre des maux auquel le ou la future présidente de la République devra s’atteler pour rendre à la France les moyens de sa politique et servir les intérêts de son peuple.

Natacha Polony sur X.

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