Je vais m’aventurer sur un terrain miné puisqu’il est bien vu, sinon exigé, par la bien-pensance qu’on ne critique pas les morts et qu’on ne rappelle que leurs actions positives.
Mais, dans le cas de Lionel Jospin, je me trouve devant deux sentiments extrêmement contradictoires.
Tout d’abord, je considérais l’homme comme respectable et je le crois, sincère dans ses convictions, contrairement à beaucoup de ses collègues de gauche.
Mais ensuite vient l’oeuvre politique du militant socialiste et là tout s’écroule !
Car les faits sont là !
Entre son passage au ministère de l’Education nationale et son long mandat de premier ministre, on mesure aujourd’hui l’extrême toxicité des mesures prises par cet homme.
On se souvient que son arrivée à Matignon avait suivi la dissolution malheureuse (et imbécile) proposée en 1997 par Dominique de Villepin qui, déjà inconsciemment, penchait à gauche !
Voila ce qu’en dit Régis de Castenau dans un tweet :
Lionel Jospin était honnête. Ah bon ?
Rappelons d’abord qu’il fut premier secrétaire du parti socialiste au cœur des années fric ou le financement du PS reposait essentiellement sur la corruption des institutions et des hommes. Ce qu’il savait parfaitement et couvrait. Quand il ne fut plus possible de le cacher, c’est Henri Emmanuelli qui paya pour les autres, et encore pas cher.
Ensuite, ce poste de premier dirigeant fut occupé alors même qu’il appartenait clandestinement à une autre organisation politique. (Les trotskistes Lambertistes) De même que lorsqu’il exerçait des responsabilités ministérielles nationales. En termes de probité et de transparence vis-à-vis des Français qui lui faisaient confiance, on a vu mieux.
Listons maintenant les principales réformes que l’on doit à Lionel Jospin.
Un grand destin pour l’homme mais au détriment de la France
Avec un peu de recul, on est stupéfait de lister toutes les décisions et mesures purement idéologiques prises par Lionel Jospin – bien aidé par Martine Aubry – qui ont conduit la France dans l’impasse où elle retrouve aujourd’hui :
1 – Le sabordage du nucléaire
Lionel Jospin, premier ministre, aura laissé la verte Dominique Voynet commencer la destruction volontaire de la filière nucléaire française, fleuron de notre industrie. Sous sa pression, il fermera le surgénérateur Superphénix, qui était l’avenir de la filière nucléaire française.
Voici une vidéo où Dominique Voynet se vante d’avoir trahi son gouvernement mais aussi la France :
Hilare et toute fière, Dominique Voynet raconte comment elle a sabordé le nucléaire français à Bruxelles.. via @DocuVerite pic.twitter.com/ZoNpxMNx6f
— François Momboisse (@fmomboisse) December 6, 2022
2 – Les 35 heures
Après la retraite à 60 ans de Mitterrand, la semaine de 35 heures fut un nouveau totem de la gauche démagogique et irresponsable !
Les 35 heures appliquées sans discernement à toutes les entreprises, et pire, à la fonction publique, a fortement handicapé l’économe française face à la concurrence mondiale.
La mesure a par ailleurs considérablement désorganisé la fonction hospitalière dont nous mesurons aujourd’hui la descente aux enfers !
3 – L’aide médicale d’Etat
Cette aide destinée aux clandestins fut un appel d’air puissant à l’immigration qui l’a largement amplifiée tout en créant l’engorgement des services hospitaliers.
La création de la CMU s’inscrit dans cette même logique, celle d’une extension continue de l’État-providence sans conditionnalité réelle ni réflexion suffisante sur la soutenabilité du modèle.
4 – La loi SRU
La loi Solidarité et Renouvellement Urbains (SRU) a institué un quota de 20 % de logements sociaux dans chaque commune.
Elle a déstabilisé les prix de l’immobilier dans les zones tendues et a imposé une pression accrue sur les collectivités locales conduisant à un recul massif de l’accès à la propriété en France. Cette politique a constitué un outil favorisant une politique d’accueil massif de l’immigration, sans tenir compte des réalités et notamment des capacités d’intégration.
5 – La démission de Jospin dans l’affaire des foulards de Creil
Le laïcard qu’était Lionel Jospin s’est trahi en refusant de bloquer, dès ce premier signe, l’islamisation de la France dont nous venons de mesurer les terribles conséquences avec ces élections municipales.
Ce laxisme a favorisé l’émergence d’un islamisme plus visible et revendicatif dans l’espace public, tremplin du séparatisme.
6 – Cette idéologie égalitariste qui a tué l’école
Dans l’éducation, la réforme de 1989 a marqué une rupture profonde, en plaçant l’élève au centre au détriment de la transmission des savoirs, affaiblissant l’autorité des enseignants et le niveau général.
Depuis, d’autres ministres socialistes de l’éducation, plus sectaires les uns que les autres, comme Najat Vallaud-Belkacem, Vincent Peillon et Benoit Hamon, ont précipité l’école dans la médiocrité comme en attestent les classements PISA.
En conclusion
Je laisse la conclusion à Naïma M’Faddel dans ce tweet :
Tout cela est une cohérence idéologique.
Celle d’un modèle qui a privilégié l’idéologie à l’efficacité, l’abstraction aux réalités concrètes, l’ouverture sans condition à la capacité réelle d’intégration.
Lionel Jospin incarne le commencent du décrochage économique, éducatif, culturel et identitaire de la France.
Et bien sûr, avec la complicité des gouvernements qui ont suivi, enfermés dans une bien-pensance devenue paralysante, ces orientations n’ont jamais été corrigées, elles ont été prolongées, aggravées, parfois même revendiquées.
Car au-delà des discours convenus, ce sont aujourd’hui des millions de Français qui en subissent les conséquences concrètes, une souveraineté affaiblie, une cohésion nationale fragilisée, des services publics sous tension, une école en difficulté, une nation qui doute d’elle-même et qui se fragmente.
Tout est dit !




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