Pourquoi cette haine de Macron pour les agriculteurs ?

Publié par le 27 Jan, 2026 dans Blog | 0 commentaire

Pourquoi cette  haine de Macron pour les agriculteurs ?

Dans le temps, la gauche s’occupait des travailleurs mais elle défendait uniquement les ouvriers et les employés.

Mais elle n’a jamais été proche des paysans ou des agriculteurs ! Probablement parce qu’ils sont des individus difficilement embrigadables dans des syndicats.

De plus les paysans, presque par définition, sont les plus enracinés des Français et cela, la gauche n’aime pas !

La droite a toujours été plus proche des paysans et notamment Jacques Chirac qui avait été un ministre de l’agriculture très populaire.

Quant à Macron, en tant que Young Global Leader, il considère déjà que la France est une notion périmée et que le Monde est le seul bon niveau. Alors, les paysans, pour lui, ne sont probablement que «  des gens qui ne sont rien ! »

Cet article a été motivé par l’annonce d’une nomination provocatrice à la tête de l’Office Français de la Diversité (OFB). l’OFB est un organisme qui est la bête noire des agriculteurs. A tel point que, les inspecteurs de l’OFB qui viennent contrôler le conformité des fermes sont désormais armés.

La législation et la règlementation rédigées par les petits hommes gris du ministère de l’agriculture et surtout de Bruxelles est délirante et insupportable pour les exploitants agricoles.

Le résultat, que les difficultés qui pèsent sur les agriculteurs en poussent deux par an au suicide !

Cet article de Boulevard Voltaire explique pourquoi la nomination à la tête de l’OFB va être vécu par les agriculteurs comme l’ultime provocation de Macron :

Agriculteurs : Anne Le Strat, militante
verte « ultra », prend le contrôle de l’OFB …

La nomination de cette « figure de l’écologie radicale » proche d’Extinction Rebellion ne doit rien au hasard.

Rendue publique ce 26 janvier, la nomination d’Anne Le Strat au poste de directrice générale déléguée de l’Office français de la biodiversité (OFB), en charge de la mobilisation de la société, avait été officialisée par un arrêté daté du 5 janvier. Un poste éminemment stratégique, et très politique, puisqu’il couvre un large périmètre comprenant des missions de sensibilisation du public, d’expertise scientifique et de police de l’environnement.

Nombreuses et virulentes réactions

Cette nomination a immédiatement provoqué de nombreuses et virulentes réactions. Le sénateur LR de Haute-Loire, Laurent Duplomb, ancien rapporteur de la loi sur l’agriculture portant son nom (et partiellement censurée par le Conseil constitutionnel), s’étonne d’un tel choix :

Opposée à toute logique productive et engagée dans les combats les plus hostiles au monde agricole, elle se retrouve soudain propulsée aux commandes d’un organisme censé travailler en toute neutralité avec … ceux qu’elle a toujours ciblés !

Il dénonce une « nomination partisane et dogmatique ». À un moment où, sur fond de crise du Mercosur, une grande tension est palpable entre les agriculteurs et les pouvoirs publics,

quel signal veut-on envoyer au monde agricole à travers cette nomination partisane et dogmatique ?

Alors que Sébastien Lecornu tente de renouer le dialogue, le sénateur constate une évidente contradiction :

Quand on confie la mobilisation nationale à quelqu’un qui a soutenu les mouvements les plus agressifs envers les agriculteurs, il ne faut pas s’attendre à plus d’écoute.

Inquiet, Laurent Duplomb estime que :

l’on peut, en revanche, s’attendre à davantage de pression, de suspicion et de contraintes pour celles et ceux qui nourrissent le pays.

Sa conclusion est sans appel :

À travers ce choix militant, l’OFB ne fragilise pas seulement nos campagnes : il met en péril l’avenir même de l’agriculture française !

Côté syndicats d’agriculteurs, c’est la Coordination rurale (CR) qui a tiré la première, voyant dans l’arrivée d’Anne Le Strat :

une nomination vécue comme une trahison par le monde agricole.

Considérant qu’il s’agit là d’un « nouvel affront », la CR constate:

que les signaux envoyés par l’État ne traduisent aucun changement de cap et dénonce l’infiltration progressive de nos élites administratives par des militants porteurs de projets idéologiques, une dérive qui entache la neutralité du service public et contrevient au devoir de réserve qui devrait s’imposer à tout agent public.

La CR appelle donc « les autres organisations syndicales agricoles, notamment la FNSEA, à soutenir cette position auprès du gouvernement ».

Agriculteurs et chasseurs en colère

Les mêmes réactions scandalisées n’ont pas tardé à affluer, du côté des organisations de chasseurs, tout autant concernées par les missions de l’OFB. Pour Le Chasseur français, Anne Le Strat est une « figure de l’écologie radicale ». « L’État a choisi son camp », titre, de son côté, Chasses éternelles, pour qui

l’OFB n’est plus un arbitre, c’est un instrument. Il ne s’agit plus de composer avec le monde rural, agricole ou cynégétique. Il s’agit de l’encadrer, de le corriger, de le rééduquer s’il le faut.

Plus encore qu’en leur temps les ministres de la Transition écologique Agnès Pannier-Runacher puis Monique Barbut, force est de constater qu’à peine nommée, Anne Le Strat fait l’unanimité contre elle. Pour Patrick Legras, président de la CR dans les Hauts-de-France, interrogé par BV, il y a cependant un fil rouge, dans cette succession de nominations. Il y a, pour lui, « une stratégie voulue de la Macronie pour maintenir la pression sur les agriculteurs », et le choix d’Anne Le Strat « ne doit rien au hasard ». Pourtant, explique Patrick Legras, « nous n’avons rien contre la biodiversité et ni contre la mission confiée à l’OFB de la faire respecter », mais c’est la manière qui fâche. Car c’est, par exemple, l’OFB « qui met les amendes et qui sanctionne ». L’OFB ne recruterait pas pour cela seulement des professionnels du métier. « Un grand nombre d’entre eux sont des écologistes purs et durs qui ont trouvé ici les moyens de se faire plaisir en sanctionnant les agriculteurs », fait remarquer Patrick Legras.

Anne Le Strat, un CV qui fâche

Comme on le voit, l’OFB, du fait de sa position et de son rôle de gendarme, cristallise les colères d’agriculteurs s’estimant victimes d’un harcèlement permanent autant qu’injuste. Et c’est bien parce qu’elle s’est vu confier un rôle décisionnaire et stratégique au sein de l’agence d’État qu’Anne Le Strat focalise autant de réactions violemment négatives. L’OFB, sentant venir le tsunami, s’est fendu d’un communiqué dans lequel il est précisé :

qu’il s’agit d’un ,

changement de personne et [que] les missions restent inchangées. La règle républicaine est claire, et elle a été appliquée à la lettre.

Tentant de désamorcer les polémiques, l’OFB ajoute que :

son engagement passé au sein d’Europe Écologie Les Verts ne définit ni n’influence ses fonctions actuelles. À l’OFB, comme l’ensemble des 3.000 agents, elle agira avec neutralité et impartialité.

Comme on le voit depuis, ces propos voulus rassurants n’ont guère rassuré. Il faut dire que l’intéressée affiche un CV « idéologiquement chargé », qui n’incite précisément pas les agriculteurs, comme les chasseurs, à une grande confiance. Militante de toujours, adepte d’une idéologie écologique radicale et volontiers punitive, Anne Le Strat adhère en 1992 aux Verts, dont elle devient la secrétaire générale adjointe. Élue conseillère de Paris, elle se fâche un temps avec ses « camarades » écologistes et devient maire adjoint du XVIIIe arrondissement sous étiquette socialiste. Revenue chez Les Écologistes en 2019, elle devient la même année présidente d’Eau de Paris, organisme qui gère les eaux de la capitale.

Proche d’Extinction Rebellion

Journaliste à Agriculture & Environnement, Gil Rivière-Wekstein rappelle, sur son compte X, qu’Anne Le Strat est « signataire d’un appel de collectifs décroissants à une convergence antiproductiviste ». Comment cette militante, se demande-t-il, « flirtant avec le groupe radical Extinction Rebellion, et s’opposant farouchement aux « méga-bassines » et à toute « logique techno-solutionniste », peut sereinement et avec impartialité rassembler les différents acteurs (ONG, collectivités, entreprises…) pour « préserver et restaurer la biodiversité » ? »

Dans son livre témoignage, Comprendre l’incroyable écologie (Éditions Salvator), Bertrand Alliot, spécialiste de l’environnement et ancien compagnon de route des Verts, constatait l’affaiblissement de l’écologie politique. Le thème climatique s’essoufflant du fait de la non-réalisation de nombreuses de ses prédictions, la stratégie verte tendrait aujourd’hui à mettre la biodiversité au centre du discours écologiste. L’OFB deviendrait alors un lieu plus stratégique que jamais.

La Macronie, en officialisant cette nomination, mine le terrain à l’OFB, comme il l’a fait au Conseil constitutionnel (Richard Ferrand) et à la Cour des comptes (Najat Vallaud-Belkacem), dans la perspective d’une possible alternance …

Etienne Lombard pour Boulevard Voltaire.

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