Il fallait voir la tête consternée de Pascal Praud et de ses chroniqueurs lorsqu’ils ont reçu Rachida Dati hier soir dans l’émission l’Heure des pros 2 !
Après 25 ans de socialisme et d’écologisme à la mairie de Paris, Rachida Dati leur a expliqué comment elle allait s’y prendre pour proposer aux Parisiens 6 années de plus d’insécurité, de travaux interminables, d’augmentation d’impôts, de laideur et d’envahissement par les rats !
Pascal Praud a essayé de lui dire que, partout où il va, les Français de droite ne lui parlent que d’union des droites, et que des passerelles existent entre les droites modérée et patriote, mais rien n’y faisait.
L’ancienne ministre de la culture tenait pour acquis que s’allier avec Sarah Knafo (12 % au dernier sondage) ferait fuir son électorat de droite « modérée » …
Il faut dire que sa trahison pour rejoindre un gouvernement macroniste n’a rien fait pour la corriger de son asservissement au politiquement correct !
Alors que la gauche finit toujours pour s’unir au second tour, même avec un parti antisémite, la droite en est incapable, alors que les différences programmatiques sont ténues.
Et pourquoi ? Essentiellement pour éviter d’être stigmatisée par l’espace médiatique !
Voici un article du Journal des Français qui se lamente avec moi de la machine à perdre que la droite a de nouveau ressortie :
La droite la plus bête du monde :
la machine à perdre s’active encore à Paris
À chaque élection importante, le même scénario se répète. À droite, on proclame vouloir gagner. Puis, méthodiquement, on s’emploie à faire exactement l’inverse. La dernière déclaration de Rachida Dati sur les municipales parisiennes en offre une nouvelle illustration.
Invitée jeudi soir sur CNews, la candidate soutenue par Les Républicains et le MoDem a réaffirmé qu’une alliance avec Sarah Knafo, tête de liste du mouvement Reconquête, n’était « pas possible ». Le message est clair :
plutôt perdre que s’entendre !
Une droite incapable de s’additionner
La scène politique parisienne est pourtant limpide. Plusieurs candidats de droite ou proches de la droite se présentent séparément. Dans un système électoral où le second tour dépend des rapports de force du premier, la logique élémentaire voudrait que ces forces tentent au minimum de ne pas se neutraliser.
Mais non.
Depuis des décennies, la droite française semble s’être donnée pour mission de transformer chaque compétition électorale en exercice d’autodestruction. Les adversaires idéologiques ne sont pas combattus avec la même énergie que les voisins politiques.
Résultat : les électeurs regardent, souvent médusés, des responsables censés partager un socle d’idées, préférer la défaite à l’accord.
L’argument moral, refuge des stratégies perdantes
Pour justifier son refus d’alliance, Rachida Dati invoque notamment certaines prises de position de Sarah Knafo, évoquant des propos sur le « grand remplacement » ou encore une critique ancienne liée à la vie personnelle de la candidate LR.
Ces différends existent. Mais la politique n’est pas un club de pureté morale. Elle repose sur des coalitions, des compromis et des arbitrages.
Or, dans cette campagne parisienne, la droite semble déterminée à se battre avant tout contre elle-même. Pendant que les sensibilités voisines s’écharpent, leurs adversaires observent la scène avec un confort certain.
Une tradition bien française
Cette incapacité à construire des alliances n’est pas nouvelle. Elle constitue presque une constante de la droite française contemporaine.
Pendant que la gauche a souvent su se rassembler derrière des fronts communs, la droite se spécialise dans les querelles d’étiquettes, les exclusions symboliques et les déclarations d’impossibilité absolue.
Le paradoxe est frappant : ceux qui dénoncent l’échec électoral répété reproduisent exactement les mécanismes qui le rendent inévitable.
Paris, laboratoire de la défaite annoncée
Dans une ville comme Paris, où les équilibres électoraux sont fragiles et les triangulaires fréquentes, la division est presque une garantie de défaite.
Chaque camp espère que l’autre disparaîtra ou s’effondrera de lui-même. En pratique, chacun affaiblit simplement l’ensemble.
Et pendant ce temps, les électeurs de droite assistent, une fois encore, au spectacle bien rodé de ce qui ressemble de plus en plus à une spécialité nationale :
transformer une élection difficile en défaite certaine.
La droite française a parfois été brillante, souvent courageuse, mais sur un point au moins elle reste championne incontestée :
l’art, parfaitement maîtrisé, de perdre toute seule.
Monique Lefèvre pour le Journal des Français.
NB Pour le fun regarder cette affiche qui date du remps du RPR :
Force est de constater que le RPR n’a pas apporté de solution au problème de la droite !




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