Tout faire pour que la PPE3 ne soit pas promulguée !

Publié par le 8 Jan, 2026 dans Blog | 0 commentaire

Tout faire pour que la PPE3 ne soit pas promulguée !

La PPE3, c’est l’épisode 3 de la Programmation Pluriannuelle de l’Energie, qui envisage de développer massivement les énergies renouvelables et notamment :

– de multiplier le nombre d’éoliennes en mer par 50,

– de multiplier le nombre d’éoliennes terrestres par 2,

– de multiplier le nombre de panneaux solaires par 4.

Le tout pour un budget de … 300 milliards d’euros !

Avec quel argent ? Avec celui de nos enfants et petits-enfants !

Je relaye un nouvel article signé Fabien Bouglé, un spécialiste de la gestion des énergies, qui pousse un nouveau cri d’alarme dans cet article de The Epoch Times :

« La PPE3 porte directement atteinte
aux intérêts fondamentaux de la nation »

L’expert en politique énergétique et auteur de Éoliennes, la face noire de la transition écologique (Éditions du Rocher, 2019) et Guerre de l’énergie, au cœur du nouveau conflit mondial (Éditions du Rocher, 2024) Fabien Bouglé, analyse dans cet entretien la hausse de la facture d’électricité, les multiples reports de la PPE3, les liens existants entre la mafia et la filière éolienne en Italie ainsi que la censure d’une certaine parole sur le climat.

 Nous sommes en train de sacrifier notre souveraineté énergétique sur l’autel de la transition écologique, avec la PPE3 alerte le directeur de publication du magazine Transitions et Énergies.

Epoch Times – D’après le dernier baromètre du médiateur national de l’énergie, 36 % des ménages ont éprouvé des difficultés pour payer leurs factures de gaz ou d’électricité en 2025, soit une hausse 8 % par rapport à l’année précédente. Selon les chiffres du gouvernement, la facture d’électricité a augmenté de 14 % en 2023 et 18 % en 2024. Le ministre de l’Économie, Roland Lescure a, de son côté, promis une baisse de l’abonnement à l’électricité de 5 %. Cela fait beaucoup de chiffres. Que faut-il retenir pour le consommateur français ?

Fabien Bouglé – Selon les chiffres du ministère de la Transition écologique, la facture d’électricité a doublé entre 2014 et 2024. En 2014, les Français qui payaient, par exemple, environ 100 euros par mois, doivent aujourd’hui sortir de leur poche 200 euros !

Ce phénomène qui touche de plein fouet les ménages et les PME s’est malheureusement accéléré ces dernières années. Entre 2022 et 2024, la facture d’électricité a augmenté de 35 %.

Pour que vos lecteurs puissent s’y retrouver avec tous ces chiffres, je vous propose de décortiquer la facture d’électricité. Je dirais qu’elle se découpe en trois parties. Une facture, c’est d’abord le coût de l’électricité. Ensuite, l’accise, c’est-à-dire la taxe servant à financer les subventions aux dites énergies renouvelables. Et puis, c’est aussi le coût d’acheminement.

Ces dernières années, la facture d’électricité n’a pas augmenté en raison de la hausse du coût de l’électricité, mais à cause du coût de l’accise de l’électricité. Cette augmentation du coût de l’accise est directement liée au développement des énergies intermittentes voulu par nos dirigeants.

La Programmation pluriannuelle de l’Énergie (PPE3), le document officiel fixant la feuille de route énergétique de la France pour les dix prochaines années, entend bien poursuivre ce développement des énergies intermittentes.

Selon les membres du Conseil scientifique du magazine Transitions & Énergies, la facture d’électricité devrait doubler d’ici à dix ans. C’est tout simplement scandaleux.

Sachant pertinemment que la facture d’électricité des ménages va continuer d’augmenter, mais souhaitant en même temps poursuivre la politique de transition énergétique, le gouvernement tente de trouver une parade en annonçant une baisse de 80 centimes d’euros par mois. Cela reste bien peu quand on sait ce que payent réellement les Français et les chefs de PME chaque année.

Vous avez parlé de la PPE3. Sa publication, initialement prévue en 2023, a été une nouvelle fois reportée. Comment l’expliquez-vous ?

La crise politique dans laquelle le pays est plongé depuis juin 2024 est l’une des raisons de ces multiples reports.

Comme vous le savez, le gouvernement ne dispose pas de majorité à l’Assemblée nationale. Ainsi, il se retrouve d’un côté, face au Rassemblement national, à l’UDR et à une partie de LR, c’est-à-dire face à des partis hostiles à la politique énergétique qu’il défend, considérant qu’elle ne relance pas de manière suffisamment forte la filière nucléaire. Et de l’autre, face à des partis de gauche qui lui reprochent de promouvoir une politique énergétique mêlant nucléaire et énergies intermittentes.

Par ailleurs, je dirais que le travail que nous faisons depuis des années, avec des experts en politique énergétique et d’anciens grands chefs d’entreprise en publiant des ouvrages et en alertant les Français dans les médias, notamment Transitions & Énergies, commence à porter ses fruits. Nous venons d’ailleurs de publier un entretien exclusif du Secrétaire National Affaires Publiques et Européennes du syndicat CFE Énergies, et ingénieur en génie atomique, André Palu.

Un véritable sachant qui a le courage de nous alerter sur l’autodestruction de notre système électrique à cause du développement des énergies intermittentes.

André Palu appelle également à la publication du rapport d’EDF sur l’impact préoccupant, pour le parc nucléaire, de l’obligation de faire varier la puissance des centrales pour compenser la production irrégulière de l’éolien et du solaire.

Je rappelle aussi qu’en décembre 2024, nous avions publié dans Le Point, avec notamment Henri Proglio et André Merlin, une lettre ouverte dans laquelle nous dénoncions le « développement à marche forcée des énergies renouvelables » et l’actuelle version de la PPE3.

La nation est désormais dans une situation d’une extrême gravité. Nous sommes en train de sacrifier notre souveraineté énergétique sur l’autel de la transition écologique. RTE vient d’ailleurs d’avouer que nous avons frôlé le black-out à deux reprises en 2025. C’est ce qui est arrivé en Espagne.

Pour l’heure, je ne peux que me réjouir du report de la publication de la PPE3. Nous avons remporté ce bras de fer face à un gouvernement soumis au diktat des défenseurs des énergies intermittentes.

Vous qualifiez la politique énergétique actuelle de « racket ». Pourriez-vous nous en dire un peu plus sur ce que vous appelez le « racket » ?

Dans les années 2 000, dans le cadre des mécanismes de soutien aux énergies intermittentes, il y a eu des tarifs garantis autour de 81 €/MWh pour encourager la construction d’éoliennes terrestres. Et c’est là où des personnes ont commencé à s’enrichir.

Rentrons un peu dans les détails du mécanisme. La subvention est versée à l’exploitant éolien en prix garanti. Autrement dit, quelle que soit la production, quel que soit le prix de marché, l’exploitant touchait 81 € le Mégawattheure. Puis, par des clauses d’indexation de l’inflation, le tarif est passé progressivement à 91 € le Mégawattheure avant de frôler aujourd’hui environ 100 € le Mégawattheure pour les éoliennes terrestres.

Le prix de marché de l’électricité est actuellement de 50 € le Mégawattheure. La différence entre le prix garanti et le prix de marché est compensée par l’État via l’accise sur l’électricité. À la fin, on prend donc dans la poche des Français.

Les parlementaires ont rapporté que les charges de service public de l’énergie (CSPE) vont atteindre cette année, 13 milliards d’euros, soit une augmentation de 11 % par rapport à 2025.

C’est la somme que les Français versent indirectement chaque année aux exploitants éoliens. C’est considérable !

Ces exploitants sont pour la plupart des filiales de holdings basées au Luxembourg appartenant elles-mêmes à des fonds de pensions américains ou à des sociétés asiatiques. Voilà où partent les 13 milliards d’euros des Français. C’est la raison pour laquelle nous parlons de « racket ».

Penchons-nous désormais sur les liens existants entre la mafia et la filière éolienne. Dans Transitions & Énergies, vous évoquez le cas du journaliste italien Sigfrido Ranucci, visé par un attentat à la voiture piégée au mois d’octobre. Ce dernier enquêtait sur des liens entre la mafia et la filière éolienne. Les médias français ont repris l’information, mais il semblerait qu’ils aient passé sous silence l’objet de l’enquête du journaliste.

Chez nos voisins transalpins, la question des liens entre la mafia et le secteur éolien ne fait absolument pas l’objet d’un tabou.

Après l’attentat visant ce journaliste, toute la presse italienne, a d’ailleurs évoqué le possible lien entre cette attaque et la filière éolienne. Cela fait des années que les autorités italiennes luttent contre l’influence mafieuse dans la filière éolienne.

Cette dernière est principalement tenue par la fameuse Cosa Nostra. En 2013, Vito Nicastri,un représentant du chef suprême de la Cosa Nostra, Matteo Messina Denaro, qui avait fait fortune dans les énergies renouvelables, a vu ses actifs d’une valeur de 1,3 milliard d’euros être confisqués par les autorités italiennes. C’est dire à quel point le secteur des énergies renouvelables est gangrené par les criminels en Italie.

Mais pour répondre plus directement à votre question, je me souviens avoir été sollicité par un journaliste de Médiapart souhaitant faire un portrait orienté de mon parcours.

J’avais profité de l’occasion pour lui demander pourquoi Médiapart n’évoquait jamais les liens entre la mafia et la filière éolienne au lieu de chercher – malgré la réalité des faits – à coller des anathèmes aux résistants aux énergies intermittentes.

Une question que j’aurais d’ailleurs très bien pu poser à d’autres médias. Mais il semblerait que pour la presse bien-pensante, seule la promotion des énergies intermittentes et la censure de la parole de ceux qui les critiquent comptent.

Le journaliste de CNews Pascal Praud expliquait il y a quelques semaines qu’il n’a pas le droit de dire que les énergies renouvelables augmentent la facture d’électricité des ménages parce que l’ARCOM considère cela comme de la « désinformation ». Comment réagissez-vous ?

L’Arcom porte atteinte aux valeurs de la République, notamment la liberté d’expression. Je rappelle qu’en France, il n’existe aucune loi empêchant un citoyen d’exprimer telle ou telle opinion sur le climat.

J’ai moi-même fait l’objet de censure. L’Arcom a mis en garde Sud Radio à la suite d’interventions au cours desquelles j’expliquais que la France est infiltrée par la filière éolienne. Une mise en garde adressée après des saisines de QuotaClimat, une officine de censure en partie financée par l’Arcom et l’ADEME, mais également par la filière éolienne à travers le groupe Valorem, le premier exploitant éolien indépendant français.

En réalité, certains organismes et associations essayent d’empêcher le débat sur la politique énergétique en faisant pression sur le peu de médias libres actifs dans notre paysage audiovisuel. Cependant, je pense que plus ces organismes tenteront de nous censurer, plus nos analyses seront prises au sérieux et diffusées.

Malgré tout ce que nous venons d’évoquer, êtes-vous optimiste quant à l’avenir de la politique énergétique de la France ?

Même si j’ai exposé un certain nombre de faits qui pourraient faire de moi un expert pessimiste, je suis résolument optimiste. Je pense que ceux qui nous dirigent, à cause de leurs mauvaises décisions en matière de politique énergétique, finiront oubliés.

Pour en revenir à la PPE3, je crois qu’elle ne sera pas publiée avant 2027. Un tel acte entraînerait immédiatement la fin de la carrière politique de Sébastien Lecornu et consorts puisque dans son état actuel, le document porte directement atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation.

Propos recueillis par David Vives et Julien Herrero pour The Epoch Times.

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