On prête à Jean Cocteau la citation du titre de cet article.
Si cet aphorisme a un fond de vérité, c’est quand on parle des peuples italien et français mais on ne peut pas en dire autant pour les dirigeants de nos deux pays.
Car la différence entre la première ministre italienne Giorgia Meloni et Emmanuel Macron est abyssale !
D’ailleurs, ces deux-là n’ont pas l’air de s’apprécier mutuellement et l’on sent même un certain mépris chez Giorgia Meloni comme en atteste la photo ci-dessus. Les yeux au ciel après que Macron ait murmuré quelque chose à son oreille !
On vient d’avoir une preuve flagrante de la différence entre les exécutifs italien et français avec la cérémonie d’ouverture des jeux olympiques d’hiver 2026 organisés à Milan.
C’est ce que rapporte Boulevard Voltaire dans cet article :
Cérémonie d’ouverture des JO d’hiver 2026 :
l’Italie donne une leçon à la France
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Vendredi 6 février au soir, les Jeux olympiques d’hiver Milano Cortina 2026 étaient lancés en grande pompe au stade olympique Milano San Siro. Le moins que l’on puisse dire est que cette cérémonie d’ouverture n’avait rien de commun avec celle des JO 2024 à Paris qui, se voulant toujours plus inclusifs, n’avaient réussi qu’à cliver. Vendredi, public, artistes et athlètes étaient présents pour célébrer la fierté et le patrimoine italiens.
Trop d’inclusif exclut
Au lendemain de la cérémonie d’ouverture des JO parisiens en 2024, le metteur en scène Thomas Jolly se félicitait et se congratulait dans une conférence de presse que rapportait Le Monde :
C’était des idées républicaines, c’était des idées d’inclusion, c’était des idées de bienveillance, de générosité, de solidarité dont nous avons follement besoin. J’ai eu envie d’envoyer un message d’amour, d’inclusion, pas du tout de diviser, justement,
expliquait-il encore avec assurance. Pourtant, nombreux sont ceux qui ont ressenti de la honte voire de la colère en regardant la prestation calamiteuse de Philippe Katerine rejouant la Cène, en contemplant Aya Nakamura se trémousser avec la Garde républicaine ou en voyant rejouer une des périodes les moins glorieuses de notre Histoire sur la façade sanguinolente de la Conciergerie. Pour l’inclusion, tout est relatif ; manifestement, tous les Français ne s’étaient sentis ni représentés ni inclus. Alors quand, sur son site officiel, on pouvait lire que la cérémonie d’ouverture des JO d’hiver 2026 en Italie se voulait elle aussi « une célébration globale et inclusive », il était permis de craindre le pire. Et pourtant … Marco Balich, le directeur artistique de l’événement, semble, lui, avoir réellement compris ce que voulait dire le mot « inclusif » puisqu’il le faisait suivre de « tradition et continuité ».
Le classique est kitsch ?
Le gratin artistique et médiatique l’attendait au tournant, eux qui s’étaient émerveillés devant la cérémonie parisienne :
Forcément cette question, brûlante comme la flamme de l’Olympe : comment les Italiens allaient-ils rivaliser avec la claque mondiale que fut la cérémonie des JO d’été en 2024 ?,
s’interrogeait Le Soir, qui se demandait sincèrement si l’Italie :
pouvait faire oublier l’incontestable modernité de la proposition parisienne, qui a complètement dépoussiéré cet exercice obligé pour en faire un manifeste politique, inclusif, pop ?
Le média, qui doit se trouver furieusement progressiste et qui considère que Paris « a transcendé l’exercice », a trouvé la cérémonie italienne « kitsh » et « très classique ». Rien d’étonnant puisque Le Soir le dit lui-même :
la grand-messe a rendu hommage au patrimoine de la Péninsule.
Ouest-France n’est pas en reste, et si le journal fait l’effort de relever des « tops », il explique dans ses « flops :
qu’il était difficile de passer après Paris 2024. Les organisateurs avaient annoncé (sans nommer Paris 2024) leur volonté d’une cérémonie moins clivante et plus consensuelle. Ce fut le cas, mais on a eu parfois le sentiment d’un show un peu trop classique et longuet. Ça aurait pu être pire et carrément ennuyeux, mais il a manqué un peu de folie et d’originalité sans doute.
Certainement moins clivante, évidemment plus consensuelle et donc vraiment inclusive : les Italiens ont dû se sentir fiers, vendredi soir, puisque la cérémonie a mis en lumière leur grandeur. Les tableaux se sont succédé et le premier donnait le ton puisqu’on assistait à une représentation dansée du chef-d’œuvre du sculpteur Antonio Canova : « Psyché ranimée par le baiser de l’Amour ». Tout était à l’avenant : l’art pictural, le rêve de la Dolce Vita, l’opéra italien avec Verdi, Rossini et Puccini, notamment, ont été célébrés. Le ténor Andrea Bocelli a accompagné les porteurs de la flamme olympique en chantant l’air Nessun dorma de Turandot. Même Mariah Carey a chanté en italien le tube de Domenico Modugno, Nel blu dipinto di blu. Autre scène remarquable, pendant que la chanteuse Laura Pausini chantait l’hymne national, Fratelli d’Italia, des mannequins habillés aux couleurs italiennes par Giorgio Armani, mort en septembre dernier, l’accompagnaient. En clair, une cérémonie d’ouverture hautement patriotique. Mais pas seulement :
La cérémonie a aussi joué une fresque kitsch assumée au cours de laquelle on a pu voir les skis en bois des premiers JO d’hiver de 1924 à Chamonix, les combinaisons bariolées des années 60 ou des néons disco des années 80,
rapporte La Dépêche : voilà le petit grain de folie !
Alors, quand on lit sur son site officiel que :
la cérémonie d’ouverture a rendu hommage à l’histoire, la culture et le patrimoine artistique de l’Italie autour du thème de l’harmonie,
on y croit sans mal et l’Italie, parce qu’elle a su célébrer sa grandeur, a rendu fiers et a rassemblé les Italiens. On regrette d’autant plus que la France n’ait pas su profiter de l’occasion qu’elle a eue en 2024.
Victoire Riquetti pour Boulevard Voltaire.




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