Tout se passe comme si, en passant de la banque Rothschild, d’abord au ministère de l’économie puis à l’Elysée, Macron n’avait jamais quitté ses habits et sa mentalité d’avocat d’affaires, spécialisé dans les fusions-acquisitions d’entreprises !
A son bilan calamiteux concernant la France et ses finances, il faudra ajouter la liste impressionnante des fleurons industriels français qu’il aura bradés à l’étranger !
Citons par exemple la cession de l’équipementier télécoms Alcatel-Lucent au finlandais Nokia, le parapétrolier Technip à l’américain FMC et l’aéroport de Toulouse-Blagnac à la Chine.
Mais c’est évidemment l’affaire Alstom avec la cession de sa partie Energie qui retiendra en priorité l’attention avec le clou constitué par la vente à General Electric des turbines nucléaires Arabelle, organes stratégiques de nos centrales et sous-marins nucléaires, que Macron dut piteusement racheter quelques années plus tard … à trois fois leur prix de vente !
Olivier Marleix aura consacré une partie de sa vie parlementaire à dénoncer le scandale Alstom avec l’écriture de plusieurs livres.
Il y aura probablement aussi laissé sa vie …
Aujourd’hui, alors que l’avenir s’écrit à la lumière de l’Intelligence artificielle, Macron laisse filer une opportunité industrielle majeure comme le rapporte cet article de The Epoch Times :
La France perd un supercalculateur à
10 milliards d’euros au profit des États-Unis
La France vient de voir s’envoler un projet présenté comme l’un des piliers de sa stratégie en matière d’intelligence artificielle : un supercalculateur de nouvelle génération, évalué à 10 milliards d’euros d’investissements, que devait construire la société britannique Fluidstack sur le territoire national.
Supercalculateur – Annoncé en grande pompe lors du sommet « Choose France » 2025, ce projet devait symboliser l’attractivité retrouvée du pays pour les géants du numérique et des infrastructures de calcul. Moins d’un an plus tard, l’entreprise se rétracte, laissant l’exécutif face à un trou noir industriel et politique, selon BFM.
L’abandon intervient alors que le gouvernement mise sur la montée en puissance de capacités de calcul massives pour soutenir son ambition de faire de la France un leader européen de l’IA.
Pour l’Élysée, ce supercalculateur devait être l’une des vitrines d’un plan global d’investissements dépassant la centaine de milliards d’euros annoncés autour de l’IA et des infrastructures numériques. La volte-face de Fluidstack vient ainsi percuter une stratégie de souveraineté technologique déjà sous tension.
Un mégaprojet annoncé comme vitrine de l’IA française
Fluidstack, plateforme cloud spécialisée dans les capacités de calcul pour l’IA, avait signé un protocole d’accord avec l’État français pour implanter un supercalculateur d’une puissance annoncée de 1 gigawatt, alimenté par une électricité décarbonée, principalement nucléaire.
La première phase du projet, chiffrée à 10 milliards d’euros, devait être opérationnelle dès 2026, avec une montée en puissance prévue jusqu’en 2028. L’objectif affiché était de faire de la France un hub mondial pour l’entraînement des modèles d’intelligence artificielle de nouvelle génération, selon Capital.
Dès l’origine, des interrogations ont toutefois émergé sur la capacité réelle de la jeune pousse britannique à assumer un tel volume d’investissement. Fluidstack, qui revendique des clients prestigieux dans l’IA générative, ne disposait alors que de quelques millions de dollars levés, très loin des montants engagés par les acteurs établis du secteur. Des comparaisons avec des sociétés comme CoreWeave, capables de mobiliser plusieurs milliards de dollars pour leurs infrastructures, ont nourri le scepticisme de certains observateurs.
Face à ces doutes, le gouvernement avait mis en avant la « vision stratégique » du projet et la promesse de milliers d’emplois indirects dans les filières du cloud, des semi-conducteurs et de l’énergie. Le supercalculateur devait également bénéficier à l’écosystème de recherche français, en complément des machines publiques exascale (un système informatique massif stocké dans des armoires) pilotées par le GENCI et le CEA, financées à hauteur d’environ 500 millions d’euros sur cinq ans.
L’abandon du projet laisse désormais cette promesse en suspens, au moment même où la compétition internationale s’intensifie.
Virage américain et choc politique à Paris
En optant finalement pour une implantation aux États-Unis, Fluidstack choisit un écosystème où les financements privés, les fournisseurs de puces et les grands clients de l’IA sont déjà massivement regroupés. Cette décision place Washington en position de force supplémentaire dans la course aux infrastructures de calcul, au détriment de l’Europe. Pour Paris, la perte de ce supercalculateur s’apparente à un camouflet, alors même que la France cherche à se poser en alternative crédible face aux États-Unis et à la Chine.
Les autorités françaises doivent désormais gérer les retombées d’un échec qui fragilise le récit d’une « souveraineté numérique » fondée sur des projets industriels phares. La défection de Fluidstack intervient alors que d’autres programmes européens, comme le supercalculateur exascale Alice Recoque piloté par la France, peinent encore à incarner un équivalent en termes d’image et de masse critique face aux plateformes américaines. Le risque est de voir les acteurs de l’IA les plus innovants se tourner davantage vers les infrastructures outre-Atlantique, renforçant ainsi la dépendance technologique européenne.
Pour la France, cette séquence oblige à repenser les conditions d’accueil des grands projets de calcul, entre stabilité réglementaire, accès à l’énergie, financement public et crédibilité des partenaires privés. Elle souligne aussi la nécessité de consolider les acteurs nationaux et européens déjà positionnés sur le supercalcul, plutôt que de dépendre de promesses spectaculaires mais fragiles.
Léandre Genet pour The Epoch Times.




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