On doit à Alexandre Jardin, le chevalier blanc anti-ZFE et anti-PPE3, cette comparaison audacieuse entre la volonté du pouvoir macronien de couvrir la France et nos rivages d’éoliennes, aussi disgracieuses qu’inutiles, et l’édification absurde de la Ligne Maginot dans les années 30.
En effet, après être passé en force en promulguant par un simple décret la PPE3, le gouvernement s’entête dans sa volonté de satisfaire aux oukases de Bruxelles en lançant d’énormes appels d’offre pour des éoliennes en mer !
Voici le tweet d’Alexandre Jardin :
Vraie vraie folie.
En fait, on a affaire des fous plus que des incompétents.
Des enfermés dans un schéma de pensée aussi dingue que le fut la ligne Maginot, chef-d’œuvre de nos élites des années 30.
Il y a une disponibilité dans les élites d’État française pour le naufrage dont ils envoient la note au peuple car en réalité ce sont des gens qui ne sont pas personnellement exposés.
Nous citoyens, allons devoir réparer quasiment toutes leurs erreurs avec des gens de métier – eux exposés à la vie réelle. Et quand nous aurons franchi cette étape de réveil démocratique, nous devrons nous assurer que plus jamais les élites administrative ne soient proches des leviers du pouvoir.
Alexandre Jardin sur X.
Et voici l’article du Figaro Economie qui a déclenché la fureur d’Alexandre Jardin :
En pleine flambée des prix du pétrole et du gaz, la course contre la montre du gouvernement pour relancer les énergies renouvelables
Les ministres de l’Économie et de l’Énergie donnent le coup d’envoi à un appel d’offres géant ciblant l’installation d’éoliennes en mer. Les ambitions sont plus mesurées pour les installations terrestres, éoliennes ou solaires.
Le compte à rebours est enclenché. Après plus de deux ans de tergiversations autour du développement des énergies renouvelables en France, le gouvernement a les deux pieds sur la pédale de l’accélérateur. Publication de la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE 3) le 13 février pour fixer les grands axes de développement dans le nucléaire comme pour les énergies renouvelables ; puis, ce jeudi, lancement des appels d’offres qui viennent concrétiser les annonces liées à la PPE 3. Au-delà des objectifs fixés, le calendrier est devenu une pièce maîtresse de l’échiquier politique. L’enjeu est de lancer les procédures d’appels d’offres pour que les projets soient suffisamment solides et ne puissent plus être remis en cause, quels que soient les résultats de l’élection présidentielle en avril 2027.
La motivation est aussi bien politique qu’économique, alors que les prix du pétrole et du gaz s’envolent. Pour échapper à la dépendance du pays aux hydrocarbures (60 % de la consommation énergétique contre 40 % pour l’électricité), il faut électrifier les usages, martèlent en chœur les représentants du gouvernement. Roland Lescure, le ministre de l’Économie, ne manque pas une occasion de fustiger ceux qui s’attaquent à la « surproduction d’électricité en France ». Il veut croire en « une croissance exponentielle de la demande », que le gouvernement entend soutenir avec de nouvelles mesures. En attendant le grand plan d’électrification, qui doit être présenté la semaine prochaine, le ministre de l’Économie et la ministre de l’Énergie, Maud Bregeon, ont mis le cap sur le parc éolien en mer de l’île d’Yeu, une façon de marquer leur attachement à cette filière.
Les annonces les plus importantes concernent l’éolien en mer, avec l’objectif de passer de 5 gigawatts (GW) actuellement installés ou en construction à 15 GW en 2035. Toutes les façades maritimes sont concernées, « de Fos-sur-mer à Fécamp en passant par Oléron », a souligné Roland Lescure. Ce qui implique aussi le recours à deux technologies : des éoliennes posées sur les fonds marins – quand la profondeur le permet – ou flottantes, ce qui est plus onéreux mais permet de s’éloigner un peu plus des côtes. « En France, nous optons pour les solutions les plus chères à construire, tout en visant un prix d’électricité produite le plus bas possible », grince un représentant de la filière. Le coût de développement de ces projets est fondamental pour assurer leur viabilité, alors que le gouvernement vise un prix moyen de 100 euros du mégawattheure (MWh).
Mécanisme de compensation
Ce prix est assorti d’un mécanisme de compensation, avec la mise en place d’un contrat pour différence (CFD). Quand les prix de marché sont supérieurs à ceux du contrat, l’exploitant verse la différence à l’État, et dans le cas contraire, l’État compense l’exploitant. Le prix de 100 euros du mégawattheure est en ligne avec celui prévu pour les six réacteurs nucléaires EPR 2, dont le premier doit être livré en 2038. « 100 euros du MWh, c’est très ambitieux. Pour l’atteindre, il faudrait beaucoup de concurrents aux appels d’offres. Mais pour cela, il faudrait créer les conditions favorables à cette compétition », explique Jérémie Almosni, délégué général de France renouvelables. « C’est un prix d’intention », tacle une experte du secteur, très dubitative quant à la capacité des industriels de réellement tenir ces prix.
La question du coût de ces appels d’offres concernant l’éolien en mer pour les finances de l’État devrait continuer à susciter des polémiques. Il est directement lié à l’évolution des prix de marché : s’ils restaient très bas, la facture pourrait atteindre 35 milliards d’euros, entre 2025 et 2060, pour l’éolien en mer. Mais si ces prix s’envolaient – ce qui reste à craindre au vu des tensions internationales -, ce même programme rapporterait près de 37 milliards à l’État, toujours sur 35 ans. À moins de nouveaux changements. Le gouvernement a aussi lancé une mission d’étude sur les soutiens aux renouvelables, la mission Lévy-Tuot, qui doit rendre prochainement ses conclusions.
Celles-ci pourraient être partiellement intégrées aux appels d’offres annoncés ce jeudi, si cela n’implique pas de modifications substantielles du cahier des charges. Sinon, ce sera pour les prochains. En effet, tout n’est pas encore joué. Le cahier des charges des appels d’offres doit être transmis par le gouvernement à la Commission de régulation de l’énergie (CRE), qui donnera son avis dans les prochaines semaines, avant la publication des appels d’offres. Les entreprises, ou les consortiums, auront ensuite quatre à six mois pour soumettre leurs offres, que la CRE examinera pendant quatre mois. Le calendrier est donc très serré pour que les choix des développeurs de projet soient validés avant la présidentielle.
Un seul appel d’offres pour l’éolien terrestre
Enfin, les projets choisis devront faire la part belle aux contenus locaux. Avec le lancement de ces appels d’offres, le gouvernement vise à pérenniser les activités industrielles sur le territoire. Au total, 120 000 emplois devraient être créés dans les filières des énergies renouvelables d’ici à 2035. Pour l’éolien en mer, les effectifs devraient passer de 8 000 à 33 000 personnes au cours des dix prochaines années, avec les usines de Siemens au Havre, de GE et des chantiers de l’Atlantique à Saint-Nazaire en tête de pont. À condition de trouver des candidats pour mener à bien ces projets!
Sur terre, les objectifs sont revus à la baisse, avec des ambitions limitées à l’année en cours. « Seulement » 2,9 GW devraient être attribués aux installations solaires cette année. Le gouvernement temporise, en attendant que la France dispose enfin de ses méga usines de production de panneaux. Il faut aussi lever le pied, pour permettre au système électrique de s’adapter à ces nouvelles installations, en leur ajoutant des batteries par exemple. Les nouvelles petites installations solaires, celles sur le toit des maisons notamment, bénéficieront de conditions moins avantageuses pour le rachat de l’électricité produite.
Le gouvernement veut pousser à l’« autoconsommation » et donc éviter que cette électricité arrive en masse sur le réseau, au moment où la production est déjà élevée avec des prix au plus bas. Enfin, il n’y aura qu’un seul appel d’offres pour l’éolien terrestre, de 800 MW. Le gouvernement avait déjà prévenu qu’il comptait donner la priorité à la remotorisation : comprendre, le remplacement des machines les plus anciennes par de nouvelles, plus puissantes, afin d’augmenter la production, avec moins d’éoliennes. L’objectif est de ne pas braquer les opposants à l’éolien, en mettant l’accent davantage sur le renouvellement que sur la multiplication de nouveaux sites.
Elsa Bembaron pour le Figaro Economie.




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Une réponse à “La nouvelle « ligne Maginot » du gouvernement”


non pas des fous, mais des idéologues, des malades, persuadés de détenir la Vérité, et d’être investis d’une Mission Divine : ils ont raison envers et contre tous. Ils sont là pour sauver la planète et tant mieux si ça fait mal aux gueux !
Pendant ce temps là, les Chinois, les Indiens, les Africains, les Sud Américains nous regardent nous suicider en rigolant et en se frottant les mains.