L’expulsion de Xenia Fedorova est illégale !

Publié par le 3 Août, 2026 dans Blog | 0 commentaire

L’expulsion de Xenia Fedorova est illégale !

La toile est en colère !

Les réseaux sociaux sont en ébullition après l’acte de dictature caractérisé que vient de déclencher Macron et sa clique avec l’expulsion de Xenia Fedorova.

Cette journaliste était seule à permettre aux Français d’entendre un autre point de vue que celui – unique – de la propagande antirusse déversée depuis quatre ans sur les antennes françaises.

Cette expulsion est doublée d’une assignation à résidence et d’un gel de ses avoirs. Il lui est par ailleurs interdit, pendant six mois, de recevoir de façon directe ou indirecte des fonds ou des ressources économiques. Cette dernière mesure a pour but de l’asphyxier financièrement pour l’empêcher de contester son expulsion devant la justice.

Il s’agit bien de neutraliser cette journaliste en violation totale avec l’article 11 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen ainsi libellé :

La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme.

Un acte indigne d’une démocratie qui, après l’arrestation de Pavel Durov, le créateur de Telegram, rapproche un peu plus la Macronie d’un régime totalitaire !

Voici une interview de Philippe de Villiers parue dans le JDD qui dénonce ce nouveau coup de force de Macron :

Philippe de Villiers : « L’expulsion
de Xenia Fedorova est illégale »

INJUSTICE. Le fondateur du Puy du Fou réagit à l’arrêté ministériel visant la chroniqueuse russe à CNews, à Europe 1 et au JDNews.

Le JDD. On a appris, après l’arrêté d’expulsion qui lui a été signifié mercredi, le gel des avoirs de Xenia Fedorova. Pourquoi l’exécutif a-t-il pris cette décision ? 

Philippe de Villiers. Selon moi, il y a trois raisons qui sous-tendent cette décision absurde et scandaleuse et qui se retournera bientôt contre ses auteurs.

La première raison, c’est la radicalisation d’un régime aux abois et qui ne supporte plus les voix dissidentes, un régime de plus en plus faible et qui développe une paranoïa face à toute forme de critique. En réalité, nous assistons à un changement de régime : c’est le passage à l’autoritarisme et au soupçon d’État. 

La deuxième raison, c’est l’anticipation sur l’échec de la campagne de presse lancée à la fin du mois de juin sur le thème suivant, les frappes dans la profondeur de l’Ukraine vont provoquer un nouveau 1917. « Nous allons vers Brest-Litovsk. La Russie va s’effondrer ». Ce discours qui a tenu en haleine toute la presse mainstream va connaître dans les mois qui viennent un démenti humiliant. D’où l’effet de panique à l’Élysée. 

La troisième raison tient à la fuite en avant de l’Union européenne. En effet, Bruxelles a tout misé sur la guerre en Ukraine, en jetant des milliards dans cette guerre où nous sommes devenus cobelligérants au moment où les incendies dans toute l’Union européenne rappellent l’incurie de nos dirigeants. On met de l’argent en Ukraine et pendant ce temps-là, les migrants arrivent à Madrid et les incendies font des ravages sans qu’on puisse financer les Canadair. Les deux décisions concernant Xenia Fedorova sont violemment illégales. Elle est titulaire d’une carte de séjour qui la met en règle depuis 2024 et qui vaut pour une décennie. Si je dis que l’expulsion est illégale, c’est parce qu’elle contredit, comme n’importe quel juge, n’importe quel magistrat, n’importe quel juriste en conviendra, l’article 11 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen ainsi libellé :

La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme. 

Ensuite, elle contredit encore davantage l’article 411-4 du code pénal qui définit les cas très particuliers d’intelligence avec une puissance étrangère, en relation avec le terrorisme. Comme si nous étions dans le cas d’une personne suspecte qui, par ses actions, déclencherait des situations d’hostilité à la France avec des actes d’agression en France. Nous ne sommes pas du tout dans cette situation-là. La Russie est un État. Ce n’est pas une organisation terroriste et criminelle. Nous avons avec cet État, que je sache, des relations diplomatiques. Pour toutes ces raisons, l’arrêté d’expulsion me paraît grotesque, fantaisiste, fantasmatique même. Je retiens une motivation que je soumets à vos lecteurs :

Les prises de position de Xenia Fedorova ont pour effet de déstabiliser le corps social.

Rien que cela ! J’ajouterai deux points. 

D’abord sur le gel des avoirs. Je constate que l’inénarrable Laurent Nuñez, ministre de l’Intérieur, est beaucoup plus rapide pour geler les avoirs d’une journaliste qui lui déplaît que pour récupérer les avoirs algériens dont on nous a expliqué depuis trois ans que, juridiquement, il était impossible de les geler. Ça s’appelle un deux poids, deux mesures. Monsieur Nuñez est beaucoup plus rapide et efficace avec cette journaliste de CNews qu’avec des terroristes islamiques qui continuent à prospérer en France. 

D’autre part, on constate tous les jours son inefficacité et son manque de zèle lorsqu’il s’agit d’exécuter les OQTF : 92 % de ceux qui en font l’objet restent sur le territoire français et se livrent souvent à des actes d’agression. Pendant ce temps, Xenia Fedorova, journaliste qui déplaît au pouvoir, est quasiment traitée comme une criminelle promise à un centre de rétention. C’est stupéfiant.

Nous sommes à un tournant, face à un goulag informationnel et à un goulag numérique.

Vous la connaissez très bien. Elle est accusée de « relayer la propagande russe sur le territoire français » ou encore de « déstabiliser l’ordre public en France ». Certains la qualifient d’« agent de Poutine ». Est-il selon vous concevable qu’elle ait été formée par les services russes pour être ensuite envoyée en France et nuire par la voie médiatique à nos intérêts ? 

Vous voulez que je vous révèle le nom de son officier traitant ? C’est Soljenitsyne !

Je vais vous faire un aveu, pour la bien connaître. Je vais vous dire pour qui elle travaille. Elle me l’a avoué. Vous allez vous-même mesurer le danger : elle travaille pour l’Europe de saint Benoît et de saint Vladimir, l’Europe de Pouchkine, de Tolstoï, de Balzac et de Victor Hugo. Xenia Fedorova, c’est d’abord une journaliste dans l’âme, passionnée de son métier, qui aime l’enquête, l’investigation, la recherche des connexions, et qui, en permanence, cherche à comprendre les situations qui lui paraissent inaccessibles. Cela lui est apparemment reproché. Elle a l’esprit curieux. Ensuite, c’est la personne la plus pacifique que je connaisse. Elle est équilibrée, pondérée, le contraire d’une femme violente et manipulatrice. 

J’ajouterai un point important. Elle est très attachée à la France. Elle a un amour profond pour notre pays. C’est la raison pour laquelle elle s’y plaisait et la raison pour laquelle elle a voulu y rester. Comme moi, elle croit profondément à l’amitié franco-russe. Elle croit, comme le général de Gaulle, qu’elle a souvent cité, que l’Europe mourra si on ne fait pas l’Europe de l’Atlantique à l’Oural. En ce moment, on a plutôt tendance à faire l’Europe de l’Atlantique à l’Aral.

Xenia Fedorova a infiniment moins de liens avec Vladimir Poutine que Laurent Nuñez avec le recteur de la Grande mosquée de Paris et que le recteur de la Grande mosquée de Paris avec le président Tebboune. 

Pensez-vous qu’en voyant ce qui lui arrive, le plus célèbre des dissidents se retourne dans sa tombe ? 

Absolument. J’ai parlé à Soljenitsyne, chez moi le 23 septembre 1993 mais aussi à Tambov en Russie, de la question de l’Ukraine. Il m’a dit qu’il s’agissait d’une question complexe et qu’il ne souhaiterait pas que ses fils aillent se battre en Ukraine. Il a ajouté :

N’oubliez jamais, cher Philippe, que le baptême de Vladimir, c’est Chersonèse en Crimée en 988 et que le baptême du peuple russe, c’est Kiev. 

C’est une question que vous ne pouvez pas comprendre …

 L’Ukraine et la Russie ont des liens fraternels qui se traduisent par la passion, et parfois l’amour contrarié… 

Xenia Fedorova était désespérée de voir la situation empirer entre les deux pays. Sans cesse, elle disait : « Il faut la paix, il faut la paix, il faut la paix. »

Cela fait plus d’un an que Xenia Fedorova intervient sur CNews. En 2024, son titre de séjour lui a été renouvelé par le même ministère de l’Intérieur qui aujourd’hui prend contre elle un arrêté d’expulsion. Pourquoi seulement maintenant ?

 Je note d’abord que Laurent Nuñez copie les bonnes vieilles méthodes de l’Union soviétique qui faisait ses mauvais coups en pleines vacances. Souvenons-nous de l’invasion de la Tchécoslovaquie. Là, la décision a été prise dans un moment creux, où les Français sont en vacances, pour qu’il n’y ait aucune réaction de la presse mainstream ou des hommes politiques. Emmanuel Macron, puisqu’il s’agit de lui et de ses domestiques, envoie deux messages à travers cette décision. Le premier est adressé à CNews : on va vous faire taire et vous rendre toxique. En expliquant aux Français que vous avez une espionne parmi vous, travaillant pour une puissance étrangère avec laquelle nous sommes en conflit, cela vous décrédibilise et en interne, et en externe.

Il s’agit de créer un effet de panique sur le thème : CNews n’est plus fréquentable. Je pense que c’est la première étape pour fermer CNews avant l’élection présidentielle. C’est la volonté de l’Arcom. C’est la volonté du président de la République. Il faut être très clair là-dessus. C’est la préfiguration du bâillon à venir. Le reste va venir en octobre avec l’Arcom qui va placer CNews dans des conditions telles qu’elle ne pourra plus travailler dans l’indépendance éditoriale. Deuxième message, adressé celui-là à tous les Français :

on va entrer en guerre avec la Russie. Par conséquent, toute personne qui, notamment sur CNews, ne partage pas les positions bellicistes du gouvernement qui est en situation de cobelligérance, sera sanctionnée.

L’arrêté d’expulsion contre Xenia Fedorova n’est « pas une atteinte à la liberté d’expression », affirme Laurent Nuñez. On notera que Nathalie Loiseau dit la même chose, sur X, comme si, dans le fond, la macronie était consciente d’un certain malaise. Comment jugez-vous ces propos ? 

On a franchi l’infranchissable en termes juridiques. Ce qui se passe me rappelle la loi des suspects du 17 septembre 1793 :

Les gens suspects doivent être mis en état d’arrestation, en fonction de la conduite, des propos, ou de l’insuffisance de civisme.

C’est la définition même du délit d’opinion. Le gouvernement est mal à l’aise parce qu’il a frappé et maintenant, il se pose deux questions. Que vont dire les juges ? Que va dire le peuple français qui n’est pas d’accord avec cette guerre en Ukraine ? Mais surtout la question qui se pose est la suivante : à qui le tour ? A-t-on en France encore le droit de dire que Zelensky est un personnage pour le moins sulfureux ? Sans parler de son entourage corrompu… A-t-on le droit de dire que la corruption gangrène l’Ukraine ? 

A-t-on le droit de dire que l’argent déversé en Ukraine, celui des contribuables français qui n’ont pas de quoi faire le plein à la pompe, est un scandale ? A-t-on le droit de dire qu’il faudrait quitter l’Otan ? A-t-on le droit de dire, comme Henry Kissinger, qu’il serait raisonnable, sage, de considérer l’Ukraine comme un pays de liaison entre l’Europe et la Russie ? A-t-on le droit de dire encore que les accords de Minsk ont été une filouterie, que d’ailleurs Hollande et Merkel ont eux-mêmes reconnue ? Ce que je vous dis là, Xenia Fedorova n’allait pas jusque-là. Aujourd’hui, je m’interroge : vais-je moi-même être expulsé en vous disant cela ?

Mais expulsé où ?

 À Guernesey, où je pourrai méditer la phrase de Napoléon, rappelée par Victor Hugo, quand l’Empereur s’est adressé à Fouché :

Supprimez tous les journaux, mais, en tête du décret qui les supprimera, mettez six pages de considérations libérales sur les principes. 

Je vous ai parlé du goulag numérique. Il y a quelques jours, dans l’indifférence générale, le Sénat a concocté une proposition de loi sur les « ingérences intérieures ». Jusqu’à présent, il y avait les « ingérences extérieures ». Après Xenia Fedorova, sanctionnée en raison de son discours ukrainosceptique, la question qui se pose est la suivante : vont-ils me sanctionner à mon tour parce que je ne suis pas d’accord avec cette guerre, avec l’entrée de l’Ukraine dans l’Union européenne ? Je pense que cela signifie la fin de notre agriculture et de notre industrie, et que, selon l’article 42 du traité de Lisbonne, nous entrerons en guerre. La prochaine étape, c’est d’interdire les émissions sur CNews ou Europe 1 où Xenia Fedorova était présente et où il est question de politique internationale.

Ensuite, il s’agira d’aller chercher les délinquants d’opinion sur les réseaux sociaux. On utilisera la nouvelle législation européenne qui se met en place sur les services numériques, l’identité numérique ou sur le bouclier de la démocratie, et bientôt l’euro numérique qui permettra d’appliquer le crédit social à la chinoise. Derrière cette panique du gouvernement, souvenez-vous de ce qui est arrivé à Xavier Moreau, bientôt les avoirs de Florian Philippot, de Thierry Mariani et de tous ceux qui critiqueront la politique du gouvernement seront gelés. C’est cela qui se prépare avec le portefeuille numérique et toutes les décisions européennes. Peut-être en arrivera-t-on à prononcer des déchéances de nationalité pour ceux qui disent qu’ils ne veulent pas de la guerre en Ukraine ? 

Interdiction de RT France en 2022 puis de C8 en 2025, et maintenant expulsion d’une journaliste russe. Pourquoi la classe politique, à de rares exceptions près, réagit-elle si peu à l’action gouvernementale ? 

Parce qu’elle est tétanisée devant l’affaire ukrainienne. Elle s’est rangée à l’idée de l’entrée en guerre.

À l’exception de LFI … 

Oui, peut-être. Pourquoi veulent-ils la guerre ? Pour trois raisons. D’abord pour voler l’élection présidentielle, comme 2022, à tous ceux qui veulent parler du vrai sujet : la survie du pays. Deuxième raison : pour transférer la compétence défense au niveau européen, dans une perspective bismarckienne, pour fédéraliser l’Europe. Troisième raison, pour détourner l’attention de la vraie guerre qui est faite, non pas à l’extérieur mais sur notre propre territoire, celle de l’islamisme de conquête dont Macron aura été le complice et l’agent dormant.

Propos recueillis par Régis Le Sommier pour le JDD.

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