CNews et Xenia donnent des vapeurs à Jean-Noël Barrot

Publié par le 6 Sep, 2026 dans Blog | 0 commentaire

CNews et Xenia donnent des vapeurs à Jean-Noël Barrot

Jean-Noël Barrot s’est fâché tout rouge en apprenant que, malgré l’expulsion par la Macronie de la journaliste russe Xenia Fedorova, la première chaine d’infos de France, CNews, avait décidé de la maintenir à l’antenne, par visioconférence.

Quand on pense que ce ministre représente la France dans les plus hautes instances internationales on ne peut que ressentir de la gêne et de la honte.

Comme nombre de ministres des gouvernements Macron, Jean-Noël Barrot illustre cet effondrement du niveau intellectuel du personnel politique.

Rappelez-vous des ministres de de Gaulle, Pierre Mesmer, Louis Joxe, et au Quai d’Orsay, Couve de Murville !

Pour justifier cette expulsion le sinistre ministre des affaires étrangères avait osé cette explication :

Le crime de Xenia Fedorova n’est pas d’avoir des opinions mais de les présenter au public. Si elle ne les présentait pas, elle aurait parfaitement le droit de les avoir.

La liberté d’opinion est donc parfaitement préservée.

Le degré zéro de l’argumentation car tout le monde voit que l’expulsion de Xenia Fedorovan est une violation caractérisée de la liberté d’expression !

Voici un article de l’Eclaireur qui dénonce la réaction de Jean-Noël Barrot au maintien à l’antenne, par CNews, de la journaliste russe :

Corruption ordinaire

“L’imprimerie et la presse sont libres”, article premier de la loi de 1881 sur la liberté de la presse. Chaque fois que dans un texte de loi apparaît “liberté” ou “libre”, cela signifie qu’une et une seule institution contrôle a posteriori l’exercice de la liberté en question, le juge.

Pas le ministre, pas le régulateur, pas l’autorité de tutelle, pas l’administration.

On serait tenté de croire le principe oublié, tant le navrant spectacle actuel nous rappelle l’ordre des priorités de ceux qui nous gouvernent. Pendant que l’Ukraine s’effondre, pendant que la campagne de quarante jours menée de concert par l’Otan, l’Union européenne, Berlin, Londres et Paris — une assistance opérationnelle sans laquelle Kiev ne peut plus rien — a déclenché une riposte russe pour le moins musclée, pendant que l’économie française s’enfonce dans le marasme, le locataire du Quai d’Orsay, lui, s’affaire. Et nous inflige encore ses névroses obsessionnelles.

Il n’appartient pas à M. Barrot d’imposer qui peut mettre à l’antenne une chaîne de télévision, service public compris. Même l’Arcom n’y peut rien. Le régulateur audiovisuel, bien qu’ayant accompli sa mue en censeur depuis que Martin Ajdari en a pris la présidence, est impuissant.

Puisqu’en France l’expression est libre, on ne peut empêcher quiconque de donner la parole à qui lui semble opportun. Et le juge n’a à connaître que les propos illicites. La qualité et le caractère de celui qui parle ne constituent pas en eux-mêmes une infraction.

Par ses incessantes déclarations appelant à l’exclusion de l’antenne de CNews de Xenia Fedorova (nous supposons qu’elle dispose d’un contrat de pigiste), Jean-Noël Barrot pourrait bien commettre un délit de corruption passive. Ou de trafic d’influence. Même peine, 10 ans de prison.

Le cadre juridique est clair: l’exigence du licenciement d’un employé comme « avantage » sollicité par un agent public s’analyse comme un « avantage quelconque » au sens de l’article 432-11 du Code pénal (corruption passive), la jurisprudence admettant depuis la loi du 30 juin 2000 que cet avantage soit accordé à tout moment, sans pacte préalable démontré. Nul besoin que le licenciement soit intervenu pour qualifier les faits. Avoir formulé la demande du licenciement suffit.

CNews est une chaîne de télévision privée bénéficiant d’une autorisation d’émettre sur tout le territoire français concédée par l’Etat.

Jean-Noël Barrot, ministre, est dépositaire de l’autorité publique.

Le fait d’exiger que Xenia Fedorova soit exclue de l’antenne de CNews peut constituer un “avantage quelconque” qui pourrait être aggravé par des pressions exercées par l’Arcom dont le président commettrait également l’infraction de corruption. Si jamais en privé ou en public la menace du non-renouvellement de l’autorisation d’émettre de CNews a été proférée afin de faire exclure Mme Fedorova de l’antenne, embastillez, c’est pesé.

Prenons les iniques sanctions que l’UE a prises à l’encontre de Jacques Baud et Xavier Moreau. Si leurs comptes en banques sont gelés, si leur liberté de circuler librement a été supprimée sur des bases juridiques plus que ténues, leur liberté d’expression, elle, est bien réelle. Ils s’expriment librement sur les réseaux sociaux et dans la presse qui leur donne la parole. Et nous n’avons vu aucune plateforme supprimer les contenus dans lesquels ils apparaissent puisque leurs propos sont licites.

La liberté d’expression, avec la liberté de conscience, est la première et la plus forte de toute, on en dispose dès sa naissance, à chaque instant et elle ne peut être supprimée. Seul le juge peut punir les excès dans son exercice.

Quand vont-ils comprendre?

Quant à La Dépêche du Midi, propriété de Jean-Michel Baylet, qui insinue que Vincent Bolloré assouvirait son démon de midi avec Xenia Federova qui elle assouvirait ainsi son démon de minuit, rions avec Voltaire.

Une relation intime entre Vincent Bolloré et Xenia Fedorova ? L’Elysée redoute « un entrisme russe au plus haut niveau »

Pascal Clérotte pour l’Eclaireur.

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