Le don d’ubiquité de Bally Bagayoko

Publié par le 6 Août, 2026 dans Blog | 0 commentaire

Le don d’ubiquité de Bally Bagayoko

Bally Bagayoko est la nouvelle vedette de la France Insoumise depuis qu’il a conquis la mairie de Saint-Denis !

D’ailleurs, Jean-Luc Mélenchon devrait se méfier car Bally Bagayoko pourrait bien avoir envie de devenir calife à la place du calife pour cause de priorité à la diversité !

Je ne sais pas pour vous, mais que la ville qui abrite les dépouilles des rois de France, soit tenue par l’extrême gauche, et voir des meetings de LFI se tenir au pied de la cathédrale, me frappent en me laissant penser qu’en France, tout fout le camp !

D’ici que la cathédrale soit convertie en bourse du travail, il n’y a pas loin !

A propos de Bally Bagayoko, le Canard enchainé vient de révéler qu’il avait bénéficié d’un emploi quasi-fictif à 6000 euros par mois à la RATP pendant qu’il était élu local à responsabilité.

Illustration réalisée avec l’aide de l’IA Claude

On se demande, sans toutefois nourrir beaucoup d’illusions, si le Parquet National Financier va mettre autant de fougue à ouvrir une instruction contre l’édile insoumis de Saint-Denis, qu’il en avait mis contre François Fillon et Marine Le Pen !

Gilles-William Goldnadel s’est fendu d’un tweet pour présenter l’article du Canard enchainé :

Le ticket gagnant de Bagayoko

Avant de devenir le maire de Saint-Denis. « la ville des rois morts et du peuple vivant » l’insoumis Bally Bagayoko cumulait ses fonctions d’élu local avec un emploi de cadre à temps plein : du lundi au vendredi, il était à la fois à l’hôtel de ville et à la RATP.

Rembobinons. Ses anciens mentors communistes assument auprès du – Canard – avoir autrefois donné un substantiel coup de pouce au nouvel édile LFI. « Il a été recruté en 2000 sur ma proposition », sans concours ni entretien, confirme Jacques Marsaud qui, à l’époque, était directeur général de la Régie chargé du développement. L’ancien maire PC Patrick Braouezec complète :

C’était un moment où la RATP recrutait beaucoup dans la diversité et dans les quartiers.

Un vernis social qui fait doucement rire l’élu écolo Kader Chibane, actuel leader de l’opposition municipale :

C’était clairement une embauche politique, fruit d’un deal avec le PC. A Saint-Denis, c’est un secret de polichinelle.

Le double agenda de Bally Bagayoko fait vite jaser. Adjoint au maire puis vice-président du conseil départemental, l’homme reste officiellement cadre à la RATP. Un temps plein qui fait toussoter ses collègues : comment être partout à la fois?

Réponse de Bagayoko au Canard :

Etre élu local demande une disponibilité de tous les instants. Mais continuer de travailler m’a permis de garder les pieds sur terre. Je crois qu’aucun élu ne doit vivre dans un entre-soi politique.

Et l’édile LFI d’ajouter :

Lorsqu’on accepte une responsabilité politique, on ne fait pas un calcul financier, on fait un choix de vie.

Jacques Marsaud, lui, défend une tradition maison :

La RATP a toujours eu une politique de bonne inteligence avec les élus (…). En contrepartie (d’ horaires élastiques), ils étaient de remarquables agents commerciaux  de la RATP.

Gabegie dans le métro

Cette politique de « bonne intelligence » fait encore ses preuves en 2015, lorsque Bagayako perd son mandat départemental. Nouveau coup de pouce de la mairie communiste : une hausse de 102 % de ses indemnités d’adjoint est adoptée par le conseil municipal ! De quoi compléter un salaire de cadre qui dépassera ensuite les 6000 euros mensuels, « en intégrant le 13 mois et les primes », confirme Bagayoko.

Lorsque la mairie de Saint-Denis est remportée par les socialistes, en 2020, le don d’ubiquité de Bally Bagayoko finit par interpeller les services du nouveau maire, Mathieu
Hanotin. Dans un échange de SMS que – Le Canard – a pu consulter, son directeur de cabinet, David Lebon, s’en ouvre, le 15 janvier 2025, à Sylvain Durand, le dircab de Jean Castex, alors président de la RATP.

Réponse du cabinet de Castex :

Bagayoko est un salarié « engagé et investi ». Gare à ceux qui remettraient cette version en doute ! Et, surtout, insiste Durand :

Tu as compris mon alerte, nous ne voulons pas être en situation de devoir répondre à des accusations qui éclabousseraient plus l’employeur que l’employé.

Autrement dit, pas question de semer publiquement le trouble, sous peine d’obliger la RATP à sortir l’artillerie lourde, « en Com ou en plainte » !

Circulez, puisqu’on vous dit qu’il n’y a rien à voir !

Le Canard enchainé.

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