Sale temps (de canicule) pour les écolos qui n’ont jamais tant mérité leur surnom donné par Jean-Marie Le Pen, de pastèque (vert à l’extérieur, rouge à l’intérieur).
A l’occasion des méga-feux qui ont ravagé la Gironde et le Var, certains ont rappelé aux Verts de tout poil qu’ils avaient une lourde responsabilité dans l’incendie de la forêt de la Teste en 2022, en s’opposant à son débroussaillage.
De nombreux acteurs locaux comme les agriculteurs pointent les aberrations de la réglementation de protection de la biodiversité qui s’opposent par exemple à la prévention des incendies de forêts.
Voici un article de Contrepoints qui rapporte que plus une forêt est protégé par les règlements écologiques … plus elle a de chance de brûler !
Pour nous protéger des incendies,
arrêtons de surprotéger la nature
Les terribles incendies qui touchent plusieurs pays du continent européen confortent les écologistes dans leurs postures, et ils le clament haut et fort : il faut intensifier la lutte contre le réchauffement et impérativement mettre en place des politiques climatiques, quels que soient leurs coûts. Ils se gardent bien d’aller sur le terrain, c’est le cas de le dire, et d’examiner la réalité de près. Nous avons déjà dénoncé les principales causes des feux en Californie : une végétation luxuriante et l’interdiction du débroussaillage, qui font que les forêts et des centaines d’hectares d’herbes deviennent de véritables boîtes d’allumettes. En Europe, les politiques environnementales ont poussé les Etats à créer de nombreuses zones naturelles protégées. Ces espaces sont sauvages, l’intervention de l’homme y est rare, voire interdite.
Selon un article scientifique de la revue Journal of Environmental Management, 38 % de la superficie forestière du sud-ouest de l’Europe sont inclus dans des espaces protégés mais c’est aussi la plus grande partie (55 %) de la superficie brûlée lors des incendies. Le même constat a été fait en Australie et en Californie :
plus une forêt est « protégée », plus grand est le risque qu’elle s’enflamme.
Il semblerait hélas que les fonctionnaires européens et les responsables politiques nationaux n’en aient pas encore pris conscience. Dans le Pacte vert pour l’Europe, l’Union européenne promet même de classer 30 % du continent entier en espaces naturels protégés d’ici 2030. De nouveaux terrains de feu …
Il est beaucoup plus facile d’accuser le réchauffement climatique que de prendre des mesures efficaces contre les incendies. La nature sauvage est très belle en effet mais elle est aussi très dangereuse.
Nicolas Lecaussin pour Contrepoints.




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