Contre Elon Musk, l’Union européenne ne fait pas le poids

Publié par le 21 Août, 2026 dans Blog | 0 commentaire

Contre Elon Musk, l’Union européenne ne fait pas le poids

La rumeur de la présélection de Volodymyr Zelinsky pour le prix Nobel de la pays a couru sur les réseaux sociaux …

N’importe quoi !

Depuis quand récompense t-on la corruption ? Vous me rétorquerez qu’on a bien donné ce prix à Barak Obama !

Personnellement, c’est à Elon Musk que je décernerais ce prix Nobel prestigieux qui récompenserait son combat pour la liberté d’expression sur son réseau X (ex-Twitter).

Quand il a racheté ce réseau social, avec son propre argent, Twitter était totalement sous le contrôle de l’administration démocrate et du FBI. Ce qui avait abouti à l’incroyable fermeture du compte de Donald Trump alors président des Etats-Unis !

Depuis ce rachat, Elon Musk est devenu la bête noire de tous les progressistes et surtout de l’Union européenne. Ursula von der Leyen et son exécutant des basses oeuvres, Thierry Breton, avaient concocté le Digital Services Act (DSA) dont X était la principale cible.

En France, certains partis de gauche demandent la fermeture de X pendant la campagne électorale pour 2027. De son côté, l’Union européenne, inquiète du résultat de cette élection, s’en ait pris à l’algorithme de X en exigeant une transparence complète.

C’était mal connaitre Elon Musk comme le rapporte cet article de Boulevard Voltaire :

Bruxelles voulait rendre X transparent,
Musk accepte … et piège Bruxelles

En ouvrant son algorithme, Elon Musk promet de rendre visibles les demandes des gouvernements.

Toute censure imposée par les gouvernements est désormais clairement visible. 

En publiant ce message sur X, Elon Musk vient de déplacer le débat sur la transparence des réseaux sociaux. Une déclaration qui intervient alors que la plate-forme ouvre davantage le code source de son système de recommandation sur GitHub. L’ouverture du code de l’algorithme « For You » permet désormais d’examiner une partie de la mécanique qui sélectionne et classe les publications proposées aux utilisateurs. Le fil « Pour vous » n’est donc pas une simple chronologie : un système algorithmique détermine les contenus mis en avant.

Mais l’enjeu ne se limite pas à savoir pourquoi telle publication apparaît sur notre écran plutôt qu’une autre. Il s’agit aussi de savoir ce qui peut conduire X à la retirer ou à en limiter la diffusion. Et, dans ce domaine, les gouvernements ont leur rôle à jouer. L’idée est simple :

si un gouvernement demande à une plate-forme de retirer ou de limiter un contenu, l’utilisateur doit pouvoir savoir qui est à l’origine de cette demande

… lorsque le cadre juridique permet de le révéler. X disposait déjà d’un dispositif de transparence concernant les requêtes gouvernementales. Mais Musk entend désormais rendre ces interventions beaucoup plus visibles.

La manœuvre est habile.

Depuis des années, Bruxelles réclame davantage de transparence aux grandes plates-formes. Avec Musk, le mouvement pourrait désormais fonctionner dans les deux sens :

les citoyens peuvent regarder ce que fait X, mais aussi ce que les autorités demandent à X de faire.

Les chiffres permettent de mesurer l’enjeu. Dans son rapport de transparence 2025, X indique avoir reçu 97.006 demandes gouvernementales de retrait de contenus dans le monde, dont 3.831 provenant de l’Union européenne. La plate-forme affirme avoir donné suite à 3.464 demandes européennes, soit 90,42 %. L’UE a également adressé 8.730 demandes d’informations concernant des comptes, dont 4.106 ont abouti à une transmission d’informations.

Ces données sont communiquées par X et ne permettent évidemment pas de connaître la nature de chaque demande. Une restriction peut d’ailleurs être géographique et ne signifie pas nécessairement la suppression mondiale d’une publication. Elles montrent néanmoins une réalité rarement visible pour l’utilisateur :

les pouvoirs publics interviennent déjà massivement auprès des plates-formes numériques.

Bruxelles avait déjà sorti le chéquier

La séquence intervient après un long bras de fer avec l’Union européenne. En décembre 2025, la Commission a infligé à X une amende de 120 millions d’euros au titre du Digital Services Act. Précision importante : cette sanction ne concernait pas spécifiquement la publication du code source. Bruxelles reprochait notamment à X son système de coche bleue, le manque de transparence de son registre publicitaire et l’accès insuffisant des chercheurs aux données publiques.

La Commission avait également demandé à X de conserver les documents relatifs aux modifications de son système de recommandation et enquêté sur les systèmes de recommandation de X et de Grok. Thierry Breton avait résumé la philosophie européenne dès le rachat de Twitter par Musk :

En Europe, l’oiseau volera selon nos règles. 

L’Europe veut donc savoir comment fonctionne X. Musk semble lui répondre : très bien, regardons aussi ce qui se passe de l’autre côté de l’écran.

Paris prépare déjà l’élection présidentielle

Le sujet dépasse Bruxelles. En France, Emmanuel Macron et le gouvernement renforcent également leur arsenal contre les ingérences numériques, à l’approche de la présidentielle de 2027. En juillet, l’exécutif a présenté un projet de loi relatif aux ingérences étrangères dans la vie démocratique, permettant notamment une intervention judiciaire contre certaines campagnes de désinformation délibérées, massives et automatisées lorsqu’elles représentent une menace grave et imminente pour certains intérêts fondamentaux de la nation. Le texte veut également étendre le référé contre les manipulations de l’information à l’ensemble des scrutins politiques.

La logique est affichée : protéger le débat démocratique. Mais elle pose une question que le geste de Musk remet au centre :

jusqu’où les pouvoirs publics peuvent-ils intervenir dans la circulation de l’information sans devenir eux-mêmes des acteurs de cette circulation ?

Les réseaux sociaux sont devenus un espace central du débat public. La lutte contre les ingérences est donc légitime. Mais la transparence fonctionne dans les deux sens. Bruxelles voulait regarder sous le capot de X. Musk vient de l’ouvrir. Reste à savoir si Bruxelles appréciera que les citoyens regardent, eux aussi, qui tient le volant.

Yann Montero pour Boulevard Voltaire.

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