Lettre ouverte à M. Julien Dray qui panique pour 2027

Publié par le 18 Août, 2026 dans Blog | 0 commentaire

Lettre ouverte à M. Julien Dray qui panique pour 2027

Mes sentiments vis-à-vis de Julien Dray sont contrastés :

– J’ai une certaine sympathie pour l’un des rares socialistes qui a évolué et su abandonner quelques lunes gauchistes quand tant d’autres semblent indécrottables,

– J’ai une admiration pour sa présence comme chroniqueur sur CNews, qui doit lui valoir une haine farouche de certains de ses anciens amis de gauche,

– Côté négatif, je ne peux oublier son passé aux côtés de Mitterrand, sa responsabilité dans la création de SOS Racisme et son militantisme contre l’assimilation des immigrés qui a abouti au communautarisme d’aujourd’hui.

Je relaye aujourd’hui une lettre ouverte à Julien Dray publié par Guillaume Herbloten réponse à ce tweet de Julien Dray :

Lettre ouverte à monsieur Dray
Ma Colère ne retombe pas

On ne vous voit plus. On vous entend. On vous lit. On vous subit.

Sur les plateaux, dans les colonnes, dans les sous-titres angoissés qui défilent comme un générique de fin du monde :

Marine Le Pen Marine le danger, l’extrême droite, la République en péril.

Vous avez le visage de celui qui a vu le loup. La voix tremblante, le regard de justicier fatigué. Vous êtes angoissé. Terriblement angoissé. Et tout le monde est censé partager votre frayeur !!

Moi, non. Nous n’avons pas les mêmes angoisses, Monsieur Dray.

Les vôtres sont médiatiques, théâtrales, presque luxueuses. Elles se nourrissent de plateaux télé, de chroniques indignées et de bulletins de vote que l’on devine déjà. Car soyons clairs : vous mettrez un bulletin Mélenchon face à Marine Le Pen. C’est une certitude !

L’homme qui a transformé l’antisémitisme en « antisionisme de salon », qui courtise les mêmes rues que vous prétendez défendre, qui rêve d’une France à genoux devant toutes les revendications sauf celles des Français.

Vous voterez pour lui par peur de Marine Le Pen. C’est pathétique. Et c’est prévisible.

Mes angoisses à moi n’ont pas de sous-titres. Elles n’ont pas de plateaux. Elles n’ont même pas besoin de micros. Je me demande, chaque soir, ce que je vais laisser à ma fille.

Pas un grand discours sur « le fascisme qui revient ». Non !

Je vais lui laisser une France où l’insécurité n’est plus une statistique, mais un réflexe : regarder derrière soi, éviter certaines rues, certaines gares, certains horaires. Une France où l’on apprend aux enfants à baisser les yeux pour ne pas « provoquer ».

Je vais lui laisser une dette publique monstrueuse, un fardeau qu’elle traînera toute sa vie, pendant que ceux qui l’ont creusée continuent de parler de « solidarité » avec l’argent des autres.

Je vais lui laisser une identité nationale progressivement effacée, diluée, ridiculisée, présentée comme une construction suspecte, presque honteuse, pendant que d’autres identités, elles, ont tous les droits et toutes les excuses.

Je vais lui laisser des compromissions quotidiennes : des élus qui négocient avec ceux qui vomissent la République, des intellectuels qui relativisent l’inacceptable, des médias qui détournent le regard dès que l’agresseur n’a pas le bon profil.

Je vais lui laisser un antisémitisme qui ne se cache plus, qui brûle des synagogues, qui insulte, qui frappe, et que l’on traite avec des pincettes parce que « le contexte social », « la colère légitime », « la complexité géopolitique ».

Et je vais lui laisser la facture. La vraie. Celle qui arrive chaque mois : électricité, gaz, courses, loyers, impôts. Celle qui grimpe pendant que l’on nous explique que c’est « pour la planète », « pour l’Europe », « pour l’humanité ».

Pendant que vous, vous vous angoissez sur un bulletin de vote.

Vous avez peur de Marine Le Pen.

Moi, j’ai peur de ce que vos amis, vos alliances, vos silences et vos indulgences ont déjà accompli.

Vous tremblez devant un spectre.

Moi, je regarde ma fille dormir et je me demande si, demain, elle pourra encore marcher librement dans sa propre ville, parler sa langue sans s’excuser, aimer son pays sans être taxée de « réactionnaire », et vivre sans avoir à choisir entre la soumission et le départ.

Continuez, Monsieur Dray. Continuez à crier au loup pendant que la maison brûle. Continuez à voter Mélenchon pour vous rassurer. Continuez à transformer votre angoisse personnelle en devoir moral pour les autres.

Moi, je n’ai pas besoin de sous-titres. J’ai une fille, une facture et une mémoire.

Cordialement,

Un père qui n’a pas le luxe de vos frayeurs médiatiques.

Guillaume Herblot sur X.

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