Il n’y a pas de fatalité au Grand remplacement !

Publié par le 22 Sep, 2026 dans Blog | 0 commentaire

Il n’y a pas de fatalité au Grand remplacement !

D’ici à 2100, comment évoluera la configuration de la population française selon les choix politiques posés ?

Quelle sera la part de la population ayant une ascendance immigrée européenne ? Extra-européenne ?

Autant de questions nécessaires à l’anticipation de l’avenir, utiles à la compréhension de tous – citoyens comme décideurs – mais longtemps esquivées.

Vous venez de lire l’introduction d’un article de fond du Figaro Magazine proposant une projection sur l’évolution de la population française dans les prochaines décennies.

Le Figaro Magazine propose trois scénarios dépendant de la politique d’immigration :

  • Un scénario haut calé sur l’immigration actuelle (350 000 entrées légales par an),
  • Un scénario intermédiaire avec une immigration réduite à 250 000 entrées par an,
  • Un scénario restrictif qui divise par 4 le flot entrant actuel.

Résultat principal :

  • Dans le scénario haut les Français de souche deviennent minoritaires en 2050,
  • Dans le scénario intermédiaire, cela arrive en 2060,
  • Dans le scénario restrictif, Les Français de souche restent majoritaires à hauteur de 70 %.

Voici une synthèse détaillée de cet article :

Les trois scénarios démographiques
de la France au XXIe siècle

Comme toute projection, celles proposées ci-après demeurent incertaines mais donnent un aperçu des possibilités futures suivant une logique de scénarios différenciés.

Au regard du caractère très sensible du sujet, nous avons fait le choix de retenir des hypothèses méthodologiques prudentes, pouvant conduire à minorer les perspectives réelles d’évolution. En effet, la réalisation de projections démographiques pour la population de la France constitue un exercice complexe et se heurte à deux principales difficultés :

  1. Les données disponibles ne permettent pas d’estimer ou de projeter parfaitement les deux variables majeures du changement démographique en France : les flux migratoires et la fécondité ;
  2. Il serait illusoire de supposer que certaines données démographiques observées récemment, qu’il s’agisse de la fécondité ou de la mortalité, se maintiennent à l’identique dans les décennies à venir, tant leur évolution est soumise à de multiples incertitudes.

Ainsi, la présente étude cherche à modéliser un système dynamique d’une grande complexité à partir de données imparfaites. Néanmoins, elle se veut cohérente avec les données disponibles et s’inscrit dans le champ maximal du plausible. Notre objectif est de répondre au mieux à cette question :

quelle sera l’évolution migratoire de la population de la France, durant notre siècle, selon les politiques mises en œuvre ?

A. Scénario haut

350.000 entrées permanentes par an. Il s’agit d’une estimation correspondant à la poursuite des dynamiques migratoires engagées en France, marquées par des niveaux d’arrivées historiquement élevés et une tendance haussière dessinée depuis vingt-cinq ans. 

Analyse des résultats : dans cette configuration, les personnes d’origine extra-européenne sur trois générations deviennent majoritaires dans les naissances peu après 2040. Leur part connaît ensuite une stabilisation vers 2070 à 65 % des naissances puis une légère baisse. Dans la population générale, les personnes d’origine extra-européenne sur trois générations deviennent majoritaires au milieu des années 2070. Les personnes sans ascendance migratoire deviennent quant à elles minoritaires vers 2050. 

B. Scénario intermédiaire

250.000 entrées permanentes par an. Il s’agit d’une estimation correspondant à une baisse modérée des nouveaux flux migratoires, au regard des éléments partagés ci-dessus. 

Analyse des résultats : dans cette configuration, les personnes d’origine immigrée extra-européenne sur trois générations deviennent majoritaires dans les naissances peu après 2050, pour se stabiliser vers 2080 autour de 55 % des naissances avant de connaître un léger reflux, lié au décompte « sans origines migratoires » des descendants d’immigrés de 4génération – créant un effet de seuil. Les personnes d’origine immigrée extra-européenne sur trois générations deviennent majoritaires dans la population générale dans les années 2090. Les personnes sans ascendance migratoire deviennent minoritaires vers 2060.

C. Scénario restrictif

Immigration extra-européenne divisée par 4 par rapport au scénario intermédiaire. Cette configuration correspondrait à une restriction drastique des flux migratoires extra-européens (les flux intra-UE demeurant libres sur le continent). Une diminution de cette ampleur ne pourrait résulter que de décisions politiques très volontaristes, impliquant une révision du cadre constitutionnel et européen – notamment sur l’asile ou les flux familiaux.

Analyse des résultats : les origines extra-européennes sur trois générations atteindraient leur pic dans les naissances en 2050 (près de 35 %), avant de décroître en raison du fort tarissement des flux migratoires extra-européens – et du passage de nombreux descendants d’immigrés de 4e génération dans la catégorie « sans ascendance migratoire ». Dans la population générale, la part des personnes d’origine extra-européenne sur trois générations se stabiliserait vers 2070 autour de 30 %.

Conclusion

Les divers scénarios explorés dans le cadre de cette étude permettent de démontrer que la composition de la population de la France variera très sensiblement, dans les décennies à venir, selon les politiques qui seront mises en œuvre – d’abord et avant tout sur le plan des flux migratoires, mais aussi sur la fécondité dans une moindre mesure. Entre le scénario « haut » et le scénario « restrictif », la part des personnes d’origine extra-européenne connaît une différence de 30 points – nettement majoritaire dans un cas, nettement minoritaire dans l’autre. La France de 2100, la composition de sa population et sa capacité de cohésion nationale se construisent donc dès maintenant, sur le fondement de choix politiques structurants.


* L’intégralité de l’étude ainsi que sa méthodologie seront disponibles sur le site de l’OID à partir du lundi 21 septembre.

Alexandre Devecchio pour le Figaro Magazine.

Conclusion

Je ne vois qu’une conclusion à cette étude :

Il n’y a pas de fatalité au Grand Remplacement !

C’est juste une question de volonté politique !

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