A l’approche de 2027, c’est haro contre l’extrême droite !

Publié par le 15 Août, 2026 dans Blog | 0 commentaire

A l’approche de 2027, c’est haro contre l’extrême droite !

Aujourd’hui, le Rassemblement national est très loin du Front National de son fondateur, Jean-Marie Le Pen.

Cette évidence est rejetée par la gauche qui clame que ce qui compte pour un parti, ce sont ses racines et que donc le RN est toujours fasciste et d’extrême droite.

Curieusement, la gauche refuse de s’appliquer à elle-même cette règle. Pourtant, elle descend en droite ligne des révolutionnaires de la Terreur de 1793. Les communistes quant à eux ont une lourde et sanguinaire ascendance avec les 100 millions de morts du communisme, en Chine, en URSS, au Cambodge et ailleurs !

Avec les sondages validant l’hypothèses d’une victoire du RN aux présidentielles de 2027, on assiste déjà à l’agitation par la gauche du chiffon rouge du retour de l’extrême droite.

On peut s’attendre, à partir de septembre, à une campagne présidentielle qui va être très violence dont on voit déjà les prémices aujourd’hui.

L’acharnement de la gauche contre les banquets du Canon français en est un exemple criant.

La presse, largement marquée à gauche, commence déjà à monter en puissance pour diaboliser l’extrême droite comme le rapporte cet article de Boulevard Voltaire qui pointe l’amalgame fait par le journal 20 minutes entre les tatouages nazis et … catholiques !

Quand 20 Minutes mélange tatouages néonazis et catholiques

Gare aux tatouages connotés extrême droite, selon le journal, qui met sur le même plan le Sacré-Cœur et la croix gammée.

Image illustrant l’article de 20 minutes. Le choix d’un baigneur blond n’est pas anodin.

Le 13 août, 20 Minutes, manifestement inquiet pour la vertu de ses lecteurs, publiait un article pédagogique : « Néonazi, identitaire, intégriste… Comment savoir si votre voisin de plage est un facho (grâce à ses tatouages) ? » Leur bonté les perdra, parce qu’à la lecture de l’article, voilà le Sacré-Cœur ou la Croix de Jérusalem mis sur le même plan que les tatouages de svastika ou de Totenkopf, des insignes de Waffen-SS… À croire que 20 Minutes ne recule plus devant aucun amalgame nauséabond, quand il s’agit d’agiter l’épouvantail de l’extrême droite.

Des tatouages néonazis …

« Alors que le tatouage est de plus en plus répandu dans la population, et donc sur les plages, certains peuvent être connotés politiquement, notamment à l’extrême droite », commence la journaliste. C’est vrai, certains des tatouages qu’elle décrit sont connus et sont des motifs récurrents et identifiés depuis longtemps de ces milieux dits d’extrême droite par leurs détracteurs, mais en réalité tenants d’idéologies néonazies ou fascistes. Alors, doctement, voilà la plume de 20 Minutes se répandant en explications et en descriptions parce qu’un lecteur averti en vaut deux : gare aux runes nordiques en forme d’éclair, à la svastika (croix gammée), au soleil noir, par exemple.

Un homme arborant un tatouage soleil noir sur le coude dans une gare parisienne. - Cécile de Sèze

« Ne passez pas à côté de la célèbre tête de mort « Totenkopf » utilisée par la Waffen-SS, branche militaire de la SS, notamment chargée de la surveillance des camps de concentration », non plus, ou encore, « dans la même veine,[…] le blason de la division SS « Charlemagne » composée de volontaires français, représenté par un aigle et trois fleurs de lys ». Aucune découverte majeure, rien que des symboles élémentaires connus et reconnus par tous les petits Français ayant suivi les cours d’histoire de l’Éducation nationale.

Aux tatouages du Sacré-Cœur

Mais voilà que, coincés entre la description de « ces symboles tout droit sortis du IIIe Reich » et des tatouages arborés par « les suprémacistes [inspirés de] la culture nordique », la journaliste de 20 Minutes a jugé judicieux et tout à fait pertinent de ranger « des signes intégristes ». Si le qualificatif fait peur, il sert surtout d’épouvantail. En effet, explique-t-elle, le « symbole du drapeau de Vendée, le Sacré-Cœur de Jésus, marque aussi l’appartenance au royalisme, la droite catholique nationaliste, intégriste et radicale » et, à ce titre, il mériterait donc, selon elle, toute sa place au milieu des symboles néonazis et des signes de reconnaissance suprémacistes. « C’est notamment le principal élément du logo du mouvement Civitas, dissout par le gouvernement en 2023, accusé d’appeler à « entrer en guerre contre la République » et de faire la promotion « d’une hiérarchie entre les citoyens français avec des thèses clairement antisémites et islamophobes » ».

Campagne publicitaire de l’organisation Civitas contre l’immigration pour une remigration, en 2023. Jc Milhet/Hans Lucas via AFP

Sauf que c’est aller bien vite en besogne,: le Sacré-Cœur n’est pas la chasse gardée de Civitas, d’une quelconque association ou d’un collectif politique, c’est avant tout un signe de dévotion et le symbole, pour les catholiques, de l’amour et de la miséricorde divine. Comme le rappelait, déjà, Gabrielle Cluzel, en avril dernier, lorsqu’une élue RN se voyait rappeler à l’ordre, en plein conseil régional de Bretagne, pour son autocollant d’un drapeau français frappé d’un Sacré-Cœur, la dévotion au Sacré-Cœur est loin d’être, depuis son commencement au Moyen Âge, le symbole d’un quelconque séparatisme. La preuve, c’est que nombre de poilus l’arboraient et, parfois, sont même morts pour la France en le portant lors de la Grande Guerre.

Ou de la croix de Jérusalem

Mais ce n’est pas tout, d’après 20 Minutes. Après le Sacré-Cœur, méfiez-vous de la croix de Jérusalem : « Peut-être un poil plus discrète, la croix de Jérusalem est un emblème des chrétiens d’Orient repris par les militants d’extrême droite catholique. » La preuve ? « Deux d’entre elles avaient ainsi été taguées sur le local du Parti communiste à Cahors, en septembre 2022, avec l’inscription « vive l’empereur » », argue la journaliste. Pour elle, c’est donc une raison suffisante pour faire figurer cet emblème catholique au milieu des runes nordiques suprémacistes, des symboles néofascistes ou encore « des chiffres cryptiques » aux relents nazis. Si la journaliste précise que ces tatouages sont des réappropriations, des emprunts, que « c’est justement l’ambiguïté des symboles qui les rend populaires chez les extrémistes », retrouver au milieu de ce « petit tour des tatouages très connotés extrême droite » le Sacré-Cœur et la croix de Jérusalem est vraiment loin d’être anodin et montre, au mieux, une méconnaissance totale du christianisme, au pire, une coupable mauvaise foi – sans jeu de mots.

Une mauvaise foi coupable

À la fin de l’article, un post-scriptum ajoute qu’« il n’est pas exhaustif » et qu’« il existe des bibles de symboles d’extrêmes droites disponibles en ligne » comme le site Indextrême, qui est déjà cité comme référence dans le papier. D’ailleurs, « pour comprendre les nuances et les accointances entre les différentes « maisons » d’extrême droite, ainsi que leur implantation en France, [le lecteur peut] aussi parcourir la carte interactive de Streetpress ». Une référence qui laisse peu de place au doute quant aux choix idéologiques de 20 Minutes.

Victoire Riquetti pour Boulevard Voltaire.

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