Ah, si c’était Obama qui avait tué Baghdadi …

Publié par le 29 Oct, 2019 dans Blog | 0 commentaire

Ah, si c’était Obama qui avait tué Baghdadi …

Je déteste la presse française !

La parti pris des médias devient insupportable !

Des journalistes qui votent l’exclusion d’Eric Zemmour de leur chaine ! Des chaines infos qui à chaque attentat islamique nous sorte avant tout l’hypothèse du déséquilibré mais qui, quand l’agresseur est français, ne voit en lui qu’un proche de l’extrême droite !

Je n’en peux plus !

Et le traitement de l’information de la neutralisation du chef de l’état islamique, Al-Baghdadi, a été un modèle du genre.

Oui, si c’était un président américain plus présentable – comprenez de gauche – qui avait capturé l’ennemi public numéro 1, la presse ne tarirait pas de louanges à son égard et fêterait la victoire du camp occidental. On avait pu le vérifier avec la capture de Ben Laden sous le mandat Obama.

Mais parce que c’est Donald Trump, on ne fête rien !

On dit même que ça ne changera rien comme le raconte Boulevard Voltaire qui a analysé le comportement des médias français à cette occasion :

En ce jour béni où Baghdadi a enfin payé pour ses crimes, on aurait pu s’attendre à un unanimisme de nos plateaux télé autour du discours de Donald Trump, au moins une joie de voir les victimes du Bataclan et les autres enfin vengées.

Mais vous n’y êtes pas !

Sur les chaînes info, on a assisté à un incroyable Trump-bashing, le jour même où il nous débarrasse de notre pire ennemi. Sur LCI, Bassan Tahran a dit que Daech était une création de la CIA et que Baghdadi ne comptait plus que pour du beurre : à supposer que cela soit vrai, Trump ne peut sûrement pas être rendu responsable de la montée de l’État islamique ; quant à Baghdadi, comme il ne pèserait plus, il faudrait donc laisser ses crimes impunis ? Le fameux Tahram a même mis en doute la véracité de l’information, dans l’indifférence générale.

Mieux encore : sur Franceinfo, on a critiqué le discours de Trump, arguant qu’il se bornait à de l’autocongratulation et ne proposait rien pour empêcher la résurgence de Daech dans le futur ! C’est, aujourd’hui même qu’il a décapité l’organisation, qu’il doit rendre des comptes, et non pas savourer son succès, tout ça pour faire plaisir aux journalistes français ! Partout, on a parlé d’une litanie d’échecs diplomatiques : cessez-le-feu en Syrie, relations avec la Corée, guerre commerciale avec la Chine – ils ont la mémoire sélective, nos chroniqueurs ! Le bilan de Trump est sûrement au moins bien plus contrasté que ce que les médias en disent, c’est certain. Un de ses lapsus a été monté en épingle, bref, rien ne lui a été épargné.

La presse française ne supporte pas de voir Trump engranger les succès

Elle est malade de le voir jubiler. Si Obama avait été à la Maison-Blanche en un tel moment, aurait-il subi la moindre critique ? La journée aurait tourné au concert de louanges. Tous ces journalistes oublient une chose essentielle, qui révèle leur parti pris et leur égotisme : ce sont les Français qui, de tous les pays occidentaux, ont payé le tribut le plus lourd à la folie assassine de Baghdadi. Pas un seul intervenant ne s’est félicité de ce jour de joie, qui a vu nos malheureux compatriotes enfin vengés. Sur les plateaux, pour l’instant, pas un seul proche des victimes invité à s’exprimer : lui remercierait sûrement sans aucune réserve l’action du président américain …

Olivier Piacentini pour Boulevard Voltaire.

Mais il y a eu une exception médiatique que je veux saluer ! C’est Vincent Hervouet qui s’est révolté sur LCI (voir le replay de l’émission, 1H 34′ et 30″ après le début) :

Vincent Hervouet

La neutralisation de Baghdadi, ça devrait se fêter. Or hier, les réactions, c’était très étonnant ! C’est quand même un tyran qui est tombé. Tout ce qu’on sait de lui le rend absolument haïssable et pourtant hier, on a eu une fête triste à laquelle on se rend à contrecoeur.

Et on a bien compris pourquoi. Parce que le maître de maison était Donald Trump ! Et on n’a pas cessé d’entendre des arguments comme quoi on avait peut-être coupé une tête de l’hydre mais que Daesh allait continuer, que Trump était d’une vulgarité épouvantable, en brandissant le scalp d’un ennemi. On a vu toutes sortes d’arguments, les Kurdes expliquant que ça allait renouveler des attaques contre les camps, le ministère de l’intérieur, ici, à Paris, tenant des propos alarmistes sur des représailles probables.

Bref, on a oublié en cours de route, que, si on a pas gagné la guerre contre Daesh, c’est une bataille qui a été gagnée ! Et qu’une bataille gagnée, ça se fête ! 

Ça se fête parce que ça venge quand même tout le sang qui a été versé en France :

Ça venge les morts de la supérette Kacher de Vincennes, de Magnanville, du Bataclan, de la promenade des Anglais, de la paroisse Saint-Etienne du Rouvray, des hommes de Vigipirate attaqués au Carrousel du Louvre, à Orly, au métro Châtelet, aux Champs-Elysées, sur le parvis de Notre-Dame, et sans doute à la préfecture de Paris, à la gare Saint-Charles de Marseille, du supermarché de Trèbes dans l’Aude, place de Verdun à Levallois, de la rue Monsigny près de l’Opéra, du Marché de Noël de Strasbourg, de la rue Victor Hugo à Lyon …

Et là, je ne parle que des attentats revendiqués par l’état islamique et qui ont fait des morts et des blessés graves ! Et ça mérite bien, que quelques heures au moins, on oublie notre anti-trumpisme, le mépris, le dégoût que suscite, chez beaucoup de Français, Donald Trump, sur les critiques que sa politique peut susciter, sur son triomphalisme vulgaire.

Il faut lever un verre à sa santé. Je vous assure que si c’était des Français, on en aurait entendu autrement parler !

Vincent Hervoet pour LCI

Bravo à vous, vous faites honneur à votre métier de journaliste ! C’est soi rare aujourd’hui !

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