Atome ou CO2 : il faudra bien choisir !

Publié par le 6 Août, 2019 dans Blog | 6 commentaires

Atome ou CO2 : il faudra bien choisir !

L’écologie est une chose trop sérieuse
pour être confiée aux … écologistes !

A mon sens, l’écologie ne devrait pas être l’apanage d’un seul parti mais, au contraire, devrait irriguer tous les partis politiques.

C’est encore plus vrai en France où les écolos se comportent souvent comme une bande d’ados prépubères agités incapables de se prendre en charge et de s’organiser.

D’ailleurs, paradoxalement, les écolos français portent une lourde responsabilité dans le retard de prise en compte de l’écologie par les Français. L’écologie française a toujours été noyauté par l’extrême gauche selon la théorie de la pastèque : vert à l’extérieur, rouge à l’intérieur. Ce parti, outre son inaptitude à gérer ses courants internes contraires, s’est coupé, par principe de l’électorat de droite et a toujours été considéré par le PS comme une force d’appoint à qui l’on maintenait la bride serrée.

Nous aurions un problème de CO2, lié à l’utilisation de l’énergie fossile. La seule alternative réaliste, au moins à court terme, c’est l’énergie nucléaire pour laquelle – Merci de Gaulle, Pompidou, Giscard – la France a de réelles compétences et un parc de centrales performant.

Mais sous la pression des écolos, nous fermons des centrales nucléaires à l’image des Allemands qui crachent depuis des millions de tonnes de CO2 !

Où est la logique ? Atome ou CO2 : il faudra bien choisir !

Pour faire avancer le débat, voici un article paru sur Boulevard Voltaire, qui défend la filière nucléaire :

Plaidoyer pour l’énergie nucléaire

Dès les années 50, des gouvernants visionnaires décident de faire appel à l’énergie nucléaire pour accroître l’indépendance énergétique de la France. Après avoir construit six réacteurs « graphite gaz » maintenant arrêtés, la France choisit d’exploiter une licence General Electric de réacteurs PWR (pressurized water reactor/réacteur à eau pressurisée).

58 réacteurs à eau pressurisée seront construits, de 1971 à Fessenheim, à 1991 à Civaux, ce réacteur étant terminé en 1997. Ils produisent 72 % de notre électricité. La filière a évolué, les premiers réacteurs produisaient 900 MW, les derniers 1400 MW. La filière PWR est la filière la plus exploitée, il y en a plusieurs centaines au monde.

Depuis le début de leur fonctionnement, il y a près de cinquante ans, les réacteurs français n’on jamais eu d’avarie mettant en jeu la sécurité des personnes. Le seul accident important sur un PWR a eu lieu aux États-Unis, à la centrale de Three Mile Island, en 1979 ; il a entraîné la perte du réacteur mais n’a provoqué aucune victime et a occasionné seulement une faible émission de radioactivité.

À une époque où on se préoccupe de l’émission de CO2 (gaz carbonique), constatons que le nucléaire est la seule source d’électricité continue qui ne produit pas de « gaz à effet de serre ».

Pour des raisons inexpliquées, les écologistes veulent « sortir du nucléaire ». C’est la raison pour laquelle la loi de transition énergétique a prévu de ramener à 50 % la part du nucléaire dans la production française d’électricité et d’arrêter prématurément des réacteurs pouvant encore fonctionner de nombreuses années, moyennant une refonte.

La sortie allemande du nucléaire a entraîné une augmentation de la consommation de charbon et une hausse importante du coût de l’électricité ; il en serait de même en France.

Si on veut prolonger la vie des réacteurs en service, il faut leur faire subir un « grand carénage ». Le coût de ce programme est estimé à 51 milliards d’euros, soit, pour une prolongation de vingt ans, 2,5 milliards d’euros par an, ce qui est inférieur aux aides aux « renouvelables ».

Areva et Siemens ont développé un réacteur de 3e génération, l’EPR (Evolutionary Power Reactor/réacteur européen à eau pressurisée). Ce réacteur très puissant (1.600 MW) est prévu pour résister au terrorisme, y compris la chute d’un avion commercial. Le premier réacteur en construction, Olkiluoto en Finlande, mis en chantier en 2005 n’est pas encore en service, ce qui provoque des surcoûts importants. Le réacteur français de Flamanville souffre de nombreuses malfaçons, dans le béton, dans la fabrication de la cuve, des soudures pas aux normes, ce qui entraîne, là aussi, surcoût et retard. Par contre, deux réacteurs construits en Chine à Taishan n’ont pas rencontré de grandes difficultés et produisent maintenant. Les contempteurs de l’énergie nucléaire voudraient profiter de ces difficultés pour abandonner la construction de nouveaux réacteurs. En fait, nous sommes restés quinze ans sans en construire et nous avons perdu le savoir-faire. Les difficultés de construction des réacteurs finlandais et de Flamanville nous permettent de cerner les problèmes. La France a besoin d’un vrai programme industriel, comme dans les années 1970 lorsque l’on a mis en œuvre le parc actuel.

Le GIEC lui-même reconnaît que les objectifs de réduction de production de gaz carbonique ne pourront être tenus sans faire appel à l’énergie nucléaire. Les énergies dites renouvelables sont intermittentes et la construction de milliers d’éoliennes entraîne de graves nuisances et défigure les paysages.

Il faut, dès maintenant, construire de nouveaux réacteurs pour assurer notre sécurité en approvisionnement car beaucoup d’unités atteindront 60 ans en 2040.

Avec un peu de volonté et de constance, on peut regagner l’expérience acquise et continuer à produire une électricité continue et bon marché.

François Jourdier essayiste pour Boulevard Voltaire.

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6 Réponses à “Atome ou CO2 : il faudra bien choisir !”

  1. panchovilla dit:

    entendu un jour sur NRJ ou une autre radio pour gens diminués du bulbe, une « journaliste » dont curieusement le nom de famille est le même que celui d’une petite banque d’affaires, déclarer solennellement : »rappelons qu’à Fukushima, une centrale nucléaire a explosé, provoquant un tsunami et un tremblement de terre ». Voilà…avec un tel niveau de compétence journalistique, ce pays est foutu. Fukushima est l’exemple parfait que même soumise à un tremblement de terre qui engendre un raz de marée (c’est le mot Français pour Tsunami, comme Airelle est le mot Français pour Cranberry) une centrale nucléaire n’explose pas.

    Ceci dit je pense que les partis écolos sont en sous main financés par les pays producteurs de pétrole, puisque le nucléaire vise à nous sortir de la dépendance pétrolière. Le développement inévitable du nucléaire pousse nos amis musulmans à financer les verts et ceux-ci ne s’en rendent pas compte (financements via des associations et entreprises écran), ou y adhèrent par idéologie (antinucléaires par principe, et islamophiles par conviction anti occident chrétien – les fameux islamo gauchistes).Ceci c’est pour retarder le nucléaire.
    Parallèlement, mon analyse est que la perte du pouvoir que donne le pétrole sur la marche du monde pousse les monarchies musulmanes à développer deux autres moyens de prendre le pouvoir : le prosélytisme religieux dans les démocraties occidentales (l’islamisation), et le terrorisme (le fameux Jihad).

  2. « L’écologie française a toujours été noyauté par l’extrême gauche selon la théorie de la pastèque : vert à l’extérieur, rouge à l’intérieur. »

    Vous avez oublie les petits points noirs, qui symbolisent tendance a la dictature, totalitarisme, extremisme …

  3. L’energie nucleaire propre, contrairement aux centrale a charbon, permet notre independance dont ce foutent les ecolos, qui preferent les « camions a voiles ».

    Vert a l’exterieur rouge a l’interieur.

  4. Rechauffement planetaire, 23° en aout…

    • Et 12°C le matin en Poitou Charentes nord!

      Bon on nous annonce 32° pour dans 15 jours..(déjà qu’ils ne sont même pas fichus de prédire le temps qu’il fera dans une heure, à la météo, ils sont capables de prédire la modification du climat…)

      On va en faire un tabac : canicule, vous dis-je alors qu’on arrive en septembre….

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  1. L’écologie politique, une inculture scientifique ! | A droite fièrement ! - […]  Je relaye aujourd’hui un nouveau texte allant à contrecourant de l’air du temps « écologique »qui fait suite à un précédent…

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