Ce qu’il faut retenir de l’interview de Vladimir Poutine

Publié par le 12 Fév, 2024 dans Blog | 2 commentaires

Ce qu’il faut retenir de l’interview de Vladimir Poutine

Alors que l’interview de Vladimir Poutine par Tucker Carlson a intéressé, à ce jour, plus de 200 millions d’internautes (et cela, uniquement sur X), les médias occidentaux se sont déchainés contre le journaliste.

Certains médias l’ont traité « d’idiot utile » de la Russie alors qu’il n’a fait que son métier de journaliste !

Mais, qui, aujourd’hui se souvient de
ce qu’étaient les vrais journalistes ?

En Occident, après deux années d’intense propagande anti-Poutine et pro-Zelensky, sur la plupart des médias, qui peut contester l’intérêt d’entendre Vladimir Poutine donner son point de vue – certes subjectif – sur la guerre en Ukraine ?

Un véritable homme d’Etat face à un vrai journaliste

Mais que ce soit pour l’Ukraine, pour la crise Covid ou le réchauffement climatique, les médias choisissent leur camp, s’y tiennent, et dénigrent ou censurent tous ceux osant s’écarter de la doxa dominante !

J’ai trouvé sur X, un tweet signé Edouard Husson, résumant les points importants de l’interview menée par Tucker Carlson.

Ceux qui accepteront de le lire resteront libres de croire ou non à la sincérité de Vladimir Poutine, mais ils seront mieux armés pour faire la part des choses entre les positions occidentales et celles de la Russie.

Bien évidemment, si la proposition faite par Tucker Carlson d’interviewer Zelensky se concrétisait, j’en rendrais compte dans ces colonnes.

1 – Poutine considère que les médias occidentaux sont un élément majeur de la guerre menée contre la Russie.

C’est la raison pour laquelle, selon lui, la Russie communique peu. Elle fait la guerre sur le terrain militaire et diplomatique. L’entretien à Carlson est accordé dans un moment de crise du narratif occidental (Rappelez-vous quand nos chiromanciens voyaient Poutine renversé et l’armée ukrainienne à Moscou). Le président russe parle avec un journaliste américain non formaté. Qui publie sur une plate-forme possédée par le seul Américain dont Poutine parle avec respect durant l’entretien: Elon Musk.

2 – Poutine considère que les présidents américains depuis plusieurs décennies ne sont plus ceux qui prennent les décisions.

Il donne l’exemple de Clinton, Bush Jr et Trump, qui souvent étaient d’accord avec lui mais dont les instructions n’ont jamais été respectées – la dynamique institutionnelle anti-russe l’emportant toujours.

3 – Le leitmotiv de l’entretien : les Etats-Unis et leurs alliés ne respectent aucun de leurs engagements.

Ceci veut dire que désormais la guerre d’Ukraine se finira aux conditions russes.

4 – La seule révélation des deux heures d’entretien : Vladimir Poutine a fait retirer les troupes russes de la région de Kiev fin mars 2022 à la demande des Américains, des Français et des Allemands, pour prouver la bonne foi russe au moment des négociations d’Istanbul. Loin d’en remercier la Russie, les Occidentaux ont confirmé qu’ils n’avaient pas de parole. Ils ont alors dissuadé les Ukrainiens de signer.

5 – Je ne suis pas sûr que les dirigeants occidentaux tirent la bonne conclusion de ce que dit Poutine sur mars 2022 : c’était la dernière tentative de conciliation.

Désormais on est dans le pur rapport de forces. La guerre décidera des nouvelles frontières de la Russie. Une guerre – nous l’avons dit au dès la fin février 2022 – que la Russie ne peut pas perdre vu son avance dans les armes hypersoniques.

6 – Poutine rappelle que la plus grande partie de l’Ukraine est historiquement russe.

Pour autant, la Russie se sent libre de déterminer combien elle intégrera du territoire ukrainien, en fonction de ses intérêts.

7 – Ceux qui ne prennent pas au sérieux l’objectif russe de la dénazification de l’Ukraine ont tort.

La Russie considère que le travail de dénazification n’a pas été terminé après 1945. Elle prendra les moyens pour empêcher le fascisme, qui, visiblement, imprègne encore une partie de l’élite occidentale (guerre permanente, vision inegalitaire des relations internationales accompagnée de nettoyages ethniques, destruction des nations au profit d’une oligarchie transhumaniste, malthusianisme absolu, écologie punitive, domination du capitalisme de surveillance, haine du christianisme sur fond d’individualisme absolu des moeurs, ce que j’appelle le « fascisme gris » EH), ne puisse plus nuire à la Russie. Cela commence par la destruction du fascisme ukrainien.

8 – La Chine se comporte à l’inverse des États-Unis et de l’Occident.

Elle cherche toujours des solutions diplomatiques aux conflits. Et ses dirigeants tiennent parole.

9 – Les États-Unis ont commis une erreur stratégique sans doute fatale :

en faisant du dollar une arme de sanctions et de guerre, ils ont fragilisé l’instrument décisif de leur puissance. Le reste du monde a découvert qu’il peut produire, commercer et vivre sans l’Occident.

10 – Les Européens jouent dangereusement avec les frontières issues de la Seconde Guerre mondiale.

Veulent-ils réveiller les vieux démons sur les frontières roumaine, hongroise, polonaise, allemande ?

En conclusion

D’une manière générale, l’image que je garde de cette interview c’est celle d’avoir en face d’un vrai journaliste, un véritable homme d’Etat !

Concernant le point 4, seule vraie révélation de l’interview, l’accord obtenu en mars 2022, entre la Russie et l’Ukraine mais rejeté par les Occidentaux a été confirmé par Boris Johnson qui fut à l’origine du rejet.

Durant la première partie, durant laquelle le président russe a longuement rappelé l’histoire de la Russie, de l’Ukraine mais aussi de la Pologne, j’avoue avoir plusieurs fois pensé à Éric Zemmour qui lui, aussi, inscrit ses positions et son programme politique, dans une continuité historique de plusieurs décennies, voire de plusieurs siècles.

Ce n’est absolument pas l’image que donne Emmanuel Macron qui semble l’homme de l’immédiateté qui ne sait faire que des coups politiques, à court terme et courte vue.

Vladimir Poutine, comme Donald Trump, ne s’y est jamais trompé !

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2 Réponses à “Ce qu’il faut retenir de l’interview de Vladimir Poutine”

  1. j’ai remarqué aussi que VP parle de tous les présidents US avec qui i a été en contact, sauf 1: obama. ça doit bien faire grincer des dents les démocartes.

  2. VP un vrai homme d’etat, comme il n’y en a pas en occident depuis pas mal de temps,
    en occident, bienvenues aux escrocs, menteuses de premieres, qui veulent que les hommes epouses des hommes…

    Le niveau dingo en occident, continue toujours deprogresser, cela grace aux progressisme.

    momo 1 er n’est meme pas respecté, ce qui est totalement normal, le contraire, est soi une erreur soi de l’imbecilité !

    La fonction de president n’existe plus depuis N Sarkozy le dernier homme d’etat.

    Il n’ya qu’a voir les comportement de momo 1 er le roi de l’immigration sur tous les sujets… c’est peu dire…

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