Droite, et si on essayait d’y croire encore …

Publié par le 4 Juin, 2019 dans Blog | 7 commentaires

Droite, et si on essayait d’y croire encore …

Tandis que les chapeaux à plumes des Républicains vont nous rejouer, une nouvelle fois, l’élargissement vers le centre, en nous concoctant un mauvais rata sans saveur ni odeur, de nombreuses voix s’élèvent, dans la vraie droite, pour relever la tête et chercher une alternative à cette dissolution des valeurs.

L’analyse politique qu’a proposé dimanche, Marion Maréchal, doit faire réfléchir, notamment sur la lumineuse définition du conservatisme qu’elle a livrée. Définition que je souhaite rappeler ici une nouvelle fois :

Le conservatisme est une disposition de l’esprit qui consiste à vouloir conserver des héritages séculaires, millénaires dans lesquels on a des leçons du passé, des bénéfices du bien, du vrai, du juste.  

Donc ne pas regarder le futur avec une espèce de fascination enfantine comme le font les progressistes, avec une prudence.

Dans ce contexte, l’ennemi est clairement désigné. C’est le progressisme, parfaitement incarné par Emmanuel Macron. Le libéral-libertaire qu’est fondamentalement le président n’a pour l’instant révélé que sa face libérale. Toute la bourgeoisie « friquée » de l’ouest parisien est par exemple tombée dans le panneau, en abandonnant Bellamy pour Macron.

Jusqu’à aujourd’hui, Macron a caché sa face libertaire. On la devine au travers de certaines déclarations (« il n’y a pas de culture française ») et surtout par son immobilisme voire de laxisme (cf record de naturalisation en 2018) en matière de maitrise de l’immigration. Le fait que le gouvernement ait déposé si vite un recours devant la cour de cassation pour contrer la cour d’appel qui avait ordonné de reprendre l’acharnement thérapeutique dans le cas de Vincent Lambert, est aussi un message clair pour les libertaires partisans de l’euthanasie.

Marion Maréchal a effectivement apporté beaucoup de fraicheur dans un débat politique si délétère d’ordinaire. Plusieurs fois, durant son interview, j’ai fait la comparaison avec François-Xavier Bellamy. La même diction claire, témoignant d’une grande structuration de l’esprit. Et surtout, une grande sincérité pour ces deux « jeunes gens » qui tranche avec la langue de bois des vieux crocodiles qui infestent le marigot politique français depuis tant de temps.

Pour compléter cette modeste réflexion, voici un article paru sur Boulevard Voltaire qui tente d’imaginer la marche à suivre pour que l’union des droites suggérée par Marion Maréchal puisse se concrétiser :

Marion Maréchal a fixé le cap pour la France

Les patriotes doivent suivre !

L’actualité réserve parfois de curieuses coïncidences. C’est ainsi que, dimanche, au moment où Marion Maréchal donnait une longue interview sur LCI dans l’émission « En toute franchise » d’Adrien Gindre, Laurent Wauquiez s’apprêtait à annoncer sa démission de la présidence de LR, en direct sur le plateau du « 20 Heures » de TF1. Ces deux démarches qui, a priori, pourraient apparaître comme dénuées de tous liens, sont, en réalité, étrangement complémentaires.

Pendant une heure environ, Marion Maréchal, actuellement à la tête de l’Institut des sciences sociales, économiques et politiques (ISSEP), a commenté l’actualité de ce lendemain d’élections européennes. Et comme de nombreux observateurs, elle n’a pu que constater que malgré sa victoire sur le fil, le Rassemblement national restait confronté à ce fameux plafond de verre qui lui interdit, depuis toujours, de transformer en triomphe ses succès électoraux, mais surtout d’accéder aux responsabilités.

D’une grande fraîcheur pour les patriotes, qui attendaient depuis longtemps que l’ex-députée de Vaucluse s’exprime, Marion Maréchal a su donner une réelle profondeur à son discours et à ses analyses. Parfaitement consciente des graves difficultés que traverse notre pays. Porteuse d’un certain nombre de solutions pour résoudre les problèmes politiques, sociaux et économiques que rencontrent les Français. Elle a su s’imposer comme une alternative crédible face à la déliquescence politique dans laquelle nous nous trouvons actuellement.

Mais Marion l’a dit, elle ne demande rien pour elle-même. Et nous pouvons la croire, tant la sincérité de son discours a pu sauter aux yeux. Ce qu’elle souhaite, c’est une union des droites aussi large que possible pour qu’enfin cette majorité de Français qui se retrouvent dans ses idées – et celles de nombreux patriotes – puissent voir triompher leur cause. Elle a fixé le cap. Un autre homme courageux, Nicolas Dupont-Aignan, lors du second tour de la présidentielle de 2017, avait montré l’exemple. Les conditions sont maintenant réunies pour œuvrer à ce large rassemblement tant attendu.

De son côté, Laurent Wauquier, malgré des efforts de clarifications idéologiques au sein de LR, n’a pas su convaincre. Il lui a manqué ce courage, indispensable en politique pour être suivi jusqu’au bout, de passer des paroles aux actes. Ses électeurs, depuis plusieurs mois dans la tourmente, sont encore traumatisés par « l’affaire Fillon ». Anéantis par les désertions en masse de caciques et de cadres de LR plus prompts à rejoindre Macron par intérêt personnel que de sauver le parti, ils se sont dispersés jusqu’à donner, le 26 mai au soir, le coup de grâce à une formation et à un homme dont la vie (politique) ne tenait déjà plus qu’à un fil.

Reste à espérer, maintenant, que cette clarification de fait qui acte de la partition de LR en deux camps distincts assainira le débat. Le premier camp, conduit par les Juppé, Raffarin et autres Larcher, a choisi, comme le dit Éric Zemmour, de « s’UDFiser », rompant avec les traditions ancestrales de la droite pour épouser le libéralisme européiste porté par Macron. Le second, celui défendu par Wauquier jusqu’à dimanche soir, voulait manifestement renouer avec l’esprit gaulliste et avait fait de la défense des intérêts de la nation son socle électoral. Cette tendance, portée avec brio dans un contexte impossible par François-Xavier Bellamy lors des européennes, existe bien. Aujourd’hui abandonnée, c’est désormais vers la droite patriote qu’elle doit se tourner afin de redonner du sens à son combat et de concrétiser cette grande force politique seule à même de battre les fossoyeurs de la France.

Olivier Damien pour Boulevard Voltaire.

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7 Réponses à “Droite, et si on essayait d’y croire encore …”

  1. Richard Mauden dit:

    « Autant prier pour l’éradication du cancer ! » (Élisabeth Lévy sur Causeur)

  2. L’analyse faite par E. Zemmour chez R. Elkrief sur BFM de l’état des droites et leur avenir possible était, je trouve, intéressant à écouter. Pour lui la droite ne se relèvera pas. Seule une union des droites pourrait permettre d’accéder au pouvoir et encore à condition que Marine Le Pen cède la première place. On en est encore bien loin.

  3. Deux remarques :

    1 – La bourgeoisie « friquée » de l’ouest parisien n’est tombée dans aucun panneau puisqu’elle avait déjà voté pour Macron à la présidentielle.

    2 – Ce qui tranche entre Marion Maréchal et Bellamy, c’est que pendant que l’une se tient hors d’atteinte des crocodiles de la politique, l’autre vient de se faire déchiqueter par eux.

  4. Si Marion abandonnait définitivement le côté économie étatiste de sa tante et se tournait vers une économie libérale décomplexée, l’alliance avec la droite « Bellamiste » et fière de ses valeurs serait envisageable. Sur la vision humaniste, conservatrice de la société, l’un et l’autre sont très proches. Mais il faut aussi un socle solide de propositions libérales qu’on retrouve dans un mouvement que je pense incontournable à droite aujourd’hui: celui de Rafik Smati avec Objectif France.
    La guerre des clochers, leur petite tambouille politicienne ont fait leur temps. On n’en peut plus de les entendre se répandre dans les médias, chacun avec son son de cloches différent qui ne convainc plus.
    L’interview de Wauquiez dans le Figaro de ce matin (que j’ai acheté, juste pour cette occasion!) est parfaitement limpide à ce sujet et on peut rendre hommage à sa lucidité.

  5. « La droite is dead » , comme pourrait le dire l’épouvantail à moineaux qui sert de porte-parole analphabète au gouvernement de la Rrrépubliique !

    Fausse droite, mais vrai socialisme mou, qui recherche son salut dans une union plus étroite avec le centre !

    Avec un tel entrain pour le ramollissement, elle ferait mieux de se saborder, définitivement, et de passer au LREM, qui lui tend les bras, pour permettre à ses électeurs putatifs d’avoir enfin une vue dégagée de la situation…

  6. Si le LR s’allie avec Marion Marechal, le LR sera diabolisé au meme titre que les LePen par les merdias, qui attendent ce faux pas pour les detruirent tous les deux.

    Le LR doit reprendre ces themes des annees 1990 sur l’immigration, ainsi que sur d’autre theme du RPR, il ne sera pas diabolisé comme les LePen par les merdias manipulateurs.

    J’ai lu sur internet des articles d’interwiews sur MLP, celle ci pretendait que le grand remplacement des blancs et de la cultures n’existait pas, ( voir article non recent sur Riposte Laïque), donc attention a MLP qui, rappelons le, a bien insisté pour dire qu’elle etait « laïque » pendant la presidentielle et que l’islam etait compatible avec le republique.

  7. Après tout, le seul qui avait cédé du terrain, c’etait Wauquiez en concédant Danjean et Evren pour former avec Bellamy un trio synonyme de rassemblement:
    – timide sur la ligne pour le poulain de Wauquiez
    – inexistant sur la défense du projet pour les deux autres

    Ils seront donc Députés LR pour l’un ou sympathisants LREM pour d’autres dont les chefs de file savonnent la planche du leader democratiquement désigné depuis sa prise de fonction et bien seul a defendre le projet alors qu’ils auraient tous célébré la victoire de l’union des courants si elle avait eu lieue
    Il a d’ailleurs prononcé la bonne phrase:
    -les victoires sont collectives et les defaites sont solitaires

    En fait, un seul a pris ses responsabilités, les autres chefs de file des courants LR ont envisagé des alliances avec LREM.

    Plus jamais je ne voterai pour ces « trous de balle » d’opportunistes calculateurs. Ce sont des collabos post-scrutin qui veulent le beurre et l’argent du beurre.

    Ils voulaient récupérer le parti pour le nombre d’élus membres des LR en vue des futures élections mais ils représentent le passé et surtout ses pires heures. J’espère que les électeurs se souviendront, pour les municipales qu’ils sont devenus qu’une pâle copie des Macronistes et qu’un ersatz de groupe conservateur au parlement européen.

    Lequel de ces minables succédera au grand benêt du Havre pour executer un peu plus la France, sa culture, son peuple et surtout les valeurs sur lesquelles elle était devenue le pays des lumiaires et qui est devenue la grand armurerie de l’obscurantisme qu’est le nazislamisme.

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