Les progressistes adorent asséner des contre-vérités immédiatement rejetées par les Français de bon sens.
C’est le cas à propos de l’immigration :
– « Il n’y a pas de submersion migratoire »,
– « L’immigration est une chance pour la France »,
– « L’immigration rapporte plus qu’elle ne coûte ».
Chaque jour qui passe apporte un démenti formel à tous ces allégations idéologiques qui nient le réel.
Il y a une autre notion dont les Français voient très bien à quoi elle correspond mais qui est totalement rejetée par le progressisme :
C’est le racisme anti-blancs !
Dans l’affaire Crépol, malgré une dizaine de témoignages qui faisaient état de propos tels que : « on va planter du Blanc », le Parquet a toujours refuser d’évoquer le motif aggravant de racisme anti-blancs.
Il a fallu l’opiniâtreté d’une association, l’Alliance Générale contre le Racisme et pour le respect de l’Identité Française et chrétienne (Agrif), et le courage des juges d’instruction pour retenir la circonstance aggravante de racisme en vue du procès des meurtriers.
Voici un article du Figaro qui développe cette imposture imposée par la gauche de négation du racisme anti-blancs mais qui est en passe de se terminer :
Racisme anti-Blancs : histoire d’une notion
controversée qui a fini par s’imposer
Après avoir obtenu que la qualification raciste soit retenue dans l’affaire de Crépol, l’Agrif lance une série de plaintes contre des personnalités de gauche radicale. Selon une récente enquête, 39 % des personnes perçues comme « blanches » affirment avoir déjà été victimes d’agressions ou de discriminations à caractère raciste.
Contre Jean-Luc Mélenchon, qui raille les « tout blancs, tout moches ». Contre Imane Hamel, coordinatrice de la campagne antiraciste de LFI, qui évoque :
le peuple français réduit à une lignée de sang à la culture sclérosée.
Contre Madjid Messaoudene, militant indigéniste, qui s’affiche :
antiraciste contre tous les racismes, sauf le racisme anti-blanc évidemment,
et dont le procès s’est tenu le 11 septembre. Une cascade de plaintes pour « injures publiques envers un groupe de personnes en raison de l’appartenance à la race » s’abat en cette rentrée sur des personnalités « d’une certaine gauche au racisme décomplexé », annonce l’Alliance générale contre le racisme et pour le respect de l’identité française et chrétienne (Agrif).
Il n’y a pas une semaine où l’on n’entend pas parler de racisme anti-Blancs,
s’émeut Yann Baly, le président de cette association qui a obtenu, cet été, que la qualification raciste soit retenue par les juges d’instruction dans l’affaire de Crépol.
De telles paroles, dans le climat délétère actuel, peuvent conduire certains à passer à l’acte ! Nous ne laisserons plus rien passer ; au moins ces procédures vont-elles inciter ces gens à modérer leur propos.
La notion demeure explosive, mais s’impose de plus en plus dans le débat public. Selon une enquête Ifop pour la Licra publiée en avril, 39 % des personnes perçues comme « blanches » affirment avoir déjà été victimes d’agressions ou de discriminations à caractère raciste. Un phénomène loin d’être marginal, donc. « Rapporté à la population majoritaire du pays, ce taux représente un nombre absolu de victimes considérable, souligne d’ailleurs l’étude.
Nous ne sommes pas dans le fantasme victimaire.
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Le racisme anti-Blancs, « c’est comme La lettre volée d’Edgar Poe : on l’a sous les yeux, mais on ne le voit pas », analyse l’essayiste François Bousquet, auteur de Sale Blanc* et rédacteur en chef de la revue Éléments, rattachée à la « nouvelle droite ».
Ou plutôt, on refuse de le voir. Dans mes enquêtes, j’en retrouve la trace il y a près d’un demi-siècle, notamment à partir du moment où l’immigration de travail s’est transformée, avec le regroupement familial, en immigration durable de peuplement. Il était alors largement circonscrit à certains quartiers populaires. Ce n’est plus le cas. Comme le racisme anti-Blancs est le seul racisme qui n’est pas explicitement condamné par tous les politiques et les médias, il a tendance à se banaliser. Et puisqu’il est invisibilisé par l’institution universitaire et souvent par la magistrature, il prospère.
Des victimes « tétanisées à l’idée d’une inversion accusatoire »
D’après l’essayiste Samuel Fitoussi, « tout commence à l’université » .
On y enseigne l’intersectionnalité, la théorie critique de la race ou la pensée postcoloniale, qui ont en commun de postuler l’existence d’une pyramide de dominations au sommet de laquelle se tiendraient les Blancs,
décrit-il.
On apprend donc à des millions d’étudiants l’idée raciste selon laquelle les Blancs nuisent aux non-Blancs. L’enseignement de l’histoire est lui aussi imprégné de racisme : alors que les faillites morales de l’Occident sont scrutées et condamnées, la traite négrière arabo-musulmane, pourtant plus meurtrière que la traite transatlantique, est largement occultée. La loi Taubira de 2001 reconnaissait comme crime contre l’humanité la seule traite occidentale, faisant des Blancs les seuls coupables.
Selon un récent sondage CSA pour CNews, Europe 1 et le JDD, 67 % des Français pensent que le racisme anti-Blancs existe. Chez les 18-24 ans, cette proportion est de 78 %. Mais pour les victimes, il semble souvent difficile de mettre de tels mots sur leurs agressions :
elles sont tétanisées à l’idée d’une inversion accusatoire et qu’elles se voient accusées d’être elles-mêmes racistes ou d’appartenir à l’extrême droite,
explique François Bousquet, qui a recueilli des dizaines de témoignages.
L’Institut national d’études démographiques (Ined) n’utilise jamais cette expression. Mais en 2012, il publie une enquête où 18 % des personnes appartenant à la « population majoritaire » de France déclarent avoir été « la cible d’insultes, de propos ou d’attitudes racistes » – contre 30 % pour les immigrés et 37 % pour les descendants d’immigrés. En 2016, une étude du même institut conclut que le phénomène n’a « pas le caractère d’une expérience de masse » :
Le racisme des minoritaires à l’encontre des majoritaires peut blesser verbalement, voire être agressif physiquement, mais il ne fait pas système et ne produit pas d’inégalités sociales.
Car pour une majorité de chercheurs en sciences sociales, la notion de « racisme anti-Blancs » (ou « racisme inversé ») n’est pas pertinente dans une société où les Blancs sont en position de domination. Ils font une distinction entre le « racisme des dominants » – inscrit dans l’organisation sociale, il est « systémique » ou « structurel » – et certains comportements individuels ou de groupes, comme des injures, du harcèlement, des agressions, relevant de la haine raciale. Le sociologue Éric Fassin assénait ainsi en 2018 sur France Culture :
Le racisme anti-Blancs n’existe pas. Je n’entends pas de discours politique anti-Blancs, je ne vois pas de discrimination à l’embauche ou au logement pour les Blancs, je ne vois pas de contrôle au faciès pour les Blancs. Donc les expériences sociales ne sont pas les mêmes pour tout le monde.
« Le concept émerge au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, dans le contexte de décolonisation »
Si la thématique a été largement développée par Jean-Marie Le Pen à partir des années 1980, souvent mêlée à celle de « racisme anti-français », « la notion de « racisme anti-Blancs » n’a pas été créée par lui, ni par le Front national », précise l’historien Emmanuel Debono :
Le concept émerge dans le débat public au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, dans le contexte de décolonisation,
rappelle ce spécialiste des racismes et des antiracismes, rédacteur en chef du Droit de vivre, revue de la Licra :
On parle de « blancophobie » dans les Antilles post-esclavagistes, dès la fin du XIXe siècle. La conférence de Bandung (1955) a nourri cette idée d’une solidarité raciale contre l’Occident et les Blancs. Le 25 juillet 1960, en pleine crise congolaise, le député socialiste Arthur Conte déclarait ainsi à l’Assemblée nationale :
Voici qu’éclate un nouveau racisme, un racisme à rebours, et il appartient aux hommes d’État responsables de l’Occident d’en prendre gravement conscience.”
Aujourd’hui, le décolonialisme, au prétexte de mener des luttes progressistes et antiracistes, tend souvent à conforter des logiques racialisantes. Si comme le montre l’étude de la Licra, autant de Français se percevant comme « Blancs » déclarent avoir déjà été victimes de racisme, il faut comprendre ce que revêt ce sentiment et nommer les expériences. Il n’y a aucune raison, philosophique, politique ou scientifique, de ne pas explorer plus avant un tel sujet.
En 2005, dans un « Appel contre les ratonnades anti-Blancs », plusieurs personnalités marquées à gauche s’inquiétaient d’agressions dont avaient été victimes des lycéens. « On a parlé de David, de Kader mais qui parle de Sébastien ? », s’interrogeaient ainsi l’ancien ministre Bernard Kouchner ou l’éditorialiste Jacques Julliard. Tollé parmi les intellectuels de gauche, qui dénoncèrent « une lepénisation des esprits ». En 2012, c’est Jean-François Copé, alors secrétaire général de l’UMP, qui s’insurgeait :
Un racisme anti-Blancs se développe dans les quartiers, écrivait-il dans son Manifeste pour une droite décomplexée. Des individus méprisent des Français qualifiés de “Gaulois”, au prétexte qu’ils n’ont pas la même religion, la même couleur de peau ou les mêmes origines qu’eux.
« Le Blanc, quitte ma ville ! »
Une décennie plus tard, le phénomène a pris de l’ampleur, et une bonne partie de la classe politique le reconnaît.
Le Blanc, quitte ma ville ! » : fin 2022, c’est sous ces invectives, après « 11 agressions en deux ans », que Boris Venon, adjoint PS au maire des Mureaux, finira par démissionner, regrettant le « repli communautaire » de cette commune des Yvelines. Assurant, début 2025, « ne décri(re) que ce que beaucoup de gens voient » en témoignant de la réalité du racisme anti-Blancs, la porte-parole du gouvernement, Sophie Primas, avait déclenché une vive polémique. « Bien sûr qu’il existe ! », avait toutefois renchéri le communiste Fabien Roussel.
Ministre déléguée chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé en a elle-même fait l’expérience :
Ça m’est déjà arrivé de me faire cracher dessus en me faisant traiter de sale Française. Le pire en politique, c’est le déni de réalit. C’est de refuser de voir et de nommer ce que les Français ont à subir. Il n’y a pas un seul racisme, il y a des racismes. Ils n’ont ni la même histoire, ni les mêmes ressorts mais ils propagent une même idée insupportable : l’incapacité à être une nation. Reconnaître le racisme anti-Blancs ne retire rien au combat antiraciste. Bien au contraire. Cela dit notre lucidité et le refus absolu de toute hiérarchie dans le combat républicain et universaliste qui doit être le nôtre.
Un clip intitulé « Pendez les Blancs »
Devant les tribunaux, ce n’est en tout cas pas la première fois que l’on débattra de racisme anti-Blancs. En 2013, la Licra se constituait, de manière inédite, partie civile dans une telle affaire, une agression sur un quai de RER, où l’on avait pu entendre « sale Blanc » et « sale Français ». En première instance, le tribunal avait rejeté cette circonstance aggravante. Mais la cour d’appel de Paris avait durci la peine de l’agresseur d’une année de prison supplémentaire, en retenant le caractère raciste de l’attaque. En 2016, un jeune homme avait pris trois mois ferme pour avoir, dans un train, insulté un sexagénaire avec ces mêmes mots. Trois ans plus tard, le rappeur Nick Conrad, dans un clip intitulé Pendez les Blancs, se mettait en scène enfonçant un revolver dans la bouche d’un Blanc. SOS Racisme, la Licra et le Mrap s’en étaient indignés. Condamné en première instance pour provocation au crime, il avait finalement été relaxé en appel en 2021, pour une question de procédure.
Du procès des agresseurs du jeune Thomas, tué à Crépol en 2023, l’Agrif comme l’association Léa (Lutte pour l’égalité dans l’antiracisme) attendent beaucoup. La circonstance aggravante de racisme a été retenue par les juges d’instruction, puis contestée, en août, par le parquet.
Yann Baly veut y croire :« On sent que les lignes bougent.»
Laurent de Béchade, président de Léa renchérit :
L’affaire de Crépol revêt une importance symbolique particulière, dans la mesure où elle témoigne de la violence à laquelle le racisme anti-Blancs peut mener. Pendant trop longtemps, une grande partie des associations antiracistes et des médias ont refusé d’aborder le racisme anti-Blancs, notamment par crainte de “faire le jeu de l’extrême droite”. Cette stratégie du déni n’a rien résolu ; au contraire, elle a contribué à laisser le phénomène prospérer sans que celui-ci ne puisse être documenté et combattu.
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Avocate de l’association Léa, qui s’est portée partie civile dans l’affaire de Crépol, et de l’une des victimes, Me Lara Fatimi estime :
qu’il existe encore une réelle difficulté judiciaire à nommer et à qualifier le racisme lorsqu’il vise les Blancs. Dans plusieurs dossiers que j’ai eus à traiter, le caractère racial des propos était pourtant explicite. Un mis en cause déclarait “ne pas se laisser faire par un Blanc” ; un autre, après avoir lancé “nique la mère de la France” et “nique la mère des Français”, répondait lui-même au policier : “Je suis raciste”. Dans les deux cas, le parquet a retenu l’outrage mais sans sa dimension raciste. Le droit doit pourtant s’appliquer de la même manière, quelle que soit l’origine de la victime ! Refuser au racisme anti-Blancs le même traitement qu’aux autres racismes, c’est encore discriminer ses victimes.
Stéphane Kovacs pour Le Figaro.
*«Sale Blanc », Le racisme qu’on ne veut pas voir, Éditions La Nouvelle librairie, 2026.
**Auteur de « Pourquoi les intellectuels se trompent », Éditions de l’Observatoire, 2025.




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