Il n’y a plus de quatrième pouvoir !

Publié par le 17 Juin, 2026 dans Blog | 0 commentaire

Il n’y a plus de quatrième pouvoir !

Décidément, c’est toujours le même constat d’une presse de plus en plus décalée de l’opinion des peuples européens.

Dans les dernières années, le fossé s’est creusé de plus en plus profondément entre les médias et les peuples.

Que ce soit pour la crise du covid, pour la guerre en Ukraine, pour le réchauffement climatique, ou pour les manifestations contre l’invasion migratoire, les médias prennent le parti du pouvoir et relayent servilement sa propagande.

Oui, le quatrième pouvoir, les médias, a fusionné avec le premier, le pouvoir exécutif !

On vient d’en avoir encore un exemple criant avec les émeutes anti-immigrés en Irlande du Nord après lesquelles la presse outre-manche parle plutôt «d’émeutes racistes » de « violences anti-immigrés » par des « manifestants d’extrême droite ».

Voici un article de The Epoch Times qui dénonce la faille qui existe entre les peuples et les médias :

Belfast est en flammes, et les médias
refusent d’en expliquer la raison

Le lundi 8 juin, un demandeur d’« asile » soudanais a attaqué un habitant de la ville dans la rue avec un couteau, lui lacérant le visage et le cou. Une vidéo particulièrement choquante de l’agression, qui a rendu la victime aveugle d’un œil, s’est rapidement propagée sur Internet. Le suspect, identifié comme Hadi Alodid, a été inculpé pour tentative de meurtre, port de couteau dans un lieu public et menaces de mort.

En réaction, Belfast a explosé.

Des émeutiers sont descendus dans les rues, lançant des briques et des bouteilles sur les policiers, incendiant des véhicules et mettant le feu aux maisons dans plusieurs quartiers de Belfast ayant d’importantes populations immigrées. La police a déployé des canons à eau. Des familles ont été contraintes de fuir des bâtiments en flammes. Le Service d’incendie et de secours d’Irlande du Nord est intervenu sur 62 incidents en une seule nuit. Au moins 27 personnes se sont retrouvées sans logement.

Qu’il n’y ait aucun doute à ce sujet : les incendies criminels, la violence des foules et l’incendie des habitations de personnes innocentes sont tous des actes indéfendables. Le pouvoir de la foule est, ici comme ailleurs, l’ennemi de la civilisation. Les hommes masqués qui ont chassé leurs voisins de chez eux en incendiant leurs maisons se sont déshonorés eux-mêmes ainsi que la cause qu’ils prétendaient défendre.

Cela étant dit, et aussi évident que cela puisse paraître, voici la question que la presse occidentale refuse de poser :

pourquoi cela continue-t-il à se produire ?

Car cela continue bel et bien à se produire. Il y a presque exactement un an, l’Irlande du Nord a été secouée par des émeutes après que deux adolescents roumains ont été inculpés pour tentative de viol sur une écolière. L’année précédente, des émeutes ont balayé l’Angleterre elle-même — de Southport à Rotherham, de ville en ville — à la suite d’une attaque au couteau de masse perpétrée lors d’un cours de danse pour jeunes filles par un terroriste musulman.

Le schéma est facile à discerner. Un crime atroce, ou une série de crimes, est commis. L’auteur est un migrant, souvent sous une forme ou une autre de demandeur d’« asile ». Le gouvernement répond en condamnant la violence de la population en colère tout en évitant toute remise en question des politiques qui ont engendré le crime et la colère inévitable qui a suivi.

La presse, de même type que le journal Pravda soviétique, suit consciencieusement le discours officiel approuvé par le gouvernement.

La couverture médiatique de la semaine dernière a été révélatrice. D’un média à l’autre, le même discours relayé par les grands médias a été repris presque mot pour mot : « violences anti-immigrés », « manifestants d’extrême droite », « émeutes racistes ». La Première ministre d’Irlande du Nord a qualifié les émeutiers de « voyous », mais elle n’a pas dit grand-chose sur le fait qu’un ressortissant soudanais a rendu aveugle un habitant de la plus grande ville d’Irlande du Nord.

Le Premier ministre britannique Keir Starmer a condamné l’agression au couteau, la qualifiant d’« écœurante » — très bien — mais il a consacré nettement plus d’énergie rhétorique à avertir que :

la violence exercée contre des personnes en raison de leur origine ne serait pas tolérée.

Comme l’a si bien dit l’humoriste canadien Norm Macdonald il y a une dizaine d’années : « Ce qui me terrifie, c’est qu’un jour l’État islamique fasse exploser un engin nucléaire et tue 50 millions d’Américains. Imaginez-vous alors les représailles contre les musulmans pacifiques ? »

Personne parmi les dirigeants politiques britanniques ou irlandais actuels n’a sérieusement demandé si un gouvernement qui fait venir des gens du monde entier, avec des contrôles insuffisants et une assimilation quasi inexistante, ne porte pas une part importante de responsabilité dans les fractures sociales qui explosent aujourd’hui à travers les îles Britanniques. À quoi bon se remettre en question ? Il est tellement plus facile de rejeter la faute sur la menace des voyous « fascistes » qui sortent dans les rues.

Quant aux grands médias, leur problème n’est pas qu’ils ne condamnent pas la violence des foules. Au contraire, ils la condamnent bruyamment et avec une satisfaction morale évidente. Leur véritable tort est plus insidieux :

il réside dans la suppression délibérée de toute réflexion honnête sur les liens entre les causes et les effets.

C’est le refus de se demander pourquoi les classes populaires britanniques et irlandaises sont à bout. La question n’est jamais posée, les politiques à l’origine du problème ne sont jamais examinées, et la cocotte-minute continue de monter en pression.

Les faits pertinents ne sont pas contestés. Le gouvernement du Royaume-Uni a supervisé l’une des plus vastes et des moins bien gérées expansions de l’immigration — et plus particulièrement une expansion de la population musulmane — de l’histoire occidentale moderne. Les demandes d’asile, fondées ou non, ont explosé. Les contrôles ont présenté d’importantes failles. L’intégration a été reléguée au second plan.

Les communautés qui n’ont jamais été consultées en ont subi les conséquences de la manière la plus directe. On leur a répété, encore et encore, que leur malaise révélait une défaillance morale de leur part plutôt qu’un échec des politiques gouvernementales.

Voilà le snobisme britannique dans toute sa splendeur.

Appelons plutôt un chat un chat : il s’agit d’une transformation sociale sans représentation. Et une transformation sociale profondément destructrice.

À un moment donné, ceux qui vivent face aux conséquences des politiques destructrices des élites cessent de demander la permission de se faire entendre. La réponse n’est pas d’excuser la violence, mais de prendre au sérieux les griefs qui la sous-tendent avant qu’elle n’éclate.

Le Premier ministre Keir Starmer ne veut pas avoir cette conversation. La BBC ne veut pas avoir cette conversation. Le New York Times ne veut certainement pas l’avoir non plus.

Mais Belfast, elle, est en train de l’avoir — et le résultat est particulièrement inquiétant.

Pire encore, rien n’indique que cela va s’arrêter prochainement. Car tant que les gouvernements occidentaux continueront de traiter le scepticisme à l’égard de l’immigration de masse comme un délit d’opinion au lieu de le considérer comme une préoccupation légitime, les flammes continueront de faire rage.

Josh Hammer pour The Epoch Times.

Josh Hammer est rédacteur en chef adjoint du magazine Newsweek, chercheur à la Fondation Edmund Burke, conseiller juridique et politique pour l’Internet Accountability Project, chroniqueur syndiqué pour Creators et rédacteur en chef adjoint pour Anchoring Truths. Expert et essayiste prolifique sur les questions politiques, juridiques et culturelles, Josh Hammer est avocat constitutionnel de formation. Il anime « The Josh Hammer Show », un podcast de Newsweek, et co-anime le podcast « NatCon Squad » de la Fondation Edmund Burke. Josh Hammer intervient dans les universités par l’intermédiaire de l’Intercollegiate Studies Institute et de la Young America’s Foundation, ainsi que dans les facultés de droit par l’intermédiaire de la Federalist Society. Avant de rejoindre Newsweek et The Daily Wire, où il était rédacteur en chef, Josh Hammer a travaillé dans un grand cabinet d’avocats et a été greffier auprès d’un juge de la Cour d’appel des États-Unis pour le cinquième circuit. Il a également été boursier John Marshall au Claremont Institute et boursier au James Wilson Institute. Hammer est diplômé de l’université Duke, où il s’est spécialisé en économie, et de la faculté de droit de l’université de Chicago. Il vit en Floride, mais reste un membre actif du barreau de l’État du Texas. Contact: @josh_hammer

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