Je suis un mauvais Français,
je n’ai jamais mangé de kebabs !

Publié par le 18 Juil, 2019 dans Blog | 8 commentaires

Je suis un mauvais Français,  je n’ai jamais mangé de kebabs !

Je suis consterné !

Mon assimilation à la société française est un échec !
Je suis encore un peu Gaulois …
mais Français, de moins en moins !

Pensez donc ! J’en suis encore au gratin dauphinois, au magret de canard, le dimanche, et au bon vieux steak frites, la semaine !

Il y a pire ! Je me suis laissé infiltrer par la société américaine : on peut me surprendre de temps en temps dans un McDo et je ne suis jamais entré dans un kebab ! Si c’est pas du racisme primaire et viscéral, ça !

J’ai pris conscience de tout cela après la déclaration de l’inénarrable, pétillante et colorée – je parle de ses tenues ! – porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye qui semble nous dire que le kebab est le plat national français :

Je n’ai pas été le seul à réagir à cette déclaration. Voici l’article de Gabrielle Cluzel paru sur Boulevard Voltaire :

Ni France des homards, ni France des kebabs… on a le droit ?

Ce n’est pas rien, d’être porte-parole du gouvernement. On en est à la fois le miroir, l’émissaire, le traducteur, l’intermédiaire, l’avocat, l’identité. On porte cette parole du gouvernement respectueusement comme le Saint-Sacrement et sans la travestir. Si Sibeth N’Diaye est ce fidèle reflet, il y a de quoi s’interroger.

Gabrielle Cluzel

Le premier langage, celui que l’interlocuteur perçoit tout d’abord, est celui du corps. Passons sur le piercing lingual, qu’elle « tient à conserver malgré ses fonctions de porte-parole du gouvernement », explique Gala (11 juillet 2019), parce qu’il « lui rappelle son engagement passé et le travail de terrain qu’elle effectuait pour convaincre les jeunes de se mobiliser, notamment après le coup de tonnerre du 21 avril 2002 », et qu’elle « avait entamé un tour de France avec l’UNEF entre les deux tours de la présidentielle, pour convaincre la jeunesse étudiante de se mobiliser contre le FN ». Quel rapport ? Mais admettons. Après tout, s’il ne l’empêche pas de s’exprimer – l’organe sur lequel il est posé étant quand même son outil de travail -, cela ne nous regarde pas. Passons sur ses tenues bigarrées diverses et variées. Les goûts et les couleurs, ma foi… et convenons que les costumes ajustés d’Emmanuel Macron ont remplacé les tenues tirebouchonnées de François Hollande sans que cela ne change d’un iota le mal-être des Français. Ses atours « très décontractés » – comme les décrit (toujours) Gala – du 14 juillet ont fait, en revanche, légitimement tousser. Son tee-shirt imprimé « Tous les garçons et les filles », refrain de Françoise Hardy, sera sans doute du meilleur effet sur la plage, mais aucun ministre n’aurait eu l’idée d’arriver accoutré de son pendant masculin, version Jacques Dutronc « Je suis un opportuniste, je retourne ma veste », même si c’est souvent vrai. Emmanuel Macron n’arborait ni tongs ni bermuda, les forces armées qui défilaient devant la tribune officielle dans leur costume chamarré auraient assez peu apprécié. La moindre des choses, pour un porte-parole, serait de se mettre modestement au diapason. Mais casser les codes est devenu le nouveau code. Et ses origines, qu’elle convoque à l’envi pour tétaniser ses détracteurs, ne sont pas le sujet. J’ai fait ma première communion au Sénégal, pays natal de Sibeth N’Diaye, et me différenciais, ce matin-là, à mon grand dam, des autres enfants par deux caractéristiques, les photos peuvent en témoigner : ma couleur de peau, à laquelle nul ne pouvait rien, et ma tenue que je reprochais in petto à ma mère… je portais robe à bretelles et sandales quand toutes les fillettes avaient les épaules couvertes et des socquettes bien tirées dans des chaussures fermées, ce qui, trouvais-je, me faisait ressembler par comparaison à une va-nu-pieds. Mais ce sont surtout ses mots du 17 juillet, pour commenter la démission du ministre de l’Écologie, qui ont déchaîné les passions sur les réseaux sociaux : « Tout le monde ne mange pas du homard, on mange plutôt du kebab. » Pour la porte-parole de l’Élysée, exit le jambon-beurre, la quiche lorraine, la salade parisienne, le petit salé, la galette bretonne, le gratin dauphinois et tutti quanti… le plat populaire français symbolique est désormais le kebab. En février 2017, Emmanuel Macron ironisait sur « les petits bourgeois », « les immobiles », ces empêcheurs de consommer en rond qui s’opposaient aux ouvertures le dimanche parce que, ce jour-là, « on reste chez soi à manger la blanquette de veau en famille ». Ce dont Emmanuel Macron rêvait, sa porte-parole Sibeth N’Diaye l’a fait : la France blanquette de veau n’est plus, écrasée entre la France des hauts lieux, celle des homards, et la France des banlieues, celle des kebabs. Avec le néant au milieu. Son piercing, suggère Gala, serait un porte-bonheur dans sa lutte contre l’extrême droite ? Si elle multiplie ce genre de déclarations, au vu des tombereaux d’indignation, c’est tout un champ de clous en rangs serrés qu’il va falloir planter avant les prochaines élections. Gabrielle Cluzel pour Boulevard Voltaire.

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8 Réponses à “Je suis un mauvais Français,
je n’ai jamais mangé de kebabs !”

  1. Moi non plus, je n’ai jamais mangé de Kebabs!

    Il est vrai que je ne mange pas de steak frites non plus, pas plus que de blanquette de veau ou de pot au feu de bœuf!

    Du fait, sans doute, de mes origines, je suis plutôt « moules frites », « fish and chips » éventuellement (je trouve cela un peu gras) , blanquette de la mer ou pot au feu de poissons (genre bouillabaisse) et beaucoup de légumes et de fruits.

    Mais je ne prétends pas que les français mangent en majorité comme moi 🙂

    Maintenant, d’un autre côté, je n’ai pas tout à fait la même silhouette que cette brave dame, hihihihi…

  2. « l’inénarrable, pétillante et colorée – je parle de ses tenues ! – porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye

    Ah, Christian, avec la loi Avia, faudra éviter ce genre de chose, sinon, votre compte est bon mon gaillard ! 😉

    L’exercice du pouvoir, certaines fonctions requièrent une tenue appropriée. On ne lui demande pas le tailleur Chanel, mais le coup du baby-gros avec un cœur, désolé, c’est inadmissible !
    Et pour pouvoir se permettre de bousculer les codes (les codes lui survivront sans difficulté) il faut inspirer le respect, exceller dans son travail, et non faire l’unanimité … contre soi !
    Cette femme n’est pas à sa place dans un gouvernement, elle n’a que le talent d’être vulgaire, tant dans ses tenues que dans ses propos.

  3. Ces gens là prouve qu’ils ont une grande meconnaissnce de la France, des moeurs Francaise, auquels ils ne sont pas disposés a suivre…

    Cette porte parole a de plus comme particularité, d’assumer ces mensonges…

  4. Et que penser de celui qui l’a nommée à ce poste? quel mépris pour ce peuple de France!!!!!
    On nous serine des mesures d’hygiène à longueur de journée, et on valorise les kebabs, la viande à l’air, les mouches….
    Moi, je suis un peu comme Suzanne, mais j’y rajoute la cargolade!

    • je ne savais pas ce qu’était la « cargolade ».
      J’ai regardé la recette sur Internet.

      Hormis les lardons que je n’aime pas (pas plus que la viande d’ailleurs), et que je remplacerais par une petite larme de beurre, je trouve cette recette d’escargots mangés avec du pain légèrement tartiné d’aïoli assez appétissante

      • Suzanne, enlève le « légèrement »! on n’y met pas de lardons chez nous, juste poivre sel et sur la braise, juste « al dente » comme les pâtes, ni trop cuits (secs) ni pas assez (baveux). Et un coup de blanc, mais pas d’eau, l’escargot cuit n’aime pas se noyer!

        • Merci.
          il me faudra essayer 😉

          • un petit tour dans notre Roussillon! (ne pas confondre avec Roussillon dans la vallée du Rhône). Le notre est tout au sud de la France, au pied des Pyrénées, en bordure de la Méditerranée! Bienvenue chez nous!

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