La presse de gauche et ses « Fake News »

Publié par le 27 Août, 2018 dans Blog | 12 commentaires

La presse de gauche et ses « Fake News »

La loi liberticide contre les « Fake News » cible la presse de ré-information et ce qu’à gauche on appelle la « fachosphère ».

Mais cette loi pourrait bien se retourner contre ses auteurs, contre la gauche et notamment contre sa presse qui a une conception très personnelle de l’impartialité et de la déontologie qu’on est en droit d’attendre des médias.

C’est dans un article signé d’Elisabeth Lévy et paru dans Causeur que j’ai trouvé un exemple de cette déontologie très particulière. Elisabeth Lévy y interviewe Richard Malka, l’avocat de la crèche Baby-Loup. Voici quelques éléments de cet article :

La crèche Baby-Loup a obtenu gain de cause, en mars 2013, après avoir licencié une employée qui souhaitait se voiler dans l’établissement. Cinq ans plus tard, L’Obs annonce que le Comité des droits de l’homme de l’ONU « condamne » la France, « reconnue coupable de violation de la liberté de manifester sa religion et discrimination envers les femmes musulmanes ». L’avocat de la crèche, Richard Malka, dénonce une « désinformation ».

L’affaire Baby-Loup

Une salariée d’une crèche, s’occupant donc d’enfants en bas âge, avait été absente pendant cinq ans pour congé maternité puis parental. A son retour, elle portait le voile qu’elle n’avait pas, lors de son recrutement. Après son refus de le retirer, la salariée avait été licenciée. S’en était suivie une procédure judiciaire jusqu’en cassation au terme de laquelle la salariée avait été déboutée.

La pseudo « condamnation » de la crèche Baby-Loup

Elisabeth Lévy : J’ai entendu une journaliste de France Inter expliquer (avec une satisfaction visible) que la France avait été « condamnée » par le Comité des droits de l’homme de l’ONU dans l’affaire Baby-Loup. D’abord, est-ce que c’est vrai, ensuite, n’est-ce pas ce comité Théodule où siègent des pays aussi soucieux de droits de l’homme que la Syrie ou l’Iran ?

Richard Malka :  Non, la France n’a pas été « condamnée ». Seule une juridiction peut « condamner » et ce Comité des droits de l’homme n’en est pas une. Contrairement à ce qu’a indiqué L’Obs avec tambours et trompettes, le simple avis de ce Comité n’a absolument aucune valeur contraignante ni obligatoire.

C’est, pour moi, un non-événement dont on fait un buzz
médiatique parce qu’il sert une vision idéologique.

J’ai, moi aussi, bien senti la satisfaction de certains médias, et en particulier de celui qui a annoncé cette prétendue nouvelle. Ce qui me semble plus grave, c’est qu’on ne vérifie rien avant d’annoncer cette supposée « condamnation ». C’est simplement un avis d’un comité que vous appelez « Théodule » et qui est, il est vrai, connu pour son communautarisme, sa vision idéologique des questions de religion et dont la conception des droits de l’homme est plus proche de l’Arabie saoudite que du monde occidental.

L’article de L’Obs a été fait sans me passer un coup de téléphone, sans un soupçon de contradiction, alors que la journaliste qui est l’auteur de cet article, et qui a une position très tranchée depuis le début de cette affaire, a mon numéro de téléphone depuis toujours. Pour pouvoir publier ce qui est une fausse information, ce qui relève de la désinformation, on s’abstient donc de recueillir un point de vue contradictoire, ce qui permet d’écrire n’importe quoi.

Le journal le Monde fit pire encore !

A la suite de l’article de L’Obs, l’AFP m’a logiquement appelé, je lui ai fait une déclaration pour expliquer que c’était un non-événement et que cette déclaration n’avait aucune valeur contraignante, et Le Monde a repris la dépêche mais sans ma réaction. De cette façon, on fait croire au public qu’il y a une réalité qui n’en est pas une.

La situation se tend et devient de plus en plus difficile.

On voit au positionnement et au traitement médiatiques de cette affaire
qu’une certaine élite aimerait bien que Baby-Loup ait perdu.

Propos recueillis par Elisabeth Lévy pour Causeur.fr

Oui, il s’agit bien d’un cas typique de désinformation motivée par l’opinion personnelle des journalistes ou par la ligne éditorial de leur journal.

On se pince quand on sait que le journal Le Monde se permet de juger de l’objectivité des autres sites d’information avec son fameux Decodex !!!

Votre serviteur fut très fier quand il constata que son premier blog figurait en bonne place dans la liste des organes « publiant régulièrement des fausses informations ».

Remarquez que je plaide coupable puisque je l’avoue, plusieurs fois, j’ai qualifié de calamiteux de quinquennat de Hollande ce qui, à l’évidence, était un mensonge éhonté !

Merci de tweeter cet article :





12 Réponses à “La presse de gauche et ses « Fake News »”

  1. Richard Mauden dit:

    Pourquoi s’étonner que des journalistes ignares médiocres et partisans, les collabos de l’Anti-France, comme sur France Inter de gauche, puissent désinformer avec une satisfaction visible en se réjouissant que la France ait pu être « condamnée » par le Comité des droits de l’homme de l’ONU dans l’affaire Baby-Loup.
    Les menteurs et les trafiquants de gauche sont aux manettes de la propagande comme au temps regretté de Staline, du Goulag et de la défunte URSS…

  2. Repris par le Point et le Figaro … « Un mensonge mille fois répété devient une vérité … »

  3. Effectivement, on n’a entendu que « la condamnation de la crèche » et les « indemnités que doit encaisser l’ex-salariée »: en conséquence, porte ouverte à tous ceux qui se disent discriminés en fonction de leur religion. Rien à voir avec leur compétence bien sûr.

  4. Il est curieux que ce « Décodex » mis à l’honneur par « l’Immonde » nous rappelle d’autres heures parmi les plus sombres de notre histoire,lorsque la délation était à la mode et que les murs de Paris avaient des oreilles…

  5. Les médias subventionnés nous empoisonnent tous les jours de Fake news (Infos fausses ou biaisées)rappelons récemment:
    – BFMacron et son reportage sur l’électricité où le coût du KWh est sciemment confondu avec son prix (et ses taxes pour l’éolien …etc)
    – Les gaulois qui auraient tiré sur des Muzz à Beaune
    – Le salaud de Poutine qui aurait tué un tigre (France 2 s’est excusé) etc ….
    sans oublier la désinformation sur Trump, l’islam, le coût de l’immigration extra-européenne ….!!!Trop c’est trop

    • Un « bon » journaliste se doit etre de goche, ( pour ces medias), capable de vociferer sa propagande, debiter des conneries de l’ideologie, nul quand il s’agit de s’essayer a penser la realité, et a etre tolerant…

      Un « bon » journaliste pour les medias se doit d’etre capable de tromper, trahir la confiance du peuple, mentir, creer des affaires dans les affaires, inventer des scenario,
      construire des scenario petit a peit, pour sortir des fausses affaires pre inventé,
      salir des personnes, attaquer mediatiquement les personnes de l’ autre bord politique, interpreter, orienter l’opinion des gens pour les manipuler,
      Bref etre de goche.

      Un « bon » journaliste, se doit d’etre capable de faire « vomir » les gens, par son manque de deontologie, ses mensonges, ses inventions, son intolerance, son manque d’humanité, et son inaptitude a etre sincere…
      bref c’est encore la goche…

      Un « bon » journaliste doit etre viceralement au dessous de la moyenne des gens.

      Heureusement il y a encore quelques cas extremement rare de « mauvais » journalistes qui sevissent dans les medias, je pense a J J Pernaud, et a quelques autres, au grand malheur des « bons » journalistes,
      heureusement.

      C’est pareil pour les medias.

      Quand je pense a la goche et pour eux, a ce fleuron, ce reservoir de « valeur » pour la goche que sont les medias…
      Consolons nous benoit hammon avait voulu pour les francais, la possibilitée de fumer le canabis,
      on a au moins la propagande de goche pour compenser…et la goche elle meme, avec un morceau du centre bien sur, et evidemment des « bons » journalistes, pour nous montrer un monde inimaginable: la France actuelle.

      • Un « bon » journaliste se doit d’avoir le taux les plus elevé de connerie au monde soi disant humaine…

        Ces gens là culmine dans les defauts et battent tous les jours des reccords, quand a la bassesse « humaine ».

        Bassesse etrangement ressemblante a la goche et a l’extreme goche.

      • Une fake-news reprise par tous les journaleux durant tout l’été, l’envolée du prix du pétrole.

        En fait, il est au dessus de sa cote du 1er janvier il est en hausse depuis mi-août, mais il était côté 80,50$ le 23/05/2018 et 70,30$ le 15/08/2018 soit 10$ de moins que 12 semaines auparavant (source Boursorama) alors que tous évoquaient cette flambée.

        Le pétrole est toujours côté sur le $ mais la vérité est une récession de l’€ par rapport au $ ou une autre carabistouille de micronimus 1er.

        En tout cas si nos prix des carburants sont en irrémédiable hausse, le Président Trump, si décrié, est en train de réussir son pari sur le plan économique, « make USA great again ».
        Pour le vôtre (président), il réussit à merveille économiquement, le pétrole baisse mais « en même temps » l’Euro aussi mais plus vite que le pétrole.

        Pour la moralisation de la vie politique, trois mois pour licencier son écuyer Benallagardère, rendez-vous donc mi-novembre pour la ministre de la culture, ou pas!

        Tout le monde a pu voir son bulletin de salaire augmenter et « en même temps » tout ça pour si peu.

        La taxe d’habitation disparaîtra pour ceux qui seront encore en vie quand ce sera effectif et « en même temps » il va falloir être patient et non-propriétaire pour en jouir.

        Le budget du prédécesseur était insincère, qu’en est-il des prévisions de croissance du gouvernement

        J’arrête là l’énumération des promesses tenues mais « en même temps » inefficaces ou financées par d’autres prélèvements.

        Il est issue des banques mais se comporte comme un bureau de change, que tu vendes ou que tu achètes, tu es toujours perdant.

  6. Nos point de vues sont les memes que pour beaucoup d’americain, vis a vis des medias.

    Pas fake news des medias?

    Lisez ce que denonce D Trump et bien d’autres, et reaction des lavettes de journalistes penchant vers le systeme de propangande :

    Donald Trump en est convaincu: les réseaux sociaux réduisent au silence des millions de voix conservatrices et il martèle ce message à ses 54 millions d’abonnés sur… Twitter, même si les spécialistes soulignent qu’il y a peu de preuves de ces accusations.
    Vendredi encore le président américain a tweeté sur ce thème. « Les géants des réseaux sociaux réduisent au silence des millions de gens. Les gens ont le droit de décider de ce qui est vrai et ce qui est faux, sans censure! », a-t-il lancé, sur ce réseau dont il a fait son moyen de communication de prédilection pour contourner les médias qu’il accuse d’être malintentionnés à son encontre.
    Quelques jours plutôt, il avait déjà mené la charge contre des réseaux sociaux « totalement biaisés envers les voix républicaines/conservatrices » et mis en garde: « Nous ne laisserons pas faire ».
    Twitter –335 millions d’utilisateurs réguliers– et Facebook –2,23 milliards– nient toute partialité politique dans la gestion de leur plateforme, et plusieurs études montrent que les conservateurs prospèrent au contraire sur les réseaux sociaux.
    Mais, selon un sondage de l’institut Pew Research publié en juin, 43% des Américains sont persuadés que les grandes sociétés high-tech penchent en faveur de la gauche plutôt que de la droite et 72% pensent que les réseaux sociaux censurent activement les points de vue politiques opposés aux leurs. Parmi les membres du parti républicain et les électeurs indépendants plutôt de droite, ils sont 85% à en être convaincus.
    Les mesures prises début août contre Alex Jones, le fondateur d’Infowars, un site conspirationniste qui s’est fait un nom en niant la réalité de la tuerie de l’école élémentaire de Sandy Hook qui a coûté la vie à 20 enfants, a renforcé ce sentiment.
    Il s’est vu privé le même jour d’accès à Facebook, Youtube, Apple et Spotify. Twitter l’a suspendu pour une semaine un peu plus tard.
    Et les récriminations ont conduit le Congrès à se pencher sur la question et à organiser au moins une audition consacrée à la partialité des réseaux sociaux.

    © Fournis par AFP Jack Dorsey, PDG et co-fondateur de Twitter, à Sun Valley en Californie, le 6 juillet 2016
    Le patron et co-inventeur de Twitter Jack Dorsey sera ainsi interrogé lundi devant une commission de la Chambre des représentants. Récemment, il a reconnu sur CNN dans une interview que l’entreprise « penche plutôt à gauche » mais que cela ne se reflète pas sur la plateforme.
    « La vraie question derrière la question est: agissons-nous selon une idéologie politique ou des points de vue? La réponse est non. Point final », a affirmé M. Dorsey.
    – Faire pression –
    Pour Angelo Carusone, président de Media Matters for America, un observatoire des médias marqué à gauche, les conservateurs haussent le ton pour intimider les gestionnaires des réseaux et imposer leurs opinions.
    « En essayant d’apaiser les critiques venues de la droite, les réseaux sociaux ont renforcé et validé ces critiques bien qu’elles soient sans fondement », affirme M. Carusone, qui rappelle qu’une étude qu’il a menée avec la société d’étude des réseaux NewsWhip n’a révélé aucune partialité et démontré que les conservateurs étaient présents en force.
    Mais à force de dénoncer, cela influence l’opinion publique, souligne Jeff Hemsley, professeur spécialiste de l’information à Syracuse University.

    Les conservateurs sont convaincus depuis longtemps que tous les médias sont de gauche, c’est un vieux reproche qu’ils appliquent maintenant aux réseaux sociaux », dit-il.
    – Algorithmes et droit –

    Ce qui complique le débat est la façon dont les flux d’informations sont organisés.
    Là où certains usagers voient de l’arbitraire, il s’agit en fait « d’algorithmes qui prennent en compte vos centres d’intérêt, vos habitudes et ceux-ci peuvent influer sur ce que vous voyez », souligne Liz Woolery, analyste au centre de réflexion Center for Democracy and Technology.
    Pour autant, les assauts du président et de sa base électorale posent nombre de questions sur les droits mais aussi les obligations de ces réseaux sociaux, qui sont d’abord des entreprises privées.
    « Même si les réseaux sociaux étaient partiaux contre les conservateurs (et rien ne prouve qu’ils le sont), ils auraient parfaitement le droit de le faire », tout comme Fox News et Breitbart et leurs opinions de droite sont protégées par la Constitution, souligne Eric Goldman, le co-directeur du High-Tech Law Institute de Santa Clara University, dans un article sur son blog.

    Le professeur Hemsley estime qu’il y a un risque que le président ne tente de légiférer pour donner plus de contrôle au gouvernement sur les médias et les réseaux sociaux.
    Pour Mme Woolery, il y a aussi le risque que les entreprises réagissent trop impulsivement. « Elles doivent veiller à pas créer plus de problème en aval ».

    • Vous avez bien lu, une société et des « experts » n’ont relevé aucune partialité dans les medias, et reseau sociaux sur internet.

      Exactement comme en france, ou on veut donner le change en faisant croire que les medias et reseau sociaux, sont impartial…

      Seul les cons osent tout…

  7. Et pour résumer :“Pour un journaliste de gauche, le devoir suprême est de servir non pas la vérité, mais la révolution”
    ― Salvador Allende

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