Le « Camp du bien » n’a jamais si mal porté son nom !

Publié par le 23 Oct, 2026 dans Blog | 0 commentaire

Le « Camp du bien » n’a jamais si mal porté son nom !

La gauche, qui croit depuis Robespierre qu’elle est le « camp du bien », est en train de prendre conscience qu’elle a perdu la bataille des idées et qu’une large majorité de Français, se tourne vers … le « camp du mal » !

Et c’est très douloureux !

Durant les années Mitterrand, la gauche a colonisé beaucoup d’institutions comme l’école, la justice, la culture et les médias. Depuis ce temps-là, malgré plusieurs alternances, elle a gardé cet environnement favorable qui s’est même renforcé à son profit. Il suffit, pour s’en convaincre, de voir ce qu’est devenu le Service public de l’audiovisuel !

Mais voila, on dit souvent que la révolution dévore ses enfants. Dans le cas de la gauche social-démocrate, c’est le progressisme qui aura eu sa peau en préconisant l’abandon de l’électorat populaire au profit des minorités ethniques, religieuses ou sexuelles.

C’est ainsi que le vent a tourné et que la supercherie du « camp du bien » a été dénoncée et que beaucoup d’électeurs de gauche ont rejoint le Rassemblement national.

Illustration réalisée à l’aide de l’IA (Claude Opus 5.5)

La gauche, telle une bête blessée, devient agressive et se jette dans un baroud final – qui n’a rien d’un baroud d’honneur – une fuite en avant qui la précipite dans les outrances.

C’est La France Insoumise qui mène la dernière charge et les socialistes menés par un Olivier Faure prêt à tout pour garder son siège de député, sont des suiveurs qui vont y brûler le peu de considération qu’ils avaient encore.

Le « camp du bien » bafoue frontalement la démocratie

Demain, des dizaines de milliers de gauchistes vont déferler sur Orléans pour tenter d’empêcher la tenue du congrès du premier parti de France, crédité par les sondages de 36 % au premier tour de la présidentielle de 2027.

Le rôle des partis politiques est fondamental dans la V ème République et leur liberté de réunion est gravée dans l’article 4 de la Constitution :

Les partis et groupements politiques concourent à l’expression du suffrage. Ils se forment et exercent leur activité librement. Ils doivent respecter les principes de la souveraineté nationale et de la démocratie.

Pourtant, le Parti socialiste, Olivier Faure en tête, va officiellement participer à une manifestation contre la tenue du congrès d’un parti politique.

Ce faisant, le Parti socialiste va se retrouver aux côtés des dirigeants et militants de LFI et va ainsi tourner le dos au gagnant de la primaire de gauche, Raphaël Glucksmann, qui dénonce toute alliance avec LFI !

Voici, sur ce sujet, la chronique de Vincent Trémolet de Villers, ce matin, sur Europe 1 :

Lancement de Dimitri Pavlenco : La gauche a décidé de se mobiliser pour dire son opposition au parti de Marine Le Pen, on attend des dizaines de milliers de personnes, ça nous donne une idée de ce que va être la campagne présidentielle ?

Vincent Trémolet de Villers : Ça nous donne surtout une idée assez précise de la bêtise de la gauche processionnaire. Depuis 40 ans, elle n’applique qu’un seul programme, une seule stratégie, une seule morale, c’est de se mettre en marche contre Le Pen.

Selon la formule d’Albert Camus, le propre de la bêtise c’est qu’elle insiste, et bien cette gauche qui a abandonné l’école, la laïcité, la frontière, le travail, l’industrie, insiste, elle insiste dans son obsession à pétitionner, vitupérer, manifeste. Elle ne propose rien d’autre qu’une vacuité navrante déguisée en antifascisme.

Et le plus fascinant, c’est que c’est une stratégie catastrophique pour elle. Dans l’opinion, la gauche n’a jamais été aussi faible, et le Rassemblement national autant attractif. A croire que les mutins de Panurge chers à Philippe Muray sont devenus les meilleurs agents électoraux de Marine Le Pen.

Dimitri, Pavlenco : Alors vous dites que ça ne marche pas, mais pourtant ils vont être tous unis à Orléans ce week-end.

Vincent Trémolet de Villers : Ils seront tous là, on retrouvera le cortège des militants socialistes, écologistes, insoumis, communistes, Bali Bagayoko et Olivier Faure en tandem, Bigflo et Oli, l’idéologie en plus et le talent poétique en moins.

Avec eux, toute la gauche fera bloc avec la France insoumise, Raphaël Glucksmann restera spectateur, comme au bon vieux temps du Nouveau front populaire, et c’est un des intérêts de cette histoire, elle nous montre que les promesses de rupture des socialistes avec LFI ont tenu quelques jours, comme d’habitude, au nom de la lutte contre le RN, la gauche à la fin fera alliance avec Jean-Luc Mélenchon, et comme après les européennes en 2024, tout ce petit monde fait comme si Raphaël Glucksmann n’existait pas.

Il a gagné la primaire socialiste, mais les socialistes l’ont déjà effacé. Effacer ou rendre invisible sur la photo celui qui dérange, c’est un vieux truc qui, depuis Staline, marche très bien à gauche.

Dimitri, Pavlenco : On peut aussi voir cette mobilisation comme une volonté de faire prendre conscience de la force du rassemblement national qui s’approche du pouvoir.

Vincent Trémolet de Villers : Mais dans ce cas, il faudrait faire un cortège à chaque sondage. On peut tourner les choses comme on veut, cette manif n’a aucun sens. L’objet officiel de la mobilisation, c’est le congrès du RN qui se tient ce week-end. Faut-il comprendre que ce parti n’a pas le droit de se réunir en congrès ? Ou pire encore, que sa seule existence mérite que l’on déplace 30 000 personnes un samedi après-midi ? Mais le rassemblement national se présente aux élections depuis des décennies, il a des maires, il a des députés, il a des millions d’électeurs, il y a mille façons de s’y opposer.

Pour celui qui veut éviter la victoire de Marine Le Pen, le chemin le plus sûr, c’est d’aller voter dans une urne, pas de marcher dans la rue. Mais ce principe élémentaire, la gauche française n’est plus capable de le comprendre. Et en fait, comment s’en étonner ? Elle a tout retourné.

Si on l’écoute :

– c’est la police qui menace les délinquants,
– Israël est un pays nazi,
– un homme est une femme,
– les autochtones sont des colons,
– la France souffre du libéralisme,
– la culture générale est une domination,
– le mérite est un privilège,
– la volonté populaire, c’est une menace,
et la réalité, c’est une illusion.

On pourrait en rire, mais si ce fanatisme vertueux ne légitimait pas, au nom de principes supérieurs, la destruction de biens et la violence sur les personnes, parce que derrière cette manifestation de vitrine, il y a des milliers d’activistes prêts à brûler, à casser, et même, on l’a vu à Lyon en février dernier, à tuer.

C’est bien dans cette intimidation, ce harcèlement, cette agressivité des soi-disant antifas, que la démocratie est directement menacée, entre défilés de gnan-gnan et fièvre de violence, la gauche processionnaire nous prouve qu’on peut être à la fois bête et méchant, que ce n’est pas incompatible.

Vincent Trémolet de Villers sur Europe 1.

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