Le Grand remplacement passera d’abord par la Belgique

Publié par le 16 Fév, 2019 dans Blog | 3 commentaires

Le Grand remplacement passera d’abord par la Belgique

Depuis vingt ans, la Belgique a ouvert
en grand les vannes de l’immigration.

L’explosion démographique qui s’est ensuivie a aggravé l’islamisation du pays. Victime d’attentats djihadistes ces dernières années, l’épicentre de l’Europe ne peut plus fermer les yeux.

Cette semaine, Causeur nous propose un entretien avec le sénateur libéral belge, Alain Destexhe. Peut-être que la gauche et les médias français devraient méditer sur ce témoignage qui accrédite la possibilité d’un grand remplacement réel dans les pays européens.

Ils devraient … mais ils ne le feront pas !

Pour rester dans la douce torpeur d’un angélisme irresponsable.

Voici la première partie de ce long entretien :

Alain Destexhe

Causeur : Le titre de votre livre, Immigration et Intégration : avant qu’il ne soit trop tard, ressemble à une sonnette d’alarme. La situation en Belgique est-elle si grave ?

Alain Destexhe : Jugez par vous-même : rapportée à sa population, la Belgique a connu depuis 2000 un choc migratoire plus important que la France, l’Allemagne ou les Pays-Bas ! En vingt ans, la Belgique a naturalisé 600 000 à 700 000 personnes, c’est-à-dire 5 ou 6 % de la population, sans parler des clandestins et des demandeurs d’asile… À Bruxelles, 56 % des habitants sont d’origine étrangère. Or, cette vague migratoire ne s’est accompagnée d’aucun débat public. Pire encore, le déficit majeur d’intégration d’une partie des populations immigrées met en danger l’équilibre du pays.

Causeur : Quelles sont les principales origines de ces nouveaux Belges ?

Alain Destexhe : Outre des Européens, il s’agit principalement de Marocains et de Turcs, qui forment une immigration de peuplement. C’est dans ces deux derniers groupes que se concentrent les problèmes d’intégration majeurs. Mais le politiquement correct oblige à dire que beaucoup parmi eux sont parfaitement intégrés et ne posent aucun problème, ce qui est bien entendu vrai. Mais quand on parle de chômage, on ne dit pas : « 85 % ou 90 % des gens ont du travail, le problème est à la marge… » Même minoritaires, les immigrés non intégrés sont beaucoup trop nombreux.

Causeur : Comment expliquez-vous l’échec de l’intégration ?

Alain Destexhe : Ne tournons pas autour du pot : le problème de l’intégration culturelle, c’est essentiellement par rapport à l’islam. Une étude a montré que 50 % des jeunes musulmans de Belgique étaient antisémites. Autre signe inquiétant, le refus du droit au blasphème et à la caricature ou à la critique de l’islam : 70 % des musulmans pensent que leurs valeurs religieuses sont supérieures aux lois du pays ! En revanche, un chrétien africain qui trouve du boulot s’intègre culturellement assez vite. C’est d’ailleurs souvent le cas de l’immigration congolaise, malgré un passé colonial avec la Belgique.

Causeur : Être culturellement intégré, voire assimilé, a-t-il la même définition en Belgique qu’en France ?

Alain Destexhe : Malheureusement, plus personne ne défend l’assimilation en Belgique. Aujourd’hui, le débat est entre l’intégration et ce qu’ils appellent l’« inclusion ». Historiquement, les premières générations d’immigrés, Italiens, Grecs, Polonais, s’assimilaient. Ils gardaient parfois des liens avec leurs pays d’origine et quelques coutumes, mais se fondaient globalement dans la masse des Belges. La majorité de mes compatriotes souhaite d’ailleurs qu’un nouvel arrivant adhère aux codes de la société d’accueil, de sorte qu’en une génération, seul le patronyme rappelle l’origine. La Belgique a eu un Premier ministre d’origine italienne, Elio Di Rupo, que personne ne voyait comme un Italien !

Causeur : Et pourtant, l’intégration semble aujourd’hui avoir mauvaise presse dans votre pays…

Alain Destexhe : Les partisans du multiculturalisme qui dominent de plus en plus certaines élites, comme les fonctionnaires européens (l’Europe joue un rôle négatif dans ce débat) et les intellectuels, mais aussi les médias, les universités et les ONG, refusent le mot et la logique de l’intégration à laquelle ils préfèrent l’inclusion.

Pour eux, la société d’accueil doit s’adapter aux immigrés
bien davantage que les immigrés à la société d’accueil.

On ne demande pas grand-chose aux immigrés, sinon de respecter la loi.

Causeur : Ce n’est pas rien !

Alain Destexhe : Certes, mais ils peuvent continuer à mener une existence parallèle, sur les plans anthropologiques et culturels, donc repliée sur leur communauté. C’est pourquoi le respect de la loi ne suffit pas. En Belgique, on est à environ 7 ou 8 % de musulmans qui, en 2050, représenteront entre 11 et 18 %, en fonction des flux migratoires. Si on a 18 % de musulmans avec une partie significative qui n’est pas vraiment intégrée, on va vers des problèmes encore plus graves. Dans certaines écoles, il n’y a plus que des élèves musulmans. Dans les écoles publiques de la région bruxelloise, où on choisit son enseignement religieux parmi six religions reconnues, ou un cours de morale laïque, 48 % des élèves choisissent le cours de religion musulmane !

Causeur : Vous citez souvent l’exemple bruxellois mais, vu de l’extérieur, il existe deux modèles belges : flamand et francophone. Quel enseignement peut-on tirer d’une comparaison entre francophones et Flamands ?

Alain Destexhe : Les différences sont importantes. Les Flamands ont imposé beaucoup plus d’exigences non économiques que les francophones. Si immigration et naturalisation sont des compétences fédérales, l’intégration (scolarité, apprentissage de la langue, travail) est gérée par les régions et les communautés linguistiques. Depuis dix ans, la Flandre pratique une politique qu’elle appelle de « citoyenneté ». L’immigré est obligé de suivre des cours de langue et d’intégration sur les lois et les valeurs pour l’aider et le pousser à s’intégrer dans la société flamande. Pour obtenir un logement social, par exemple, il faut apprendre le néerlandais. À Bruxelles, il n’y a rien de la sorte. Même l’apprentissage de la langue est facultatif. Or, 30 % des immigrés de Belgique arrivent à Bruxelles !

A suivre …

Propos recueillis par Daoud Boughezala et Gil Mihaely.

Merci de tweeter cet article :





3 Réponses à “Le Grand remplacement passera d’abord par la Belgique”

  1. Ce pseudo laxisme voulu par certain, conduira ineluctablement a la perte des valeurs de l’europe, de sa culture et de son identité auquels des gens comme malenchon et bien d’autre adhere discretement.

  2. Que voulez vous!
    A Brussel, ce sont des wallons pour la plupart… Donc des « frères » des français!… Donc, pour les flamands, des gens mal élevés, mal éduqués….
    (dixit la partie de ma famille… flamande ;-( )

    Alors, bien sûr, pas de doute qu’une fois l’islam installé, l’éducation va s’arranger…

    Ce que je n’arrive pas à comprendre, c’est :

    — Comment des gens intelligents peuvent porter des jugements sans avoir ni lu le Coran, ni lu les hadiths, ni appris l’histoire du Moyen Orient!

    — Comment des gens intelligents se mettent les mains sur les yeux lorsqu’on parle du génocide des Juifs par le prophète le meilleur du monde au nom de ce monument de miséricorde (mot qui n’a aucune occurrence dans le Coran, sauf lorsqu’il s’agit de miséricorde envers… les musulmans croyants et pratiquants)

    N’oublions pas le procès en « sorcellerie » de ce professeur qui avait fait étudié la bataille du Fossé!
    (en gros, tous les individus mâles de la tribu qui avaient atteint l’âge de puberté furent tué -décapités- et enterrés dans une fosse commune, alors qu’ils s’étaient rendus.Les femmes -sauf une- et enfants furent vendus en échange d’armes et de chevaux, selon des sources islamiques. Ils furent en majorité vendus aux Juifs de Banu Nadir à Khaïbar.)

    — Comment des gens intelligents ne savent pas que la Palestine était habitée par de juifs, bien bien avant leur extermination par les musulmans.

    — Comment des gens intelligents confondent musulmans et arabes.
    Avant le 7eme siècle, les arabes n’étaient pas musulmans et aujourd’hui encore, nombre d’entre eux ne le sont pas.
    Sans compter les soufis menacés et pour beaucoup tués par les musulmans au nom de l’Islam, parce que considérés comme hérétiques.

    — Comment des gens intelligents refusent de voir ce qui se passe dans nos ex banlieues, sous le joug de la Charia.

    — Comment des femmes -qui se disent intelligentes- peuvent accepter que leurs « sœurs » soient obligées de s’habiller selon des codes datant du 7eme siècle et de vivre comme au 7eme siècle.

    (j’avoue que la barbarie de l’époque mahométane me paraît loin du progressisme…
    Encore que, lorsqu’on voit notre salarié en poste à l’Élysée faire tirer avec des armes non létales mais dangereuses sur de simples manifestants, tout en laissant des casseurs saccager tout tranquillement, j’ai plutôt l’impression d’une époque barbaresque..)

    — Comment des gens intelligents et instruits (!) peuvent rayer d’un trait toute une partie de notre histoire avec ces hordes de barbares arrêtés à Poitiers en 732!
    Charles Martel, quelque soit ses raisons de mettre fin aux pillages et aux carnages, quelque soit le portrait que certains veulent en faire, en avait plus (de courage, hihihihi) que macrominus!

    — comment, au vu de l’histoire de cette religion qui ne relie que ceux qui en font partie -loin de la fraternité universelle des chrétiens-, nos zélites pensent qu’ils auront les voix de ces gens là, et comment ils pourront rester en vie tout en les écrasant d’impôts…

    Alors que ce sont eux (et nous) qui à un moment donné devront verser la dîme -jiziah- pour avoir la vie sauve (ce qu’ils font déjà, en fait en les arrosant de subventions et en nous écrasant de taxes et d’impôts pour eux… la dîme, donc, déjà!)

    Nous serons bientôt comme les Belges (wallons).
    Je pense qu’en fait, microminus a peur des musulmans et leur cède, tout en essayant de jouer les gros bras avec les GJ … parce que ces derniers sont beaucoup plus inoffensifs..
    pas un seul gilet jaune qui ait égorgé qui que ce fut!

    Je suggère d’adopter un gentil porcelet, entouré d’une meute de chiens, comme autrefois, lorsqu’on cultivait des aulx pour se protéger des sorciers et des sorcières!!!

    On pourrait également, dans les banlieues, comme le préconisent certains, inventer la « bataille des lardons », bien moins dangereuse que des grenades de désencerclement, encore que la riposte, elle, serait bien pire pour notre flicaille que celle des GJ…

  3. La destruction des peuples occidentaux est au programme, malgré leurs belles paroles, les politiciens nous ont condamnés.

    Et lorsque qu’il y a reaction du peuple pour vivre, on le violente pour qu’il rentre dans le rang et reste un mouton pour l’abbatoir.

    Quand ce sont des racailles, la flicailles laisse faire, et la justice n’applique que des peines beaucoup trop legere, pour un GJ, le traitement est disproportionné et extreme.

    Ceci devrait suffire pour comprendre que les politiciens avec la justice et les medias sont CONTRE LE PEUPLE et obeissent a d’autres interets qui ne releve pas que de l’economie, et s’ils avaient un tant soit peu de coeur, c’est la voie du peuple qu’ils écouterait, mais on voit qu’il ne compte vraiment plus, d’ou le grand remplacement.

Laissez une réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *