« Puisque le peuple vote contre le Gouvernement,
il faut dissoudre le peuple. »
C’est Bertold Brecht qui avait mis ce propos dans la bouche de l’un de ses personnage de théâtre.
Le progressisme a adopté cette maxime mais comme dans la pratique il ne peut pas remplacer le peuple, il a mis en place des dispositions, des organismes, des cours de justice, pour contrecarrer la volonté du peuple.
Le sacro-saint Etat de droit est la redoutable muraille que le progressisme a édifié pour contenir le peuple. Un Etat de droit qui est férocement défendu par des juridictions tant nationales qu’européennes dont les jurisprudences ont fini par paralyser les gouvernements.
Le meilleur exemple de cet excès d’Etat de droit est celui de la lutte pour le contrôle de l’immigration rendue impossible par ces juridictions sans aucune légitimité démocratique.
Mais les progressistes trouvent que tous ces obstacles contre le peuple sont insuffisants.
Ils sont scandalisés que le peuple puisse voter … à droite !
On l’a vu il y a peu avec les élections en Roumanie où, sous pression de l’Europe – Von der Leyen et Macron en tête – la Cour constitutionnelle roumaine a annulé une élection qui avait plébiscité un candidat souverainiste et qui a même réussi à l’empêcher de se représenter !
Le populisme qui progresse dans plusieurs pays d’Europe insupporte les européistes et les progressistes. Alors ils commencent à réfléchir à un moyen pour invalider tout scrutin qui irait dans le sens de la volonté du peuple.
L’éditorialiste Christophe Barbier est en pointe dans ce combat contre le peuple et un article de Boulevard Voltaire montre qu’il réfléchit à le museler encore un peu plus.
Avant de vous laisser avec Boulevard Voltaire, je ne résiste pas au plaisir de revenir à l’hallucinante proposition totalitaire qu’avait fait le journaliste durant la crise du covid. Il est intéressant de le réécouter aujourd’hui quand on connait l’inefficacité totale du vaccin ARN Messager et la gravité de ses effets secondaires.
Christophe Barbier (BFMtv)
« La bonne solution, c’est de transformer le passe sanitaire en passe vaccinal »
« On peut demander à ceux qui ont les noms des non vaccinés de donner ces fichiers à des brigades, à des agents , à des équipes, qui vont aller frapper à leur porte » pic.twitter.com/xptVnvqnpr
— BalanceTonMedia (@BalanceTonMedia) November 5, 2021
« La République est au-dessus de la démocratie »
à quoi rêve donc Christophe Barbier ?
Une République de Venise où l’on pourrait continuer à aller de bal masqué en bal masqué.
« La République est au-dessus de la démocratie. Si une élection menace la République, il faut se dresser contre elle. » Les choses ne sont déjà pas assez compliquées comme ça dans le pays, il fallait donc que le chroniqueur Christophe Barbier y aille de sa petite dissertation noctambule sur la hiérarchisation entre démocratie et république.
Bardella en observation …
Dans un premier temps, en écoutant cet échange avec un journaliste du Figaro, largement diffusé et commenté sur les réseaux sociaux, on se demande si, finalement, Christophe Barbier n’a pas parlé pour ne rien dire – comme souvent -, puisqu’il conclut qu’il y a peu de chances que la question se pose en France en 2027. Ouf ! On notera, d’ailleurs, que notre confrère du Figaro évoque l’hypothèse de l’arrivée de Bardella au pouvoir, mais, curieusement, pas celle de Mélenchon :
Si Jordan Bardella est élu, est-ce qu’il faut aller contre la volonté du peuple ?
Ce à quoi Barbier répond :
Mais, non, il faut regarder s’il menace la République, laissons venir. Pour l’instant, il n’a pas dit qu’il allait abolir la République …
On est rassuré : Bardella vient d’obtenir son brevet de respectabilité républicaine. Mais, attention : à confirmer quand même. Des fois qu’il veuille abolir la République à cause de qui vous savez …
«Il faudra se dresser contre une élection qui menacerait la République», assure Christophe Barbier dans Le Figaro La Nuit. pic.twitter.com/jGd9htQDlk
— Le Figaro (@Le_Figaro) April 11, 2026
La République au-dessus de la démocratie : c’est écrit où, ça ?
Cela dit, le problème est qu’on ne comprend pas bien – du moins pas tout de suite –, à travers l’argumentaire de M. Barbier, pourquoi la République serait donc au-dessus de la démocratie, sauf à reprendre, comme il le fait, le sempiternel exemple de l’arrivée d’Hitler au pouvoir en 1934 et le vote des pleins pouvoirs au maréchal Pétain par la représentation nationale en 1940. En quoi la République serait-elle donc au-dessus, donc supérieure à la démocratie ? Barbier n’apporte aucun argument. Rien.
Il faut recevoir ça comme un dogme de foi, une vérité révélée, indiscutable.
Pourtant, notre Constitution, texte fondamental par excellence, ne dit-elle pas que :
la France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale,
que « le principe » (pas « les principes », ces fameux et vagues principes qu’on peine d’ailleurs à définir) de la République, c’est :
le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple et la souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum.
Point barre. Tout le reste, comme le discours de Barbier, n’est que charabia.
La République inventa la Terreur
On va peut-être rabâcher, mais le Royaume-Uni de Grande-Bretagne s’opposa de toutes ses forces à Hitler. Le petit royaume de Norvège fit ce qu’il put, aussi, contre les nazis, souvent avec héroïsme. En revanche, les républiques populaires communistes, nées sur les décombres de la Seconde Guerre mondiale, furent de sinistres dictatures. L’Angleterre monarchique inventa patiemment à travers les siècles le parlementarisme et, finalement, la démocratie moderne, certes au détriment du monarque, mais qui est toujours là.
La Ire République française, elle, peut se glorifier d’avoir inventé le gouvernement du peuple par la Terreur.
Quant à la République de Venise, la Sérénissime, que Bonaparte renversa en deux jours, alors qu’elle n’était plus que l’ombre d’elle-même, elle fut une splendide république aristocratique – aujourd’hui, on dirait oligarchique – où le petit peuple n’avait sans doute pas grand-chose à dire.
La tentation de Venise
Mais au fond, c’est peut-être ça, le rêve – j’allais dire la tentation – de :
cette coterie de bobos parisiens à laquelle appartient Christophe Barbier qui déteste la démocratie et considère que le pouvoir lui est dû,
pour reprendre les mots du député RN de Vaucluse Hervé de Lépinau qui a réagi, sur X, aux propos de Christophe Barbier : le rêve, la tentation d’une sorte de république aristocratique où la volonté, les aspirations – réduites à des pulsions forcément malsaines – du peuple seraient gentiment encadrées, limitées, contrôlées. Voyez les débats pour exclure du champ référendaire la question migratoire. Oui, c’est ça, une République de Venise où ils pourraient continuer à aller de palais en palais, d’un bal masqué à l’autre, avec pour seul souci le risque d’une pénurie de gondoliers. Mais non, belle marquise, ne vous inquiétez pas, on les fera venir de loin et par galères pleines !
Cette coterie de bobos parisiens à laquelle appartient @C_Barbier déteste la démocratie et considère que le pouvoir lui est dû. Ce sont les circonstances qui façonnent les élections: la République est un système politique, pas une divinité, de sorte qu’elle est imparfaite. https://t.co/ZrcaFHlUDT
— Hervé de Lépinau (@H2Lepinau) April 12, 2026




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