Maboul ? Vous avez dit maboul ? Comme c’est maboul !

Publié par le 28 Avr, 2026 dans Blog | 0 commentaire

Maboul ? Vous avez dit maboul ? Comme c’est maboul !

Il est temps que ce quinquennat crépusculaire se termine !

Macron a encore perdu une occasion de se taire en tenant un propos déplacé et provocateur qui jette encore une poignée de sel sur une plaie encore à vif !

Alors que le journaliste innocent Christophe Gleizes se morfond toujours dans une geôle algérienne, alors que Macron a été incapable de faire libérer Boualem Sansal, alors que les OQTF algériens encombrent toujours nos centres de détention, Macron continue à délivrer tous les visas demandés par l’Algérie.

Malgré l’échec total de cette politique, depuis des années, Macron se permet aujourd’hui de traiter de « mabouls » les partisans d’une attitude plus ferme vis-à-vis de l’Algérie !

Voici deux réactions à cette provocation :

  • Un tweet de Bruno Retailleau qui s’est senti visé par Macron,
  • L’édito de Laurent Tessier, rédacteur en chef de Pascal Praud.

Aujourd’hui, Emmanuel Macron s’en est pris à ceux qui, comme moi, sont partisans de la fermeté avec l’Algérie, en évoquant notamment les lourdeurs administratives pour les médecins étrangers.

Je veux lui répondre calmement mais fermement : ce faux prétexte ne vise qu’à dissimuler les vrais problèmes.

Le problème, ce ne sont pas les médecins algériens mais les centaines d’OQTF dangereux qui n’ont plus rien à faire en France, et que le régime d’Alger refuse de reprendre, contrairement aux accords de 1994 que l’Algérie ne respecte toujours pas.

Le problème, ce sont aussi les barbouzeries de ce régime sur notre propre sol, et la détention totalement arbitraire du journaliste Christophe Gleizes.

Le problème, c’est aussi la condamnation d’un écrivain français, prix Goncourt, Kamel Daoud, qui n’a d’ailleurs à ma stupéfaction suscité aucune réaction du Président de la République.

Le problème, ce sont également les accords de 1968, qui offrent des privilèges exorbitants avec l’argent des contribuables français, alors même que le régime algérien s’exonère de ses obligations pour reprendre ses clandestins.

Ce sont tous ces problèmes, qui engagent la sécurité des Français et la souveraineté de la France, que l’Elysée n’a jamais voulu affronter en face, à travers une politique de fermeté.

Je le redis une nouvelle fois : avec le régime d’Alger, la politique des bons sentiments est condamnée à l’échec, et aucune douleur de l’histoire ne donne le droit à ses dirigeants d’humilier et d’insulter la France.

Affronter les vrais problèmes, avoir le courage de la fermeté, pour que les Français soient protégés et la France respectée : c’est cela le rôle d’un Président de la République.

Et voici l’édito de Laurent Tessier sur Europe 1 :

Ils veulent se fâcher avec l’Algérie. Oui, hier, en visitant un hôpital dans l’Ariège, en évoquant les médecins étrangers, Emmanuel Macron a donc parlé de tous les mabouls qui veulent se fâcher avec l’Algérie. Les mabouls !

Le chef de l’État a été interrogé quelques minutes plus tard sur ses propos. Visait-il quelqu’un en particulier, un ancien ministre ? Faut être loin de toutes les caricatures, être plutôt dans le dialogue. Est-ce que vous visez Bruno Retailleau ?

Non, je ne vise personne. Je ne vise personne. Je suis dans une approche positive.

Taxer de mabouls est une approche positive maintenant.

Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrault, était sur LCI hier soir. Il en a remis une couche. Qui sont les mabouls ? C’est ceux qui sont installés dans cette posture, disant qu’il ne faut plus accueillir personne.

Bruno Retailleau, le président des LR, avait réagi un peu plus tôt. Le problème, ce ne sont pas les médecins algériens, mais les centaines de QTF dangereux qui n’ont plus rien à faire en France et que le régime d’Alger refuse de reprendre. La politique des bons sentiments est condamnée à l’échec.

Emmanuel Macron parle de mabouls qui veulent se fâcher avec l’Algérie alors que le journaliste sportif français Christophe Gleize, 36 ans, est emprisonné dans ce pays. Condamné à 7 ans de prison pour apologie du terrorisme. Le chef de l’État qui avait eu ce discours en décembre.

Le jugement est excessif. Et il est injuste. Et nous, nous agirons comme on l’a fait, avec aussi respect, engagement.

Parler de mabouls alors que l’écrivain franco-algérien Kamel Daoud a été condamné à 3 ans de prison ferme en Algérie. Aucune réaction d’Emmanuel Macron. C’est le silence.

Parler de mabouls alors que l’écrivain Boalem Sansal a été emprisonné pendant un an en Algérie. Parler de mabouls alors que la France est humiliée et insultée depuis longtemps par le régime algérien. Par exemple, sur la chaîne de télévision Canal Algérie :

La France a œuvré à anéantir la population et à déconstruire l’identité algérienne. Parlons à présent de l’une des pages les plus sombres et douloureuses du pays. On y trouve les crimes commis par la France coloniale en Algérie.

Parler de mabouls qui veulent se fâcher avec l’Algérie alors que des influenceurs algériens ont sorti des propos dangereux, ont lancé des appels à la haine, menaces de mort sur les réseaux sociaux. La France est humiliée. Emmanuel Macron a sorti des discours qu’attendait le régime algérien, février 2017, alors qu’il était candidat à l’élection présidentielle.

La colonisation fait partie de l’histoire française. C’est un crime. C’est un crime contre l’humanité.

C’est une vraie barbarie. Et ça fait partie de ce passé que nous devons regarder en face en présentant aussi nos excuses à l’égard de celles et ceux vers lesquels nous avons commis ces gestes.

Je rappelle ce sondage CSA.

69 % des Français veulent arrêter d’accorder des visas aux Algériens tant que le journaliste Christophe Gleize n’est pas libéré. Sont-ils tous des Mabouls ? Mabouls, un mot qu’Emmanuel Macron aime particulièrement. Il l’avait déjà utilisé l’an dernier lorsqu’il avait été filmé à la sortie de son avion au Vietnam, en train de se prendre la main de son épouse Brigitte Macron sur le visage.

Il avait démenti toute scène de ménage.

Et je vois beaucoup de Mabouls passer leur journée à expliquer sur toutes ces vidéos des interprétations futiles.

Alors aujourd’hui, les Mabouls ont la parole.

Laurent Tessier, rédacteur en chef de Pascal Praud, pour Europe 1.

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