Mais, Bon Dieu, qu’elle s’en aille !

Publié par le 11 Mar, 2026 dans Blog | 1 commentaire

Mais, Bon Dieu, qu’elle s’en aille !

« La réduction de la part du nucléaire dans le mix énergétique européen était un choix et, à la réflexion, l’Europe a fait une erreur stratégique en tournant le dos à une source d’énergie fiable, économique et peu émettrice »

C’est l’hallucinante déclaration que vient de faire Ursula Von der Leyen au sommet de Paris sur le nucléaire civil !

Hallucinant est bien le mot quand on mesure les conséquences dévastatrices de cette décision pour l’industries européennes et françaises, pour le pouvoir d’achat des Français et pour le massacre de nos paysages par des champs d’éoliennes.

Dans le Japon ancien, un Samouraï, auteur d’un tel aveu se ferait immédiatement Hara-Kiri mais Ursula Von der Leyen n’envisage pas, une seule seconde, de démissionner !

Pourtant, elle cumule les calamités avec sa gestion désastreuses et criminelles de la crise du Covid et la conduite irresponsable de sa politique d’invasion migratoire.

Mais elle ne devrait pas être la seule à démissionner !

Tous les Verts Français et Allemands qui ont imposés ce rejet irrationnel du nucléaire devraient partir … Et plus encore, tous les chefs d’Etat européens qui l’ont laissé faire !

Au premier chef, c’est devant la justice que devrait répondre de leurs actes les trois fossoyeurs français du nucléaire ! Car ce sont bien des gouvernements socialistes qui portent la responsabilité du désastre :

  • Lionel Jospin a arrêté le projet Superphénix, ce prototype de réacteur surgénérateur à neutrons rapides qui devait déboucher sur les centrales utilisant comme combustible les déchets radioactifs que nous avons en énorme quantité.
  • François Hollande a pris la décision de fermer Fessenheim et a laissé l’Europe oeuvrer au démantèlement de la filière nucléaire française.
  • Emmanuel Macron a arrêté le projet de démonstrateur Astrid qui promettait d’assurer l’indépendance énergétique, d’améliorer la sécurité tout en minimisant la production de déchets. Pire, Macron a décidé de fermer 12 réacteurs et promis d’en fermer 12 autres, idée qu’il abandonna quelques mois plus tard en décidant de lancer des réacteurs EPR ! Cela donne une idée de son amateurisme et de son absence de vision à long terme !

En matière d’énergie, l’échelle de temps pertinente n’est pas le mandat présidentielle ou la législature mais doit porter sur plusieurs décennies. Trois quarts de siècles plus tard, on mesure encore ce que l’on doit au général de Gaulle, à Michel Debré et à Pierre Mesmer qui ont donné à la France son indépendance nucléaire.

A côté de ces « hommes d’Etat », les trois fossoyeurs cités plus haut sont des nains devant l’Histoire!

Des nains irresponsables et destructeurs !

Pour conclure, voici un tweet du député européen Jean-Paul Garraud qui revient sur l’aveu d’Ursula von der Leyen :

Pendant des années, la Commission européenne et les écologistes radicaux ont mené une croisade idéologique contre le nucléaire.

Le mot même « nucléaire «  était interdit ! Mme Von der Leyen n’en parlait jamais lors de ses discours annuels sur «  l’état de l’Union »

Cette hostilité dogmatique a conduit l’Europe à affaiblir l’une de ses rares forces énergétiques au moment même où la sécurité d’approvisionnement aurait dû être une priorité absolue.

Aujourd’hui, Ursula von der Leyen reconnaît que cette orientation était une « erreur stratégique » !

La formule est bien timide au regard de la réalité. Ce choix politique a contribué à fragiliser considérablement notre souveraineté énergétique, à renchérir le coût de l’électricité pour les ménages et à pénaliser gravement la compétitivité de nos industries.

La France, grâce à son parc nucléaire, dispose pourtant d’un atout considérable.

Mais cet avantage est en grande partie neutralisé par les règles du marché européen de l’électricité, qui indexent artificiellement les prix sur les sources d’énergie les plus coûteuses.

Il est donc temps d’aller au-delà des aveux tardifs de Mme Von der Leyen.

L’Union européenne doit engager une réforme profonde de son modèle énergétique et permettre aux États membres de retrouver une véritable maîtrise de leur politique énergétique et de leur marché de l’électricité.

La souveraineté énergétique n’est pas une option : elle est une condition de notre indépendance économique, industrielle et stratégique.

Et sur le nucléaire, c’est bien de notre domaine, à nous, en France !

Jean-Paul Garraud sur X.

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Une réponse à “Mais, Bon Dieu, qu’elle s’en aille !”

  1. Comme disait Daniel Gélin dans le film « La vie est un long fleuve tranquille »……….Oh ! la ……..

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