Nicole Belloubet, pire que Christiane Taubira ?

Publié par le 24 Juil, 2019 dans Blog | 11 commentaires

Nicole Belloubet, pire que Christiane Taubira ?

On se souvient tous de la pasionaria sectaire, Christiane Taubira, qui avait procédé au désarmement de la justice en abrogeant toutes les mesures prises sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy (peines-planchers, tribunaux pour mineurs, etc …). Sa devise favorite était :

« la prison n’est pas la solution,
elle est le problème ! »

Elle l’avait appliquée à l’extrême en publiant une directive à destination de tous les procureurs de France qui leur enjoignait de ne pas tenir compte dans leurs réquisitions de nombre de récidives de l’accusé !

Loin de détricoter les mesures laxistes prises par Christiane Taubira, l’actuel Garde des Sceaux, Nicole Belloubet va plus loin notamment dans son projet de dépénalisation de certains mineurs.

Je relaye ce matin un communiqué de l’Institut pour la Justice (IPJ) qui, à partir d’un exemple vécu sur le terrain, dénonce les objectifs des mesures « Belloubet » :

Chère Madame, cher Monsieur,

« Un chef de BAC un jour me dit :  » Patron, on a attrapé un gars pour vol portière. »

Un vol à la portière consiste à attaquer une voiture arrêtée à un feu rouge. Vous cassez un carreau, vous ouvrez la portière, vous prenez le sac à main, vous partez. Quand la personne résiste, vous arrachez le sac à main.

C’est un phénomène très spécifique à la Seine–Saint-Denis, et il y a des professionnels du vol à la portière. Ce sont des mineurs, multi-réitérants. Ils agissent de 15 à 17 ans. Dès qu’ils arrivent à la majorité, ils passent à autre chose parce qu’ils savent que cela va tomber.

S’ils le savent, c’est que la réalité fait qu’ils ne tombent jamais !

Donc le chef de BAC veut faire un pari avec moi : « Patron, on a attrapé Monsieur machin qui a fait un vol portière, on vient faire un pari avec vous, je vous parie qu’il sort ce soir. »

Je lui réponds : « Non, je ne parie pas, malheureusement, je sais que ça risque d’arriver, il va sortir ce soir. »

Le chef de BAC réplique : « J’ai un deuxième pari à faire avec vous, patron, je vous parie qu’on va se remettre à un endroit où il opère et qu’on vous le ramène avant 20 heures. »

Là, j’ai parié. J’ai dit : « Non, il n’est pas quand même assez stupide pour faire ça ! ». Eh bien j’ai perdu mon pari. Ils me l’ont ramené avant 20 heures !

Cette anecdote, je l’ai entendu de la bouche d’un commissaire de police, en poste depuis 25 ans. Il l’a raconté lors du colloque au Sénat « Lutter contre les violences en France », auquel participait l’IPJ, le 4 juillet dernier. Voilà le genre de choses que racontent les professionnels de terrain, ceux qui tous les jours s’efforcent d’arrêter les mineurs délinquants.

Madame Belloubet, la ministre de la Justice, a-t-elle jamais eu la curiosité d’écouter ces policiers et gendarmes ?

On peut se le demander lorsque l’on examine le projet de réforme de la justice des mineurs qu’elle est en train de préparer en toute discrétion. Le plus grand flou, voire la plus grande confusion règne encore sur beaucoup d’éléments de ce projet. Mais certaines choses ont déjà filtré, et elles sont particulièrement inquiétantes. On a appris notamment que les délinquants de moins de 13 ans ne seraient plus poursuivis pénalement.

Pourtant, dans son livre Tout ce qu’il ne faut pas dire, le général Bertrand Soubelet dressait un constat accablant : « déjà à douze ans, nombre de ces jeunes sont très autonomes et certains sont même entrés dans la vie active du deal et du caillassage des voitures de police et de la gendarmerie. Evidemment ils ne sont pas majoritaires. Mais, y compris dans les beaux quartiers, certains, âgés de douze ans, ne peuvent plus vraiment être considérés comme des enfants. »

Voilà la réalité de la délinquance des mineurs aujourd’hui.

Et face à cela, Madame Belloubet semble bien partie pour reprendre toutes les idées et les projets laxistes de Christiane Taubira. Le projet de réforme de la justice des mineurs de Nicole Belloubet devrait être entièrement dévoilé à l’automne.

Mais à l’Institut pour la Justice nous sommes déjà sur le pied de guerre pour ne pas laisser de telles folies ! Notre porte-parole, Guillaume Jeanson, a fait paraître une tribune dans Le Figaro pour alerter l’opinion publique sur les risques de la réforme à venir. À l’automne, tout risque d’aller très vite, car Madame Belloubet a obtenu la possibilité de faire sa réforme par ordonnances, sans discussion au Parlement.

Nous devons donc absolument faire entendre le plus tôt et le plus fort possible la voix de tous ces Français qui demandent une justice plus protectrice, y compris contre les mineurs délinquants. Nous devons agir dès maintenant. Ensemble, nous pouvons faire la différence.

Nous lancerons donc à la rentrée une pétition sur la justice des mineurs. Nous ne devons pas nous laisser faire et laisser prospérer un tel risque sans agir. Il est encore temps de bloquer ces projets fous de la ministre de la Justice.

C’est pourquoi, je vous demande de remplir le questionnaire en cliquant ici.

Par avance, un immense merci pour votre implication.

Avec tout mon dévouement,

Laurence Havel pour l’Institut pour la Justice.

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11 Réponses à “Nicole Belloubet, pire que Christiane Taubira ?”

  1. Depuis quand les pétitions empêchent les lois ou ordonnances de passer ? Les signatures contre le mariage pour tous ont été mises à la poubelle directement.

    • Sans doute (j’avais signé… et ai été vraiment très déçue, même si je n’attends jamais rien de la gauche)

      Néanmoins, qui n’essaie rien n’a rien.

      Et rester apathique devant la violence, la dictature, l’autocratie, et les pathologies psychiatriques de nos élus ne vont pas faire avancer les choses.

      Dans la mesure où, grand nombre d’entre nous n’ont pas la possibilité de faire autre chose que de signer une pétition, eh bien, ils signent.
      Au moins ils auront donné leur voix, et manifesté ce qu’ils en pensent.

      Tout le monde n’a pas la possibilité, matérielle et physique de manifester comme les GJ au risque d’être, d’ailleurs mutilé à vie, voire tué.

      • La solution est le bulletin de vote, à la seule condition d’avoir une droite crédible et en ordre de bataille, ce qui n’est pas pour demain la veille.

        Macron fera un deuxième mandat et Dieu seul sait ce qu’il adviendra ensuite.

  2. Plutôt que d’attendre une hypothétique réparation de la part d’une justice qui ne laisse aux victimes que leurs yeux pour pleurer, essayez de casser tous les doigts de l’agresseur – mineur ou non – , qui tente un  » car jacking » à vos dépens…si vos réflexes ne sont pas trop émoussés et si vous êtes revenu de votre état de choc suite à une agression aussi soudaine, bien sûr !

    Pas vu, pas pris ; ni vu, ni connu 🙂

    • Une bonne idée.

      Mais voilà, suivant l’âge, tant de la personne que de la voiture…, tout le monde peut il le faire?

      (Je pensais à refermer la glace rapidement. Mais j’avais oublié qu’elle serait cassée.. Il faut donc se balader avec un marteau)

  3. Christian 54 dit:

    Pas belle mais bête, comme tant d’autres pourrie jusqu’à la moelle…

  4. Pourrie et encore plus pour nombres elites…

    INCROYABLE BAL SATANIQUE DE L’UNICEF #illuminati complot
    https://www.youtube.com/watch?v=t2J4HK9Jbig

    http://homme-et-espace.over-blog.com/2016/06/le-grand-rituel-satanique-des-elites-europeenne.html

    Dont hollande, et merkel y assistaient, bien entendu, avec interdiction absolu des medias.

    • Relu par San pour le Saker FR :
      https://lesakerfrancophone.fr/le-cas-raymond-barre-ou-la-trahison-des-dirigeants-francais-stipendies-de-la-finance-anglo-americaine

      Politique: Manipulations et corruption des médias ….
      25 Mn
      https://www.youtube.com/watch?v=Qr5E7O6eMRE

      https://www.youtube.com/watch?v=bXe7OpOCa0c

      trilatérale, bilderberg,illuminati Philippe de Villiers balance tout !

    • Chère lectrice, cher lecteur,

      Hier, je vous parlais de l’illusion démocratique.

      On a pu découvrir que la politique a clairement la possibilité de contourner une décision exprimée par le peuple.

      Mais alors qui dirige la France ?

      Le Président de la République ?

      Comme toujours, il faut suivre l’argent

      Follow the Money comme disent les américains.

      Et en suivant la piste de l’argent, on a vite des surprises.

      Au sein des organes les plus stratégiques de l’État, il y a plus de 600 fonctionnaires mieux payés que le Président.

      C’est ce qu’a constaté Vincent Jauvert, journaliste au Nouvel Obs, auteur de l’ouvrage « Les Intouchables d’État ». [1]

      Grace à quelques précieux contacts, il a pu accéder à un document explosif : la liste « confidentielle » des plus fortes rémunérations de l’administration publique.

      Et quand je dis « confidentielle », ce n’est pas un mot en l’air. Il s’agit bel et bien d’une information qui ne devait pas être divulguée.

      Chère lectrice, cher lecteur,

      Hier, je vous parlais de l’illusion démocratique.

      On a pu découvrir que la politique a clairement la possibilité de contourner une décision exprimée par le peuple.

      Mais alors qui dirige la France ?

      Le Président de la République ?

      Comme toujours, il faut suivre l’argent

      Follow the Money comme disent les américains.

      Et en suivant la piste de l’argent, on a vite des surprises.

      Au sein des organes les plus stratégiques de l’État, il y a plus de 600 fonctionnaires mieux payés que le Président.

      C’est ce qu’a constaté Vincent Jauvert, journaliste au Nouvel Obs, auteur de l’ouvrage « Les Intouchables d’État ». [1]

      Grace à quelques précieux contacts, il a pu accéder à un document explosif : la liste « confidentielle » des plus fortes rémunérations de l’administration publique.

      Et quand je dis « confidentielle », ce n’est pas un mot en l’air. Il s’agit bel et bien d’une information qui ne devait pas être divulguée.

      EN SAVOIR PLUS SUR LA GUERRE DE L’INFORMATION

      Cette liste n’est même pas accessible aux ministres

      M. Jean Arthuis, ancien ministre de l’Économie et des Finances, dit n’avoir eu accès à cette information qu’après plus d’une dizaine de demandes … et 6 mois d’attente. [2]

      Et, tenez-vous bien, il l’a reçue sur un papier chimique non-photocopiable.

      Lorsqu’on voit qu’un salaire de plus de 200 000 € par an est monnaie courante, on comprend cette discrétion.

      Alors posons la question sérieusement.

      Est-ce que le siège du pouvoir ne se situe pas plutôt … dans les bureaux des indétrônables « servants de l’Etat » ?

      L’État profond

      Le terme est apparu dans les années 1990 pour désigner une élite de fonctionnaires et de dirigeants de la sphère économiques non élus qui, de par leurs positions stratégiques, tiendraient véritablement les rênes du pouvoir.

      Les politiciens changent au fil des élections, mais l’État profond reste et impose son agenda auprès des nouveaux élus.

      Lors de sa campagne, Donald Trump a beaucoup communiqué sur la nécessité de « drainer le marécage » (Drain the swamp) de Washington et de lutter contre cet « État profond » qui ne défendrait pas vraiment les américains.

      Préférant s’épancher sur les outrances du magnat de l’immobilier, nos médias ont peu parlé de cet argument important.

      En fait, il a touché au cœur un peuple américain qui se sent dépossédé de sa souveraineté.

      Beaucoup pensent que cette promesse de campagne fut une flèche fatale tirée sur le clan Clinton.

      Bien-sûr, l’État profond comporte sa part de mythe et peut vite dégénérer en théorie complotiste fourre-tout.

      Cette idée n’en reste pas moins très utile pour identifier les noyaux de pouvoir informels qui s’agglutinent autour des gouvernement élus.

      Car ceux-ci, sont loin d’être mythiques. C’est un phénomène largement documenté. [3]

      Les indétrônables

      En analyse des politiques publiques, la puissance de la bureaucratie est reconnue.

      Les chercheurs ont même développé une théorie appelée « École des Choix Publics » qui permet notamment de comprendre les mécanismes de décision de la bureaucratie. [4]

      Pour faire court, ces chercheurs ont découvert que les fonctionnaires agissent également en fonction de leurs propres intérêts et qu’ils ont une grande influence sur l’application des décisions politiques.

      Yes Minister, une série anglaise des années 80, que je conseille vivement, retranscrit délicieusement ce phénomène.

      Dans un des épisodes, le Ministre tente vainement d’appliquer son programme face à son « secrétaire permanent aux affaires administratives » qui touche notamment un meilleur salaire que lui. [5]

      Le ministre découvre en arrivant dans son bureau, que la machine de l’État est bien plus écrasante que la solidité de ses promesses électorales.

      Toute la série décrit une situation ironique : le secrétaire général se révèle être le véritable patron du ministère !

      Un noyau de pouvoir non officiel

      Vincent Jauvert, le journaliste de l’Obs, a été bien plus loin que révéler cette seule liste de salaires.

      Il a montré qu’une bonne part était en fait constituée de primes difficiles à expliquer.

      On va encore dire que j’exagère…

      Sauf que la Cour des Comptes a avoué elle-même qu’il s’agit de « dispositifs de rémunération sans base juridique ». [6]

      De son côté, France 2 a diffusé récemment un reportage pour le moins édifiant sur le même sujet. [7]

      Ce que l’on y découvre, c’est que ces élites privilégiées proviennent toutes de la même école : l’ENA.

      Et lorsqu’ils ne sont pas en train de courir après l’électorat ou insérés dans les rouages de la machine administrative, ils servent de grands groupes privés (la carrière de notre Président en est un bel exemple).

      Pas du même monde

      H16, notre auteur du 10ème Homme, exprimait le problème en ces termes :

      Ayant, depuis plusieurs décennies, abandonné toute velléité de venir réellement du pays profond, la petite caste des élites françaises ne se comporte absolument plus comme un groupe au service des gens qui les ont élus, mais comme une caste d’occupation dont le but est d’accroître d’abord ses propres privilèges et ses propres passe-droits, d’augmenter sans cesse ses richesses et dont l’administration est le bras armé, collectant les productions à leur profit premier.

      Et ce sera d’autant plus facile que les lois sont faites pour les autres, ce peuple qui paye et qui – magie d’une inculture crasse entretenue par une instruction misérable – en redemande goulûment.

      Ne vous y trompez pas les « dérapages » et les « abus » des fonctionnaires et des élus ne sont pas des erreurs, des oublis de la règle ou une simple entorse aux lois en vigueur. C’est une nouvelle démonstration que ceux qui nous gouvernent sont du même pays mais absolument pas du même monde.

      C’est pour cette raison que nous avons créé une publication indépendante où seule la présentation des faits compte.

      Avec nos auteurs du 10ème Homme, nous fournissons à nos lecteurs une analyse percutante et ne dépendant d’aucun financement extérieur !
      EN SAVOIR PLUS

      Frédéric Duval
      Le Vaillant Petit Economiste

      Sources :

      [1] https://www.lagazettedescommunes.com/567522/la-noblesse-detat-fait-la-loi-vincent-jauvert-auteur-de-les-intouchables-detat/

      [2] https://www.contribuables.org/2018/03/les-primes-illegales-des-hauts-fonctionnaires-de-bercy/

      [3] http://www.le-politiste.com/les-elites-politiques/

      [4] https://wp.unil.ch/bases/2013/07/theorie-des-choix-publics/

      [5] https://www.youtube.com/watch?v=qmXzGI0XP7M

      [6] https://lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/la-cour-des-comptes-epingle-encore-les-salaires-pratiques-a-bercy_1970764.html

      [7] https://www.francetvinfo.fr/societe/video-hauts-fonctionnaires-le-tresor-de-bercy_3180031.html

  5. jeudi 10 janvier 2019
    1300 Structures Bidons pompent nos Finances !
    https://www.delitdimages.org/derriere-le-cas-jouanno-combien-dinstances-bidons-gaspillent-notre-argent/

    Derrière le cas Jouanno, combien d’instances bidons gaspillent notre argent ?

    La polémique sur les 14.500 € de salaire de Chantal Jouanno pour la présidence de la Commission nationale du débat public met en lumière le scandale et le gaspillage d’argent public de la République des copains.
    Combien d’autres amis des uns et des autres, plus ou moins en fin de course ou éliminés par les électeurs continuent-ils ainsi de bénéficier d’argent public sur le dos des contribuables pour participer à des comités « Théodule » ou des observatoires divers et variés, aux productions plus ou moins inutiles ?
    L’Observatoire national de la politique de la ville, qui n’a tenu que deux réunions pour un coût de 310.000 euros ou encore le Conseil économique social et environnemental, dont le budget annuel est de 37,42 millions d’euros et dont chaque rapport, purement consultatif, coûte plus d’1,4 million d’euros.
    Véritable scandale, il n’existe aucun recensement exhaustif de ces agences créées au doigt mouillé sans aucune cohérence d’ensemble.
    L’Inspection Générale des Finances (IGF) évalue le nombre de structures de ce genre à 1300, quand l’Insee en compte 700.
    C’est l’argent du peuple qu’on jette par les fenêtres pour servir de matelas confortable aux copains.
    L’IGF évalue le montant total de cette gabegie à 50 milliards d’euros par an.
    Parce que l’argent public est l’argent du peuple et ne doit servir qu’à lui et qu’à son intérêt, nous demandons que soit réalisé un audit de toutes les agences d’État, comités, conseils, commissions et autres machins, que soient listées leurs fonctions, leurs productions exactes, leur coût, le nombre de leurs employés, le nom de leurs dirigeants, leurs salaires, etc.
    Nos concitoyens ont plus que jamais besoin de transparence, des économies doivent être faites, la pression fiscale doit être allégée, l’exemple doit commencer par là.

  6. Cette semaine la Lettre Patriote se fait l’écho de l’alarme lancée par Valérie Pécresse.

    Dans un entretien paru dans Le Figaro, la présidente de la région Ile-de-France dénonce l’explosion de violence en cours dans les banlieues avec notamment :

    80 lycées attaqués récemment !

    Mais depuis trois mois, les Gilets jaunes monopolisent la presse et tout le reste passe à la trappe !

    Depuis la mi-novembre 2018, il semble qu’il n’y ait plus qu’une seule crise en France : celle des Gilets jaunes. Pourtant, en ce moment-même, les attaques se multiplient en banlieue. Il suffirait d’une étincelle pour repartir dans une intifada comme nous en avons déjà connues.

    C’est Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France, qui sonne l’alarme dans un entretien avec Le Figaro.

    “La dernière fois que j’ai rencontré Emmanuel Macron, je lui ai dit qu’il existait une crise des banlieues masquée par celle des «gilets jaunes». La situation est explosive. 80 lycées ont été attaqués en décembre. Ces attaques étaient perpétrées par des bandes cagoulées, organisées et extrêmement violentes. Elles visaient à mettre le feu aux poubelles, aux voitures, aux lycées… Des enseignants ont été aspergés d’essence.”

    Valérie Pécresse.

    La violence en banlieue n’a plus aucune limite. Tortures, lynchages, chaque jour apporte son lot d’horreurs. Mais alors que les forces de l’ordre sont mobilisées dans les beaux quartiers parisiens et dans les capitales de régions, la république n’a plus aucun moyen de “tenir” d’éventuelles émeutes généralisées dans les départements de la couronne parisienne.

    Le déclenchement de telles émeutes est précisément le scénario catastrophe que l’exécutif souhaite éviter à tout prix.

    Julien Michel pour la Lettre patriote.

    En complément voici quelques extraits de l’entretien de Valérie Pécresse au Figaro :

    Partout, où il y a les plus graves problèmes, la réponse publique est la plus faible. Là où le taux de délinquance est le plus important, c’est aussi là où l’on a le moins de peines exécutées. Les juges du tribunal de Bobigny l’ont dit. Et c’est là où sont les plus grandes difficultés scolaires, qu’on a le plus de mal à conserver les enseignants. Sans lucidité, il n’y a pas de solutions. J’appartiens à la droite des solutions, celle qui ose nommer les problèmes. L’angélisme du gouvernement ne résout rien. J’ai entendu le président de la République se prononcer pour une police renforcée dans 40 zones de reconquête urbaine du pays. Mais cela ne suffira pas! En Île-de-France, j’ai 270 quartiers dit «sensibles». Mes réponses tiennent en trois mots: autorité, mixité et réussite. Pour cela, il faut rétablir l’ordre, avoir une vraie stratégie de peuplement et redonner de l’espoir en relançant l’ascenseur social. Ces trois priorités sont indissociables. […]

    Je suis pour une réduction de l’immigration, le renvoi des clandestins et l’instauration de quotas. Il faut arrêter d’aggraver le problème d’intégration. Mais stopper l’immigration ne résoudra pas les problèmes actuels des banlieues. Nous devons partir de la réalité. De nombreux Français issus de l’immigration y vivent déjà. C’est en construisant de nouveaux quartiers avec une vraie mixité sociale que l’on pourra mettre fin au communautarisme. Certains maires de gauche trouvent visiblement leur compte à cette ghettoïsation puisqu’ils continuent de demander encore plus de HLM dans leurs villes.

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