Non au rétablissement de la peine de mort, mais …

Publié par le 19 Sep, 2020 dans Blog | 11 commentaires

Non au rétablissement de la peine de mort, mais …

Depuis plusieurs jours, je réfléchissais à un article à propos du rétablissement de la peine de mort, dont un sondage nous dit qu’il est souhaité par 55 % des Français.

Personnellement, malgré, l’explosion des violences et l’ensauvagement que la gauche nie, mais qui est bien réel, je suis contre le rétablissement de la peine de mort car je la crois incompatible avec les valeurs de la France (les vraies).

C’est Eric Zemmour, il y a quelques jours, dans Face à l’info, sur CNews, qui a bien traité le problème et expliqué le désir des Français de ce rétablissement.

Il a indiqué que la peine de mort était la clef de voute du système pénal français. Sous la peine suprême, étaient accrochées la prison a perpétuité, la peine de 30 ans de prison incompressible puis toutes les peines de prison.

Toute la hiérarchie des peines était associé à ce point extrême qu’était la peine de mort. En supprimant la clef de voute, c’est l’ensemble de la chaine pénale qui s’est peu à peu affaissée, sous la pression de la gauche avec  son idéologie de la victimisation et sa culture de l’excuse qui prévalent chez beaucoup de magistrats.

Rétablir la peine de mort, non !

Mais rétablir une vraie hiérarchie des peines et surtout, faire en sorte que ces peines soient réellement effectuées, me semblent être la solution qui passe par la limitation de la latitude d’interprétation des juges. Nicolas Sarkozy avait commencé le processus en instituant les peines-planchers pour les récidivistes mais François Hollande et Taubira les avaient abrogées !

Voici un article paru sur Boulevard Voltaire qui résume bien ma pensée. Qu’en pensez-vous ?

Quand ressurgit le débat sur la peine de mort

Le sentiment d’insécurité cher à notre garde des Sceaux a atteint un seuil d’intensité tel qu’il imprègne aujourd’hui toute la société. L’exaspération face à l’ensauvagement et l’incompréhension des décisions de justice touchent désormais la plupart des citoyens. Dans ce contexte, il n’est pas étonnant ni malsain que ressurgisse le débat sur la peine de mort.

La lecture des réseaux sociaux renseigne sur ceux qui promeuvent le rétablissement de cette sanction ultime, deux ensembles distincts qui se recouvrent partiellement : les gens de droite et les primaires. Ces seconds s’arrêtent à la loi du talion, les autres, s’ils ne confondent pas justice et vengeance, pensent que la réponse pénale doit s’équilibrer avec le crime.

Fondamentalement, la violence légitime de l’État s’exerce dans un but de protection des citoyens ; nous avons renoncé à notre défense individuelle en échange du contrôle policier des comportements et d’une punition par la justice des débordements. Dés lors que contrôle et punition ne sont plus considérés comme suffisants par le corps social, le rôle exclusif de la puissance publique est affecté et l’autodéfense redevient légitime. Nous n’en sommes pas encore là, mais l’on s’en approche.

L’application de la peine de mort restaurerait-elle la confiance dans la Justice ? Ou, pour poser la question autrement, en quoi son rétablissement augmenterait-il la puissance du contrôle policier et le niveau de punition par la Justice ?

J’exclurai de la discussion les attentats islamiques pour lesquels la peine de mort a été appliquée de fait par les circonstances, les procès ne concernant que des complices et non les assassins. Néanmoins, on note que la dissuasion, dans ces cas, ne fonctionne pas, au contraire, puisqu’il y a la symbolique du martyr.

Imagine-t-on une peine de mort pour les viols, les agressions contre des représentants de l’État, les coups et blessures volontaires et violents ? Mais alors, ce serait des dizaines de milliers de prévenus encourant ce châtiment ; quand bien même il ne serait prononcé que dans des cas extrêmes, il n’en reste pas moins que les jurés seraient confrontés sans cesse à cette éventualité terrible, avec une pression forte de l’accusation et de la vindicte publique excitée par la caisse de résonance des réseaux sociaux. Les cours d’assises s’empliraient du rappel incessant de l’ombre sinistre de la guillotine, troublant les débats et remettant en cause les fondements humanistes de notre droit.

Alors, rétablir la peine de mort uniquement pour les homicides ? Il y en a, en France, moins de 1.000 par an. Sur une durée longue, ce chiffre est en baisse constante, et ce, malgré l’augmentation de la population. Mais sont-ce ces faits tragiques qui sont à l’origine de la barbarisation quotidiennement constatée ?

Ce débat est une impasse et occulte la vraie question : quand l’État va-t-il remettre en selle les mots d’ordre public, de répression policière, de punition juridique ? C’est cela qu’attendent les citoyens, sans toujours voir que pour y satisfaire, il faudra répondre à une interrogation, bien plus complexe : quand et comment le pouvoir politique va-t-il amplifier son contrôle des juges et de leur idéologie permissive ?

Gérard Couvert pour Boulevard Voltaire.

Voici un autre article, toujours dans Boulevard Voltaire qui défend la peine de mort :

La peine de mort ? Je suis pour !

Merci de tweeter cet article :





11 Réponses à “Non au rétablissement de la peine de mort, mais …”

  1. « Estoit digne de mourir comme inutile au monde, c’est assavoir estre pendu comme larron » trouve t-on parfois dans les archives médiévales.

    Je souscris à cette antique maxime. Celui qui s’est exclu de la communauté doit en être retranché.

  2. Vol 6 mois avec sursis
    vol avec violence 2 ans avec sursis
    viol 5 ans avec sursis
    assassinat 10 ans avec sursis
    attaque terroriste peine de mort avec sursis

  3. j avoue que je suis pour la peine capitale soit la peine de mort
    dans la bible on peut lire tu ne tueras point
    donc pour les assassins, les poseurs de bombes , les djihadistes, les violeurs , les mettre en prison pendant 10 20 ou 30 ans coutent cher à la société, on a pu lire dans notre quotidien de la semaine , sorti au bout de 10 ans pour meurtre, il tue à nouveau, cette fois ci sa compagne!!!
    Alors ??????????????

  4. Pour la peine de mort, sans commentaire.

  5. Pour la peine de mort !
    Et non, ce n’est pas pour un effet dissuasif, car je ne pense pas qu’il y en ait.

    Je suis pour la peine de mort pour plusieurs raisons:
    1) Elle évite toute récidive. C’est bête, mais le jeu de vouloir que des voyous se réhabilitent est très dangereux. Sur 100 qui sortent, combien se réinsèrent ? Une infime majorité. Aussi, par rapport à toutes celles et ceux qui seront de nouvelles victimes, le jeu n’en vaut pas la chandelle.
    Bien sûr, je suis pour donner une chance de réinsertion mais pas deux.

    2) La prison se fait avec l’argent de chacun des contribuables. Aussi, laisser quelqu’un en prison nous coûte cher à tous alors que nous pourrions utiliser cet argent utilement ailleurs.

    Et puis, je trouve la peine de mort comme humaine au regard de laisser quelqu’un enfermé pendant trente ans dans une cellule. On devrait lui laisser le choix au bout de dix quinze de la suite Cachets pour se suicider ou rester en cellule.

  6. J’avoue que, chrétienne, je me pose des questions.

    En effet, d’un côté je me dis qu’un humain ne peut pas juger ce qui est bon ou mauvais, d’un autre, lorsque je lis la Bible -Ancien et Nouveau testaments), je constate que Dieu juge (les bons d’un côté, les autres d’un autre) et que seuls ceux qui se repentent sont pardonnés.

    Lorsque je lis les « bibles » (‘Veda et autres) orientales, et que je réfléchis sur la notion de karma, je me dis que la mort n’a finalement aucune importance, si ce n’est que, dans ce cas-là, l’être vivant dans le corps présent ne fera plus de crimes si on le tue.

    Les bouddhistes disent : lorsque tu as faim ainsi que ta famille, mieux vaut tuer un Yack que 1000 crevettes.
    (Ils sont eux aussi pour éviter de tuer, dans la mesure du possible)
    D’où, si on tue un terroriste, nous n’aurons qu’un mort au lieu de dizaines, voire de centaines.
    D’où, ne pas tuer un tueur, veut dire tuer beaucoup d’autres, puisque, fatalement, ce tueur recommencera.
    Et là, la pensée bouddhiste m’interpelle

    Enfin, lorsque je lis le Coran, je me rends compte que ses adorateurs ne pensent que « œil pour œil dent pour dent » et ne comprennent que cela. D’autant que la mort d’un « infidèle » glorifie le croyant devant dieu, et donne ainsi accès au « paradis » à celui qui a tué, voire qui est mort en éliminant ou en tentant d’éliminer les hérétiques (mécroyant), les non croyants, les associateurs (Chrétiens) et les juifs

    Aussi, peut-être faut-il non pas réfléchir en fonction de sa propre culture (ici culture chrétienne), mais selon la culture de celui qui commet un acte qui ne nous convient pas (crime ici), car si on lui pardonne, il nous considérera comme un minable et il recommencera.

    Vaste questionnement.
    Qui m’amène à penser que la « peine de mort » est, dans les cas de crimes, est peut être valable plus qu’on ne le pense.

  7. A mon avis la peine de mort a ete eliminé, parce que des personnage haut placés craignait juste pour eux meme….

    Cette pseudo avancée de la civilisation n’a eu qu’un but pour moi, proteger de la mort des tueurs pedophiles ou assez pervertis, mais vivant dans la « haute » société.

    Le monsieur « vertu » qu’est badinter ( pour la goche) ce monsieur vertu pour l’affaire de dsk et nafissa diallo, n’avait pas hesité a « condamner » d’avance celle ci et a en rire… comme un petit con.

    Le niveau de ce toto comme la goche, a ete plutot nul…

    La vetu de la goche passe d’abord par ces interet en general…

    Dans le monde politique il y a beaucoup de pedophiles, et autres moeurs…
    De meme qu’en pseudo justice ou un juge se vantait de mettre sa fille de 12 ans dans des club echangistes…

    voir ici:
    Ils cachent le nom du juge pour enfants qui a offert sa fille de 12 ans à des échangistes…
    https://ripostelaique.com/ils-cachent-le-nom-du-juge-pour-enfants-qui-a-offert-sa-fille-de-12-ans-a-des-echangistes.html
    Vous avez le nom de ce pseudo juge qui vend sa fille dans ce lien…
    Cet article à été copié sûr le site de la Fsociety qui fait un travail d’investigation remarquable

    Certain commentaire assez juste dont celui ci:
    Tout cela n’est qu’un secret de polichinelle. Tout le monde sait que les hautes sphères de la justice française sont un repère de pédophiles, pédéraste, de trans-couilles, francs-macons et autres progressistes LGBTCULS. Les vrais amateurs
    de tres jeunes filles et tres jeunes garcons ne sont pas dans l’église catholique en general mais bien à l’intérieur même de nos institutions, des milieux politiques ainsi que des milieux financiers.

    La peine de mort a ete instrumentalisée ideologiquement puor que ca passe… en realité pour proteger les ordures
    dans la haute sphere, ou du monde politique.

    Exemple:
    con ben dit, pedophile reconnu, est « intouchable… pourquoi ?

    Ces gens vive dans un monde ou ils se protegent comme ils peuvent et ca ne date pas d’hier…

    La peine de mort ca fait primaire ? quelle blague… c’est uniquement pour se proteger qu’il balance des solgans stupides.

    Demandez au gosses qui ont ete violés ce qu’ils en pensent…

  8. La sanction pénale (et l’échelle des peines) en face d’un délit ou d’un crime répond en théorie à 3 objectifs:

    – la prévention/la dissuasion : je ne commets pas tel acte car je sais que je risque une amende / la prison / l’échafaud (et pas seulement parce mon acte n’est pas moral)

    – la neutralisation : en incarcérant untel, je l’empêche de récidiver pendant tout le temps qu’il est sous les barreaux

    – la réparation – indépendamment des 2 premiers, la sanction offre réparation à ceux qui ont été victimes

    Outre l’aspect moral (et il s’agit ici des convictions éthiques de chacun) il faut aussi évaluer la peine capitale face à ces trois objectifs.

    En ce qui concerne la neutralisation, point essentiel qui est toujours oublié par nos juges spécialistes de la remise de peine, la réponse est évidente.

    Pour la dissuasion, la question se pose. Tout dépend où l’on place la barre. Si comme on peut l’imaginer elle n’est applicable qu’en face des crimes extrêmement graves je doute qu’elle ait un réel intérêt de ce point de vue. Qu’il s’agisse du tueur en série façon Guy Georges ou Emile Louis, du pédophile tueur d’enfant à la Marc Dutroux, ou du djihadiste façon Merah, Kouachi ou autres, il est très peu probable que la peine de mort ait eu un quelconque impact sur leurs actes.
    Si vous mettez la peine de mort en face du trafic de drogue comme à Singapour, alors là oui cela aura sûrement un impact. Mais se pose la question de la proportionnalité qui n’est pas compatible avec notre ethique occidentale.

    Enfin la réparation.
    Difficile à dire tant cela peut dépendre des cultures et de la façon dont le vivent les victimes ou leurs proches.
    J’ai tendance à penser que l’exécution n’est pas nécessaire. Mais cela suppose que la peine de prison prononcée soit très lourde et totalement exécutée.
    Dans ce sens les fréquentes remises de peine pour « bonne conduite » sont une hérésie et und insulte aux victimes dont la réparation se voit amputée d’autant.

    Donc, en raisonnant, la balance penche en ce qui me concerne pour le non à la peine de mort.
    Bien que ce ne soit pas l’envie qui me manque des fois…

  9. Il faut rester simple, avec trop de philosophie, et de raisonnement on s’eloigne de la vraie vie parfois.

    La peine de mort doit etre effective, car elle montre au criminel, et pas seulement pour untel, mais a tout groupe qui veulent passer par ces actes,
    qu’un cap doit etre evité d’etre franchit. Au dela la sanction, qui fera reflechir, et par la meme est preventive.

    Dans beaucoup de cas, ce cap de prevention, aiderait bien des personnes a se ressaisir.

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