Prenons un peu de recul dans l’affaire Grasset

Publié par le 29 Avr, 2026 dans Blog | 0 commentaire

Prenons un peu de recul dans l’affaire Grasset

Affaire Grasset, maintenant que le déchaînement hystérique de la gauche et de ses médias contre Vincent Bolloré est retombé, il est temps de faire le point sur cette tempête dans un verre d’eau à Saint-Germain des Prés.

La presse de gauche et le service public de l’audiovisuel en ont fait des tonnes contre l’empire Bolloré …

La gauche germanopratine se devait de monter au créneau pour défendre Olivier Nora, un patron qui émargeait à plus d’un million d’euros par an dans une entreprise en difficulté dont le bénéfice était passé en un an de 1,2 million à 0,6 million d’euros ! La gauche adore les patrons … de gauche !

Il se dit aussi que Vincent Bolloré aurait viré Olivier Nora parce qu’il ne voulait pas publier immédiatement le dernier livre de Boualem Sansal. Il aurait voulu, dit-on, repousser la sortie du livre après les grands prix littéraire pour éviter que Boualem Sansal en bénéficie !

La façon dont la gauche a traité Boualem Sansal depuis son incarcération en Algérie, et pire encore depuis qu’il a été libéré, illustre parfaitement le sectarisme et le manque d’éthique total de la gauche française.

Voici un excellent tweet signé Les Corsaires qui résume l’affaire Grasset :

L’affaire Grasset ? Arrêtez de nous prendre pour des pigeons.

13 mars 2026 : Boualem Sansal, l’écrivain franco-algérien qui a vendu plus de 400 000 exemplaires de 2084 : la fin du monde, sort de prison après un an de taule en Algérie. Gracié par Tebboune. Il plaque Gallimard et rejoint Grasset. Son nouveau manuscrit ? Un « livre de guerre » sur sa détention, prêt à sortir «demain matin», comme il le dit lui-même au JDD.

Début avril : clash.

Olivier Nora veut sortir le livre en novembre 2026, pile pour l’anniversaire de sa libération. Hachette veut juin. Nora déclare publiquement que le manuscrit est « confus et non éditable en l’état ». Sansal, lui, n’est pas d’accord et veut que ça sorte vite.

14 avril : Nora est viré par Hachette Livre après 26 ans à la tête de Grasset. Remplacé par Jean-Christophe Thiery.

Et là, boom : 115 auteurs Grasset signent une lettre ouverte, puis 170, 220… Une seconde tribune avec plus de 300 signatures (Slimani, Carrère, etc.) crie à « l’atteinte inacceptable à l’indépendance éditoriale » et met tout sur le dos de Bolloré.

Sauf que … si on regarde les faits deux secondes, on voit la supercherie.

Nora n’est pas le propriétaire de Grasset. C’est un salarié de Hachette depuis près de 40 ans. Il dirige par délégation. Sa phrase « je suis maître en mon royaume » ?, dans n’importe quelle entreprise normale, c’est la porte directe.

Bolloré et Lagardère l’ont laissé tranquille pendant trois ans. Il a ainsi pu publier : publié

  • Virginie Despentes (féministe radicale qui traite Bolloré de « Trump au petit pied »),
  • Bernard-Henri Lévy,
  • Caroline Fourest,
  • Pascal Bruckner,
  • Gaël Faye,
  • Vanessa Springora,
  • Adélaïde de Clermont-Tonnerre…

Tous ces auteurs engagés à gauche, critiques du pouvoir, parfois même critiques de Bolloré lui-même.

Aucun veto idéologique. Zéro.

Et soudain, sur UN cas précis (c’est-à-dire retarder un livre majeur contre l’avis de l’auteur et contre l’intérêt commercial de la maison) on hurle au complot ?

Parce que soyons sérieux : bloquer un manuscrit prêt d’un auteur qui cartonne, alors que tout le monde dans le métier sait que novembre c’est la noyade dans la rentrée littéraire et que tu rates les prix ? C’est du suicide commercial.

Sous Nora, le chiffre d’affaires de Grasset a chuté de 40 % (16,5 M€ à 12 M€) et le résultat a été divisé par deux … pendant qu’il s’augmentait de 50 % (830 000 € à 1,017 M€). Sympa la gestion.

Et le plus beau !

Son dispositif défensif pue la préméditation à plein nez. Il balance que le manuscrit est « confus », programme novembre pour l’anniversaire émotionnel, envoie un SMS à Sansal pour dire « c’est pas moi »… Tout était calibré pour jouer les martyrs.

Si ça arrivait chez un autre éditeur sans Bolloré dans le décor, on en parlerait ? Non. Regardez le cas Denis Olivennes qui écarte une directrice chez Editis : zéro tribune, zéro bruit dans Le Monde. Deux poids, deux mesures.

Cette « affaire » c’est 200 écrivains qui parlent à 200 écrivains dans Le Monde et Libé.

Boualem Sansal doit son livre à ses 400 000 lecteurs, pas à une pétition de copains du microcosme.

L’édition, c’est un business avec des auteurs, des lecteurs et des résultats.

Pas un club privé de bobos.

Les Corsaires @LesCorsairesFr

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