Quand Libé nous jurait qu’il n’y aurait jamais de PMA …

Publié par le 14 Juin, 2019 dans Blog | 6 commentaires

Quand Libé nous jurait qu’il n’y aurait jamais de PMA …

A chaque fois, on nous sert les mêmes promesses :

– Lors du vote du PACS, Elisabeth Guigou nous promit qu’il n’y aurait jamais de mariage gay et encore moins d’adoption pour les couples homos ! Et on a eu et le mariage gay et l’adoption pour les gays !

– Lors du vote du mariage gay, certains nous ont affirmé que rien n’était prévu pour la PMA et encore moins pour la GPA.

– Aujourd’hui, on va voter la PMA et on nous jure – croix de bois, croix de fer, si je mens je vais en enfer – qu’il n’y aura jamais la GPA !

Il est pourtant désormais certain que la GPA suivra la PMA au prochain gouvernement de gauche ! En effet, le seul argument reconnu par les pro-PMA mais anti-GPA, est celui de la marchandisation du corps de la femme.

Mais en fait, la PMA dérivera inexorablement vers cette marchandisation à cause de la pénurie de gamètes ! Déjà, aujourd’hui, on manque de gamète et la légalisation de la PMA pour toutes va entrainer un accroissement de la demande. C’est le phénomène que l’on observe déjà dans les pays ayant adopté la PMA, notamment en Belgique qui achète ses gamètes au Danemark, lequel appointe ses donneurs !

Une fois que la marchandisation sera installée pour la PMA, qui pourra interdire aux gays d’exiger la GPA, au nom de l’égalité des sexes ?

François Teutsch, sur Boulevard Voltaire, s’est souvenu que Libération stigmatisait les slogans de la Manif pour tous qui osait annoncer le processus précédemment décrit. Voici son article :

Il est parfois amusant de relire les vieux articles de Libération

Il est parfois amusant de relire les vieux articles de Libération. Par exemple celui du 5 octobre 2014, intitulé « Slogans : le défilé des contrevérités » sous la plume de Marie-Joëlle Gros et Catherine Mallaval. À la lumière de l’actualité contemporaine, on y trouve la confirmation que la prédiction est un art difficile, surtout lorsqu’elle concerne l’avenir.

Libé publiait donc, il y a bientôt cinq ans, un papier dénonçant les « slogans » de la Manif pour tous. En phrase d’attaque, ceci : « “Après le mariage ‘pour tous’, voilà la PMA, la GPA, le genre”, annonçait, une fois de plus, le site de la Manif pour tous… […] D’une marche à l’autre, les incantations restent donc les mêmes. » La suite de l’article est dans la même veine, tentant de ridiculiser ceux qui, en 2014, annonçait que la PMA puis la GPA découlaient inexorablement de la loi Taubira sur le mariage homosexuel.

Il fallait être d’une singulière mauvaise foi, et Libération n’en manque pas, pour contester une analyse dont la suite des événements montre le bien-fondé. Le projet de loi sur la « PMA pour toutes », qui sera présenté en Conseil des ministres d’ici la fin de l’été, procède en effet du même principe que la loi sur le mariage homosexuel. L’égalité des droits. Il suffit d’écouter France Info et ses reportages sur le sujet pour s’en convaincre. N’interrogeant que des couples de lesbiennes, la radio publique ne manque jamais de mettre l’accent sur deux arguments aussi éculés que les débats sur la loi Veil de 1975 : les femmes désireuses de recourir à la procréation médicalement assistée sont contraintes d’aller le faire à l’étranger, comme celles qui voulaient avorter devaient se rendre en Suisse. Et cela constitue une atteinte à l’égalité entre les citoyens. Nos lesbiennes se sentent discriminées par rapport aux couples homme-femme. Un scandale…

Les mêmes nous ont fait le même coup lors du PACS (1999). Il s’agissait d’assurer l’égalité entre couples, notamment sur le plan fiscal, successoral et patrimonial. Mais pas question, au grand jamais, d’aller au mariage homo ! Parole de ministre socialiste – et on sait que ces gens n’ont qu’une parole. En 2013, loi Taubira. Là encore, il s’agissait d’établir l’égalité des droits et de mettre fin à une anomalie. Mais pas question, au grand jamais, d’aller à la PMA ! Parole de ministre socialiste, une fois encore. D’ailleurs, Libération le confirme : La PMA « est à ce jour fermée à triple tour par l’exécutif ». Si Libé le dit…

Mais l’égalité des droits est une arme redoutable ! Inscrite dans les promesses de campagne du candidat Macron en 2017, mise en œuvre par un Premier ministre qui « reconnaît » avoir « évolué »sur la question, elle viendra en son temps. Et ensuite la GPA, parce qu’il est discriminatoire d’oublier des couples homos à se rendre en Inde pour acheter un enfant, ce qui réserve ce droit aux riches… Allez, vous verrez !

On en viendrait presque à oublier, dans notre bobocratie larmoyante, qu’un enfant n’est pas un droit. Je sais, c’est difficile à entendre. Un enfant n’est pas un objet qu’on achète pour assumer un désir. Ce n’est pas un bien de consommation qu’on produit à la demande, et de préférence sans défaut. Il n’est pas soumis aux dispositions du Code civil relatives aux produits défectueux. C’est un être humain, né d’un père et d’une mère, dont la vocation est de grandir entre deux parents qui lui donnent, chacun selon son sexe, des références et des images qui le construisent.

Mais c’est tellement simple que cela échappe à nos journalistes si sophistiqués.

François Teutsch pour Boulevard Voltaire.

Nota : quand on sait que Libération est candidat pour la détection des Fake News sur le Net, on ne peut que s’inquiéter pour l’avenir de la liberté d’expression …

A lire aussi sur Boulevard Voltaire : PMA sans père : retour à la rue !

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6 Réponses à “Quand Libé nous jurait qu’il n’y aurait jamais de PMA …”

  1. Richard Mauden dit:

    Le petit Mouchard de Libé alias Joffrin du métro a déjà défrayé la chronique avec ses mensonges collabos de la bobo-gauchospère des zélites corrompues pro-Macron :
    Les mensonges souverainistes (suite)
    Toujours ce mépris abyssal des souverainistes pour les réalités, surtout quand elles sont chiffrées. Toujours cette manie du mensonge déconcertant qui tient lieu de bréviaire aux populistes.
    L’Europe, disent-ils, est coupée des peuples ; la preuve : ils n’en veulent plus. Faux et archifaux. Une enquête Yougov, publiée ce lundi matin par le Figaro avec un consortium de quotidiens européens, en fait la démonstration (encore une fois). Elle concerne huit pays, dont les plus peuplés du continent (la Belgique, la France, l’Allemagne, la Hongrie, l’Italie, la Pologne, l’Espagne et la Suède).
    La réponse des sondés est sans appel : 61% d’entre eux estiment que l’appartenance de leur nation à l’Union européenne est «une bonne chose». Cette moyenne recouvre des disparités : en France, le chiffre tombe à 51% et en Blegique à 55%, tandis qu’il monte à 64% en Hongrie et à 70% en Pologne, pays pourtant affligés d’une majorité politique nationaliste. Même les eurosceptiques sont pro-européens… En tout état de cause, l’appartenance à l’Union est partout majoritaire. Ils sont même plus nombreux (35%) à vouloir transférer plus de compétences à Bruxelles, qu’à souhaiter l’inverse (28%).
    L’Europe, poursuivent-ils, est «ultralibérale». Elle est la complice d’une mondialisation inégalitaire, injuste, menée au seul profit de «l’oligarchie». Faux et archifaux. Le Laboratoire sur les inégalités mondiales (de l’Ecole d’économie de Paris) démontre dans une étude que l’UE est la région du monde où les inégalités – toujours fortes – sont combattues avec le plus d’efficacité. En utilisant l’indice de Gini, généralement reconnu comme un bon indicateur des inégalités, ce laboratoire – par ailleurs critique sur le fonctionnement de l’Union – note que l’Europe se trouve en haut de tableau, avec un chiffre moyen de 31, contre 33 en Australie, 34 au Japon, 40 aux Etats-Unis et en Turquie, 46 au Mexique, 62 en Afrique du Sud (plus l’indice est élevé, plus l’inégalité est forte). Seul le Canada égale la performance européenne. Dans ce classement, la France, l’Allemagne et la Pologne font légèrement mieux que la moyenne européenne, derrière les pays scandinaves.
    Les inégalités se creusent tout de même ? Certes. Mais nettement moins en Europe. Un seul exemple : depuis 1980, les revenus des 50% de personnes les plus modestes ont augmenté de 37% dans l’Union, alors qu’ils ont stagné aux Etats-Unis. Raison principale : l’existence en Europe de cet Etat-providence dont on dit tant de mal, mais qui limite l’écart entre riches et pauvres. Celui-là même dont les classes dirigeantes voudraient se débarrasser mais que les peuples du continent plébiscitent, en réclamant, dans leur grande majorité, une Europe plus sociale.
    C’est la grande faiblesse des nationalistes : ils ne cessent de pilonner l’Union au nom des peuples, alors que les peuples y adhèrent toujours. Pas grave : ce qui compte, ce n’est pas la vérité, c’est le mensonge répété à longueur de temps, qui finit par brouiller les esprits.

  2. Et voilà les représentants de la droite macroniste convertis à la PMA pour toutes, eux qui juraient leurs Grands Dieux qu’ils n’en voudraient jamais!
    Le plus édifiant est cet interview de Bruno Le Maire, expliquant au journaliste, qu’avec les discussions qui auront lieu au Parlement sur la PMA, il n’était pas exclu qu’il « évolue dans ses convictions ». Interloquée par cette formulation, quelle ne fut pas ma joie de découvrir sur le blog de Maxime Tandonnet d’aujourd’hui ce billet:
    https://maximetandonnet.wordpress.com/2019/06/14/pret-a-evoluer-dans-mes-convictions/

  3. Ah, le drame des enfants nés sans père, quelle abomination.

    Combien ont sur leur certificat de naissance « né de père inconnu »?
    J’en suis un. Je conçois que l’on soit choqué par le côté médical et artificiel de la chose, je le suis aussi, mais qu’on ne parle pas de la nécessité du père.

    Vénérez la maternité, le père n’est qu’un hasard disait Nietzsche, Zarathoustra était dans le vrai.

  4. Mon père était sévère mais juste, combien de fois, jeune ado, j’ai rêvé que je n’étais pas sa fille pour pouvoir lui dire en face « tu n’as rien à m’interdire »!!!! Et pourtant, quand il est parti, quel vide au fond de moi! Bien souvent je me demande comment il réagirait devant ce qu’est devenu notre société!

  5. Hormis le fait que j’ai vu défiler dans mon cabinet des adultes nés de pères inconnus ayant eu du mal à gérer le problème, je crois qu’il faut aller plus loin que cela.

    En effet, il s’agit ici pour l’homme de se croire un dieu, bien que croyant que Dieu(x) n’existe(nt) pas.

    (nous sommes totalement dans ambivalence macronienne : « je crois que dieu n’existe pas, mais, en même temps, je crois que je suis un dieu »)

    Il s’agit donc de maîtriser =
    — la vie (PMA, GPA)
    — la mort (euthanasie -mot détourné de son sens premier, mais passons),
    –la dignité humaine (tout individu non conforme aux normes du moment sera éliminé -handicapé, vieux de plus de 70 ans, fœtus non désiré…)

    Nous marchons vers l’eugénisme qu’ont combattu nous parents et grands parents.

    Eugénisme à la fois idéologique et économique.
    ** idéologique : voir mon développement plus haut
    ** économique : il faut trouver un pognon de dingue en éliminant les non conformes à la norme et ainsi laisser vivre les conformes à la norme.

    A quand un cerfa pour avoir le droit d’être conçu, de naître et de vivre,

    Ajoutons à cela le changement des mœurs (parce que rejet des mœurs des générations antérieures), le besoin d’utiliser les minorités pour manipuler le troupeau de « normaux » en tentant de le culpabiliser parce qu’il est « normal » (communication manipulatoire basique…

    Et nous arrivons à « Sodome et Gomorrhe » à la sauce 1939 et suivantes.

    Ensuite, eh bien, le peuple a le président qui lui ressemble (ou l’inverse???)

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