Quand l’idéologie anéantit l’intelligence …

Publié par le 2 Oct, 2018 dans Blog | 6 commentaires

Quand l’idéologie anéantit l’intelligence …

Je n’ai pas l’arrogance de croire qu’à gauche, il n’y a que des imbéciles ! D’ailleurs, je vois qu’à droite on est pas mal loti, non plus, en terme de cerveaux malades !

Je note quand même – au risque assumé de paraitre partisan – qu’à gauche, la logique semble bien souvent s’effacer derrière d’autres considérations.

Je note deux tendances qui altèrent sérieusement les raisonnements de gauche :

  • L’idéologie qui souvent vient grandement perturber le fonctionnement de leurs neurones.

Par exemple, le bon sens commun voudrait que l’on gagne de l’argent avant de pouvoir le dépenser. De nombreux gouvernements socialistes nous ont pourtant prouvé qu’ils savaient distribuer les richesses avant de les avoir créées !

  • Une certaine mauvaise foi et une morale à géométrie variable

J’exonèrerais d’office les militants de ce travers mais en accablerais les dirigeants socialistes.

Par exemple quand on défend bec et ongle l’école publique, qu’on se bat contre la sélection à l’université et qu’en même temps on confie ses enfants dans des écoles privées huppées. Egalement quand les féministes de gauche ferment les yeux sur les discriminations criantes que l’islam impose aux femmes.

Cet article m’a été inspiré par la découverte, ce matin, d’une vidéo d’une « philosophe », Chantal Jaquet, qui nie totalement la réalité de la notion de mérite et qui en fait uniquement une construction politique !

Extraits :

La méritocratie, c’est une construction politique qui consiste à considérer qu’au fond celui qui « réussit », c’est parce qu’il a en réalité des qualités. Il s’est efforcé d’y parvenir et donc il a une dignité supplémentaire par rapport à celui qui n’a pas « réussi » parce qu’il serait paresseux.

Cette considération est totalement frauduleuse ! On ne se pose jamais la question de savoir pourquoi quelqu’un peut d’efforcer de faire des choses et pourquoi une autre personne n’a pas la force de s’efforcer.

Toute l’idéologie de la gauche se retrouve dans ces quelques mots derrière lesquels on voit remplacer le principe de méritocratie par l’égalitarisme forcené et la culture de l’excuse. L’auteur va jusqu’à nier les qualités personnelles dans la réussite !

Mais il me semble bien que la méritocratie a été apportée par la révolution française qui a posé comme principe l’abolition des privilèges. Le mérite individuel contre les avantages du rang et de l’origine.

Selon Chantal Jaquet, celui qui s’est efforcé de réussir, ne doit pas être mieux considéré que le paresseux ! Ah bon ? Mais la civilisation avance t-elle pas grâce aux paresseux ? N’est pas plutôt grâce à tous ceux qui « s’efforcent » de bien faire et de « réussir » ce qu’ils font ?

La culture de l’excuse, qui pourrit notre justice, sous-tend le raisonnement de cette femme, et éclate dans cette phrase hallucinante : « On ne se pose jamais la question de savoir pourquoi quelqu’un peut d’efforcer de faire des choses et pourquoi une autre personne n’a pas la force de s’efforcer. » 

Je ne voudrais pas paraître pédant en rappelant à cette agrégée de philosophie le sens du verbe « s’efforcer » : « Tendre toutes ses forces, tenter de faire quelque chose. » Dans cette définition la notion de volonté est prépondérante et c’est elle qui mérite le respect, pas la réussite en soi ! Au contraire, Chantal Jaquet excuse d’avance celui qui ne réussit pas parce qu’il n’avait pas la force de s’efforcer !

Cette femme qui se dit philosophe et qui, à mon sens, en bafoue tous les principes, oublie d’où elle vient et que son propre parcours est un modèle de mérite, comme nous le dit Wikipedia :

Originaire d’un hameau de montagne savoyard, et issue d’une famille très pauvre avec une mère au foyer et un père successivement berger, mineur, puis employé communal, Chantal Jaquet a accompli un parcours exceptionnel par rapport à son milieu social. Élève boursière au CEG de Bozel, elle est reçue 1re au concours d’entrée à l’École Normale d’Institutrices de Savoie, à l’âge de 15 ans. Destinée à devenir institutrice, elle est autorisée à poursuivre ses études en classes préparatoires, comme élève-maîtresse salariée, en raison de l’obtention d’une mention Très Bien au Baccalauréat de Lettres.

Bravo à la République de la méritocratie pour avoir permis à cette jeune fille issue d’un milieu modeste de bénéficier de l’ascenseur social, notamment grâce à une bourse.

Je vous laisse maintenant juger par vous-même avec la vidéo dont j’ai parlé :

Cet article m’a rappelé cette expérience faite par un professeur d’économie pour expliquer à ses élèves, par la pratique, ce qu’est le socialisme :

La classe de ce professeur était entièrement convaincue que le socialisme est une idéologie qui marche et que personne n’y est ni pauvre ni riche, un système égalitaire parfait.

Le professeur dit alors : « OK donc, nous allons mener une expérience du socialisme dans cette classe. A chaque contrôle, on fera la moyenne de toutes les notes et chacun recevra cette note. Ainsi personne ne ratera son contrôle et personne ne caracolera avec de très bonnes notes. »

Après le 1er contrôle, on fit la moyenne de la classe et tout le monde obtint un 13/20.

Les élèves qui avaient travaillé dur n’étaient pas très heureux au contraire de ceux qui n’avaient rien fait et qui eux étaient ravis. A l’approche du 2 ème contrôle, les élèves qui avaient peu travaillé en firent encore moins tandis que ceux qui s’étaient donné de la peine pour le 1er test décidèrent de lever le pied et de moins réviser.

La moyenne de ce contrôle fut de 9/20 ! Personne n’était satisfait.

Quand arriva le 3 ème contrôle, la moyenne tomba à 5/20.

Les notes ne remontèrent jamais alors que fusaient remarques acerbes, accusations et noms d’oiseaux dans une atmosphère épouvantable, où plus personne ne voulait faire quoi que ce soit si cela devait être au bénéfice de quelqu’un d’autre.

A leur grande surprise, tous ratèrent leur examen final. Le professeur leur expliqua alors que le socialisme finit toujours mal car quand la récompense est importante, l’effort pour l’obtenir est tout aussi important tandis que si on confisque les récompenses, plus personne ne cherche ni n’essaie de réussir.

Les choses sont aussi simples que çà.

Oui, je sais c’est un peu caricatural, mais cela montre bien que l’égalitarisme à tout crin est totalement incompatible avec la nature humaine et à coup sûr avec la vie en société.

Merci de tweeter cet article :





6 Réponses à “Quand l’idéologie anéantit l’intelligence …”

  1. La gauche a introduit ce que j’appelle le syndrome de victimisation. Ceux qui échouent sont victimes et ont droit a la commisération et à l’aide des autorités.

    La femme est victime du sexisme, le Noir du racisme, le pauvre du riche, le feignant du bosseur. En les rendant victimes, ces diverses catégories sont infantilisées, et chacun sait que les enfants sont plus faciles à contrôler que des adultes ayant leur autonomie et leur envie de se battre. Mais pourquoi se battre quand Maman Etat vous apporte ce qu’il vous faut.

    Il ne s’agit pas de tirer tout le monde vers le haut avec des locomotives qui inventent, créent et font avancer les choses, mais de brider ces locomotives pour mieux assujettir le citoyen victime.

    Je finis par une citation de Tocqueville qui écrivait dans la première moitié du XIXe siècle, mais qui voyait loin et juste:

    « Après avoir pris ainsi tour à tour dans ses puissantes mains chaque individu, et l’avoir pétri à sa guise, le souverain étend ses bras sur la société tout entière; il en couvre la surface d’un réseau de petites règles compliquées, minutieuses et uniformes, à travers lesquelles les esprits les plus originaux et les âmes les plus vigoureuses ne sauraient se faire jour pour dépasser la foule; il ne brise pas les volontés, mais il les amollit, les plie et les dirige; il force rarement d’agir, mais il s’oppose sans cesse à ce qu’on agisse; il ne détruit point, il empêche de naître; il ne tyrannise point, il gêne, il comprime, il énerve, il éteint, il hébète, et il réduit enfin chaque nation a n’être plus qu’un troupeau d’animaux timides et industrieux, dont le gouvernement est le berger. »

  2. Ce qu’ils veulent c’est la fabrique de crétins, comme dénoncé par un professeur dans les années 90 avec son livre, la fabrique du crétins, ceci a pour but de mieux nous manipuler et nous contrôler à tous les niveaux, ne nous étonnons pas de la baisse de 4 points du QI français en dix ans et ou tout est fait pour crétiniser par leurs programmes débiles, stupides, basés surtout sur des émotions et denués d’intelligence et de réflexion et d’art.

    Alors surtout pas de méritocratie et cela commence par s’imposer par l’idéologie qui sert d’excuse au départ pour tout imposer, même l’illogisme, le laxisme, le soi-disant aveuglement est voulu, alors surtout pas d’intelligence qui pourrait faire échec à leurs maudits programmes de subversion pour imposer aussi leurs lois, schappia acceptant presque la pédophilie, le droit des minorités sur la société et renverser les valeurs insidieusement dont la pub nous inflige tous les jours,avec l’accord implicite des politiques qui travaillent contre leur peuple et ne veulent pas reconnaitre la vérité au point ou ils détruiront la societé et ses valeurs par le grand remplacement.

    A bien y regarder, tout ceci n’est pas le fruit du hasard mais correspond à un plan logique bien concerté ou ils avancent leurs pions et lois sordides et petit à petit commencent le renversement total des valeurs…

    Ses gens là…travaillent contre l’intérêt du peuple, obstinément ou plus le temps passe, plus l’ignominie, le mensonge, leurs pourriture morale au nom d’une idéologie plus ou moins irrationnelle, faisant fi des relaités ou seul le peuple subit, s’agrandit davantage, pour avoir une société de demain bien moins humaine, sans morale, stupide, immature, superficielle, ne pensant qu’a eux, insensible à la violence quotitienne, d’où le matraquage permanent qui prend d’énormes proportions de crimes de sang et…sachant pourtant que 3500 etudes prouvent la corrélation sur le comportement obéissant à son gouvernement.

    Donc, les pourris s’emploient à rejeter la vérité, entre autres, pour crétiniser la société, ce qui fait qu’en 20 ans, on est passé des premiers rangs à la 26 ème place pour le QI.

    Ce n’est pas un hasard si cela ce poursuit et que l’on va encore plus loin.

  3. Mon petit-fils a fait 2 ans en collège public, mais tout de même pas dans une zone dite en difficulté: sa moyenne tournait autour de 18.
    Il est entré en 4ème cette année en collège privé (surtout par rapport à sa sœur qui entrait en 6ème), les premières notes tournent autour de 14 et il est dans la moyenne de la classe. Il vient de découvrir que sans travail individuel, on est vite largué.
    Mais ça a un coût pour les parents!
    Comment en est-on arrivé à cette décadence de l’enseignement public? Et qu’on ne nous dise pas que les classes sont surchargées, nous étions 40 en primaire ou en lycée; on ne m’enlèvera pas de l’idée que mai 68 a fait des ravages….

  4. @ Le Nain : « le syndrome de victimisation » est une expression du marxisme, qui divise la société en 2 : les salauds, exploiteurs, capitalistes, et les bons, exploités, prolétaires et victimes des précédents.
    Cette vision est simpliste, mais surtout infiniment perverse, car qui veut se revendiquer du côté des salauds, quand la compassion, l’humanité, et souvent l’éducation religieuse poussent à soutenir les « victimes » ? personne !
    Sur les débilités proférées par cette enseignante, on reste dans le très gauchiste « c’est lafotala société ».Que ne va t-elle prêcher dans les quartiers et autres cités, aider les pauvres petits à faire éclore leurs talents multiples ?

  5. Elle a en partie raison. Personne n’est responsable de ce qu’il est.
    Vous naissez avec de l’ambition, de l’énergie, de la volonté ou bien avec une personnalité
    nonchalante, rêveuse, lymphatique.
    Ainsi à cette heure la journée, certains sont en train de bosser dur quand d’autres écrivent des commentaires sur des blogs.

    • Que personne ne soit responsable de ce qu’il est ou n’est pas, ne rend personne d’autre responsable non plus ! C’est trop facile de se proclamer « victime de la société » ou de je ne sais quelle lubie, pour ensuite réclamer une « réparation » qui n’est à l’évidence due par personne !

      Par contre, l’éducation, le milieu social, permettent de forger une personnalité. A de rares exceptions, on ne nait pas homme, on le devient, comme n’aurait jamais dit Beauvoir.

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