Que les Français se prennent en main
et que l’Etat leur foute un peu la paix !

Publié par le 29 Jan, 2019 dans Blog | 9 commentaires

Que les Français se prennent en main et que l’Etat leur foute un peu la paix !

Le titre de cet article résume un article paru sur le site de l’IREF (Institut de Recherches Economiques et Fiscales).

L’IREF apporte sa contribution au Grand débat et plaide pour que les notions d’assistanat et de contrainte cèdent la place à celles de responsabilité et de liberté.

Il faut à tout prix libérer les forces vives du pays. Le mouvement des Gilets jaunes est un mouvement de retraités mais surtout de travailleurs actifs !

Les manifestations des syndicats sont le plus souvent tournées contre les « patrons » alors que les Gilets jaunes se révoltent contre l’Etat et les ponctions énormes qu’il opère sur les revenus de ceux qui se lèvent tôt et sur les pensions des retraités, anciens actifs qui se rappellent s’être levés tôt toute leur vie !

Les syndicats et la gauche trépignent en dénonçant les inégalités en France alors que notre pays est celui qui redistribue le plus des pays comparables !

Oui, les Français doivent se prendre en main !

Voici l’article de l’IREF :

Cahier de propositions de réformes
Faire ce que nous n’avons jamais fait : la thérapie des libertés

La mode est au « Grand Débat » et aux doléances. Pourtant, cela fait bien longtemps qu’on sait ce dont la France aurait besoin. Ou plutôt ce qu’on n’a jamais fait dans ce pays : une thérapie de réformes libérales. Au lieu de perdre du temps avec des discours et des débats interminables, agissons ! Ce n’est pas avec des doléances que l’on va sortir de la crise, mais avec des réformes. Des doléances, tout le monde en a. Faire croire qu’on peut répondre à toutes les demandes c’est prendre le risque d’une cacophonie générale. Ce n’est pas le moment. Il ne faut pas oublier que le mouvement des Gilets jaunes a d’abord été spontané et justifié car il s’en est pris à la fiscalité sur l’essence. Malheureusement, il a ensuite été récupéré par les extrêmes.

Il est temps de dire aux Français qu’ils doivent se prendre en main, il est temps que l’Etat se restreigne à ses fonctions régaliennes. Fidèle à sa mission, l’IREF réfute donc l’idée de doléances et fait des propositions basées sur des analyses chiffrées, argumentées et inspirées par des expériences étrangères. On a tout essayé sauf ce qui marche. Voici donc les réformes que le pouvoir devrait mettre en place sans attendre.

Trois priorités :

1 – Il faut tout d’abord responsabiliser les Français

Les dépenses sociales atteignent pratiquement 33 % du PIB, 11 points de plus que la moyenne des pays membres de l’OCDE et 10 points de plus que la moyenne des pays de la zone euro ! Un jeune Français de moins de 30 ans peut toucher jusqu’à 1 000 euros par mois sans travailler : 550 euros (RSA) + 200 euros (prime d’activité) + 200 euros (CAF logement). Scandaleux ! Il faudrait donc faire un tri énorme dans les aides sociales et les regrouper en une allocation unique accordée en fonction de vrais besoins.

Laissons aux Français la possibilité de décider eux-mêmes de ce qui leur convient. Les privatisations et l’ouverture à la concurrence devraient leur permette de choisir les meilleurs services : santé, retraites, assurance chômage. Il faut juste prendre en charge les plus démunis et les plus faibles… Chacun devrait pouvoir souscrire à ce qu’il estime être la meilleure assurance pour lui tout comme il devrait pouvoir épargner pour sa retraite grâce à la capitalisation. La France est le seul pays qui réserve cette dernière possibilité à ses fonctionnaires et aux élus sans proposer un pilier épargne au privé. Ce n’est pas normal. Et cela épargnerait aux retraités l’agacement d’être traités comme des aidés sociaux alors qu’ils l’ont gagnée, leur retraite !

2 – Réformer l’Etat, baisser les dépenses publiques et la fiscalité

La France est aussi le seul pays à ne pas avoir réformé l’Etat après la crise de 2008. Elle est championne du monde des prélèvements obligatoires avec 48.4 % du PIB, et des dépenses publiques avec 57 % du PIB. , L’heure n’est plus vraiment aux débats. Il faut baisser les dépenses publiques d’au moins 150 Mds d’euros par an, supprimer le statut des fonctionnaires (hors fonctions strictement régaliennes), réduire leur nombre pour arriver au même ratio que l’Allemagne, privatiser et ouvrir à la concurrence les services publics. Les possibilités d’économies sont nombreuses, ne serait-ce qu’en mettant en cause les énormes dépenses en faveur de l’emploi, du logement et des banlieues, la bureaucratie de l’Education nationale et de la plupart des ministères. Les fonctions régaliennes ne représentent aujourd’hui que 11 % du budget de l’Etat ! On peut donc faire beaucoup d’économies ne serait-ce qu’en suivant les recommandations de la Cour des comptes.

Concernant l’éducation, il faudrait mettre en place des « chèques-éducation » à la disposition des parents afin qu’ils puissent choisir librement l’école de leurs enfants. Instauration pour les écoles d’une vraie autonomie budgétaire ainsi que de la liberté d’embaucher et de licencier leur personnel enseignant. Droit, pour les universités, de sélectionner sur concours les étudiants et de bénéficier de plus d’autonomie et d’indépendance financière, ce qui serait mieux que de survivre en réclamant toujours plus de crédits. Faciliter leur transformation en fondations, voire en sociétés privées, serait aussi souhaitable, tout comme resserrer leurs liens avec l’entreprise.

Il faut une réforme totale du système fiscal français qui est totalement confiscatoire. La fiscalité doit être au service des individus et des entreprises. Pour cela, il faut d’abord la rendre stable et attractive. L’IREF prône la suppression de la plupart des niches fiscales et de l’ISF ainsi que la mise en place d’une « flat tax » (impôt unique), réforme soutenue par les électeurs de droite : 15 % pour les individus au-delà d’une franchise et un IS à 20 % pour être dans la moyenne européenne. De même, il faut une TVA à taux unique.

3 – Réformer le marché du travail et mettre fin à l’énarchie

Face à la concurrence mondiale, il faut donner de l’air aux entreprises pour qu’elles puissent innover et investir. Il faut supprimer les obstacles réglementaires qui étouffent les entreprises et l’innovation. Il faut se débarrasser des 35 heures, supprimer toutes les subventions publiques accordées aux syndicats et aux entreprises. Celles-ci pourront grandir seules et créer des emplois dans un environnement fiscalement sain, stable et débarrassé des réglementations administratives. Diviser par 10 le nombre de pages du Code du travail et donner la liberté de licencier comme les Allemands. Sortir de l’OIT pour pouvoir réformer le marché du travail.

Enfin, il faut mettre fin au règne de l’énarchie. L’Etat de droit doit être svelte et efficace. Ce sont les résultats qui comptent. C’est ce que demandent les Français et c’est ce que les politiques n’ont jamais fait. Il est temps de le faire avant qu’il ne soit vraiment trop tard. Quoiqu’il arrive, l’IREF n’abandonnera jamais le combat pour la réforme !

Nous ne manquerons pas de présenter, dans les prochaines semaines, nos propositions détaillées sur chacun des thèmes du « Grand Débat » et peut-être sur d’autres.

Nicolas Lecaussin pour l’IREF.

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9 Réponses à “Que les Français se prennent en main
et que l’Etat leur foute un peu la paix !”

  1. Du caractère ubuesque de l’enfer fiscal français : un exemple, le prélèvement à la source.
    Un choc de simplification, plus facile pour les français, disait Savamieux 1er, refrain repris en choeur par Darmanin & co.
    Je prends mon cas personnel pour illustrer.
    Avant, avec la mensualisation, nous payions ma femme et moi disons 8 tous les mois pendant 10 mois, s’il y avait un peu plus le solde était réparti sur les 2 derniers mois. Puis la mensualité recalculée pour l’année suivante.
    Avec le PAS, le fisc nous prélève 10 pendant 12(!) mois. Et nous rembourse 20 en janvier et 20 en juillet. Bravo pour la simplification !
    Pire encore : ayant touché en 2017 un solde de congés payés important en quittant ma précédente boîte, mon taux 2019 à été calculé sur cette base, donc surévalué de 4 points (alors que j’ai déjà réglé l’impôt correspondant en 2018). Du coup ce n’est pas 10 qui nous sera finalement prélevé chaque mois, mais 12 ! Remboursement de la différence en … juillet 2020 !
    J’ai donc tout naturellement tenté la modulation du taux sur le site impôts.gouv . Après avoir quasiment rempli une déclaration d’impôts, je me suis fait proprement jeter avec un message « vous n’êtes pas éligible à la modulation à la baisse ». Au final je vais avancer tous les mois presque 150 euros d’impôts injustifiés. Merci qui ? Merci Flanby !!!

    • Non, pas merci Flanby, mais merci à son sinistre de l’économie…. devinez donc son nom…

      Un indice : il est maintenant président d’un petit en lente décomposition…

  2. Le but de mon post précédent n’étant pas de me plaindre de mon sort, mon épouse et moi-même disposant de revenus tout à fait corrects; mais d’illustrer par l’absurde à quel point une réforme vantée comme une grande modernisation est en réalité une arnaque sans nom. Je n’ose imaginer ce que ça peut être pour des indépendants, chefs de PME, etc…
    Je soupçonne d’ailleurs Hollande (et ses successeurs) de l’avoir imaginé ainsi afin de faciliter par la suite une autre réforme bien plus radicale (et défavorable) qui ne serait passée autrement.

  3. vu la simplicité de la fiscalité française, ça va être une catastrophe d’ampleur … en plus des agents du fisc ont annoncé un préavis de grève, ça va être magique, je le sens !

  4. Par pitié, Christian, annulez mon commentaire précédent. faute de frappes et erreur de manip… sniff.

    je recommence

    Je n’ai pas osé regarder mon dernier relevé de compte!
    Comme pour Vincent80, étant partie en retraite courant 2017, et donc, ma déclaration de revenus ayant été faite en 2018 sur les revenus 2017 pour calculer le taux d’imposition 2019, et touchant40% de mon dernier salaire, mes revenus baissés mais peu par rapport à 2018%!

    J’ai eu beau écrire, informer de la situation : rien! nenni, … Pas possible…
    ne vous tracassez pas, on vous remboursera..
    En attendant… je paye.. (on me prélève même directement sur mon compte les impôts dus sur des loyers que je ne touche plus depuis 18 mois…Là aussi, on me remboursera..)
    Honteux!

  5. Revue de presse

    Dernières nouveautés de la semaine macronienne…

    ***Augmentation du coût du panier de la ménagère :
    –Selon E Leclerc : ponction de 1 milliard d’euros (la Voix du Nord)
    — Selon le ministère de l’Agriculture « cette hausse des prix ne représentera que 7 % du panier de la ménagère ».

    ***Augmentation de l’électricité :
    — la Commission de régulation de l’énergie propose de les augmenter de 5,9% pour cet été, (Europe 1.)

    — en fait hausse est de 7,7% hors taxes, selon le document envoyé aux fournisseurs et aux associations de consommateurs. Il s’agirait tout simplement de la plus forte hausse de ces dernières années (Les echos)

    *** Les retraités, perdants de la nouvelle fiscalité
    Selon une étude de l’OFCE, le pouvoir d’achat d’une grande partie des ménages devrait bénéficier, globalement, des mesures fiscales prises par le gouvernement Macron depuis son arrivée.
    En réalité, ceci masque cependant des disparités importantes
    On peut constater que pour la plupart des retraités, le bilan des mesures fiscales du gouvernement Macron est très largement négatif, et même très négatif pour les 20% des ménages retraités les plus riches, à l’exception notable du dernier centile (les 1% les plus riches) (Libération)

    ***Selon une première estimation publiée mercredi par l’Insee,
    — la hausse du produit intérieur brut (PIB) a plafonné à 1,5 % sur l’ensemble de l’année écoulée, loin des 2,3 % (en données corrigées des jours ouvrés) atteints en 2017.
    — les dépenses des ménages ont de fait fortement ralenti entre octobre et décembre, affichant une croissance nulle contre 0,4 % au trimestre précédent. Sur l’ensemble de l’année, la consommation a augmenté de 0,8 % seulement, après + 1,1 % en 2017.
    — L’investissement des entreprises a lui aussi ralenti (+ 2,9 % après + 4,7 %), les exportations se sont elles aussi essoufflées (+ 3,1 % après + 4,7 %)
    …. Mais le gouvernement, de son côté, prévoit une croissance de 1,7 % cette année… (Le Point)

    J’en déduits que :
    — Tout allant très bien pour les ¾ de la population (selon le Point), contrairement à ce que l’on nous dit, il n’y aurait donc pas autant de retraités que cela !
    — les hausses des prix, tant énergétiques qu’alimentaires passeront donc sans efforts pour ces ¾ de la population, d’autant qu’ils consomment moins par pure radinerie, sans doute…

    Ah non, ce n’est pas cela !
    Ils ne font leurs courses que le samedi (les magasins sont fermés les 6 autres jours de la semaine, tout le monde le sait), les entreprises ne travaillent que le samedi… C’est donc de la faute … devinez : … aux Gilets jaunes !!!

    Sans oublier le réchauffement climatique (à qui on doit également les froids polaires des USA), qui joue sur le prix des énergies que l’on utilise trop en faisant marcher à fond les climatiseurs….
    Et surtout sans oublier Poutine, Trump, Orban
    …et les français réfractaires, illettrés et fainéants au point de ne même pas avoir le courage de traverser la rue pour acheter à manger… ni prendre leur trottinette électrique pour faire remonter les bénéfices d’EDF !

    Eh oui, ces gueux, ces riens, ne veulent pas se prendre en main!!!
    C’est de la faite de ces français qui ne sont pas assez intelligents et subtiles pour comprendre que ‘ils faut qu’ils se remuent un peu au lieu de faire des « conneries » afin que le Roi et la reine « qu’on » sort puissent manger dans de la vaisselle se Sèvres, habillés par LHVM (qui va perdre des bénéfices à cause de ces stupides français) au bord de leur piscine…

    Enfin ils vont gagner au moins 400€ par an, (selon le gouvernement les médias) par an! De quoi aller, en couple, au moins une fois au restaurant de M Darmanin ! (sans les vins, faut pas pousser)

  6. L’article sur l’iref denonce des problemes financier, suite aux mouvement des GJ,
    l’iref comme le grand debat focalise uniquement sur l’economie… comme le « grand debat ».

    C’est bien de parler d’economie, mais, on oublie :

    l’insecurité,
    l’immigration et ses consequences
    l’education nationale qui doit faire son vrai boulot, les programme TV qui tire a la baisse le niveau culturel, et moral,
    l’identité culturelle
    l’amorce du grand remplacement voulu par les bobos
    un etat qui n’ecoute ( se fout de lui) plus son peuple
    une europe qui impose ses lois et entrave les notres
    le soutiens par l’etat des minorité, qui divise le pays, et le fait sombrer intellectuelement, moralement
    Les medias et la manipulation permanente de ceux ci

    Effectivement, en ne parlant que d’economie on va avancer et on reglera tout…

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