Rokhaya Diallo, c’est Tarik Ramadan au féminin

Publié par le 15 Sep, 2019 dans Blog | 7 commentaires

Rokhaya Diallo, c’est Tarik Ramadan au féminin

Le premier titre qui m’était venu à l’esprit était :

Rokhaya Diallo, le Tarik Ramadan en talons aiguilles.

Mais je me suis rapidement repris, compte tenu des accusations de harcèlement sexuel, voire plus, qui portent sur Tarik Ramadan. Je ne voulais pas, en plus des associations antiracistes, avoir sur le dos les ligues féministes, après publication de cet article.

Car mon propos, et la comparaison que je fais entre ces deux personnages, se situent à un niveau nettement au dessus de la ceinture.

Je les rapproche uniquement pour la dangerosité qu’ils représentent tous les deux.

Le charisme de l’un lui permet, sous des dehors très mesurés et très policés, de tenir des propos visant à rassurer sur l’islam et à rendre condamnable toute critique visant cette religion. Je me souviens d’un débat avec Nicolas Sarkozy où, attaqué sur le sujet de la lapidation des femmes, Tarik Ramadan avait consenti, du bout des lèvres, à accepter … un moratoire sur la lapidation des femmes (voir vidéo en fin d’article) !

Concernant Rokhaya Diallo, sa grande beauté et son sourire permanent sont en soi de réels atouts, renforcés par une réelle vivacité d’esprit et une excellente façon de s’exprimer. C’est ce qui la rend dangereuse, car elle défend l’antiracisme avec pugnacité tout en niant avec aplomb le racisme anti-blanc. Elle se présente toujours masquée ce qui lui permet d’être largement invitée sur de nombreux plateaux (RTL, LCI, etc …) mais il s’agit d’une redoutable militante de la cause noire.

Mais sous cet air très policé, Rokhadiallo peut dire des horreurs !

A titre d’exemple, voici un article de Causeur qui pointe un réel dérapage quasi-négationniste quand elle prétend qu’on ne peut pas parler de génocide à propos des juifs !

Rokhaya Diallo dans les pas de Jean-Marie Le Pen ?

Elle projette un éclairage surprenant sur la plus grande tragédie du siècle dernier

En son temps, Jean-Marie Le Pen déclara que le génocide juif était « un point de détail » dans l’histoire du XXe siècle. C’était passablement infâme. On en parla beaucoup. Rokhaya Diallo a contourné cet écueil. Et a trouvé un « détail » auquel personne, avant elle, n’avait pensé. Selon la militante, il n’y a pas eu de génocide juif, parce que les Juifs n’ont pas été exterminés « en tant que groupe ». Elle précise, répondant à ses détracteurs, que les Juifs n’ont pas été anéantis, en « raison de la couleur de leur peau ». En effet, les Juifs étaient bêtement blancs ! Que n’ont-ils eu l’idée d’être verts, bleus ou rouge ? Dans ce cas, la charmante Rokhaya Diallo aurait reconnu leur génocide …

Rokhaya Diallo nous ressort presque le point de détail

Alors suivons, ou plutôt essayons de suivre, son raisonnement. S’ils n’ont pas été exterminés en tant que « groupe » c’est qu’il y avait d’autres excellentes raisons pour les massacrer. Certains d’entre eux ont vraisemblablement été tués parce qu’ils descendaient des assassins du Christ. D’autres, parce qu’ils avaient des ancêtres usuriers. Citons pour mémoire ceux qui étaient banquiers, communistes, sionistes. Les tailleurs incompétents et escrocs. Les barbus qui contre-venaient à l’hygiéniste hitlérien. Et tous les autres dont il fallait bien se débarrasser car ils obstruaient méchamment le chemin qui menait vers les chambres à gaz.

Pour Rokhaya Diallo, quand les blancs assassinent des blancs, il ne peut y avoir génocide. Il ne peut y avoir génocide que quand des blancs tuent des noirs. On ne connaît pas son point de vue sur le génocide arménien. Peut-être pense-t-elle qu’il s’agissait d’une lamentable querelle entre des blancs turcs et des blancs arméniens ? Là où son cheminement de pensée va rencontrer une énorme difficulté, c’est à propos du génocide Rwandais. 500 000 morts, ce n’est pas rien. Des noirs massacrés par des noirs. Comment pourrait-on en parler ? Une tuerie tribale ? Non, ce serait stigmatiser l’Afrique qu’elle aime tant.

Alors, il lui reste la possibilité de rejeter la faute du crime sur l’ex-colonisateur belge qui aurait chauffé à blanc la haine des Hutus contre les Tutsis. Les noirs sont, comme nul ne peut l’ignorer, de grands enfants que les blancs, sournois et retords, manipulent à souhait. Mais tout ça est beaucoup trop compliqué. Il y a plus simple: les Tutsis n’ont pas été exterminés en raison de la couleur de leur peau, donc il n’y a pas eu génocide. Génial, non ?

P.S : Vous vous demandez sans doute pourquoi on parle si peu du détail Rokhaya Diallo alors qu’on a fait tant de bruit autour du point de « détail » de Jean-Marie Le Pen ? C’est tout simplement parce qu’elle est noire et qu’elle ne peut en aucune manière être raciste.

Benoît Rayski, journaliste et essayiste, pour Causeur.

Voici la vidéo d’un débat entre Nicolas Sarkozy dans lequel Tarik Ramadan proposait un moratoire sur la lapidation des femmes (11 minutes après le début de la vidéo) :

Merci de tweeter cet article :





7 Réponses à “Rokhaya Diallo, c’est Tarik Ramadan au féminin”

  1. Je pense que beaucoup de ces gens là existent du fait d’une faiblesse majeure de la France qui est de leur laisser la possibilité de toucher le beurre et l’argent du beurre, à savoir bénéficier de la liberté et des avantages de la démocratie et du mode de vie français tout en obtenant d’autres avantages particuliers en poussant les pions du communautarisme au maximum sur l’échiquier.
    Alors que d’autres qui sont nés et ont vécu au Maghreb ou ailleurs connaissent le vrai prix souvent de sang de l’argent du beurre. Ils n’ont de cesse de nous alerter contre nos faiblesses (je pense à Zineb el Razhoui ou Boualem Sansal notamment) et nous ne les écoutons pas.

    Et R. Diallo (que je ne crois pas islamiste à la base malgré sa dérive vers des positions de plus en plus nauséabondes pour ne pas laisser ce terme à la gauche « olfactive ») ou ses sœurs en paieront le prix un jour si arrivent au pouvoir ceux qui cherchent aujourd’hui à tirer les marrons du feu.

    Mais plutôt que de faire de la pub à ces gens là, mettons en avant les autres.
    Une personne du monde médiatique qui m’a très positivement surpris est Sonia Mabrouk. Je vous conseille de lire le livre qu’elle vient de sortir et dont beaucoup d’extraits pourraient être repris sur ce blog (une petite suggestion pour notre blogmaster 🙂 Sur la civilisation, le politiquement correct, les gilets jaunes, l’impératif pour la France de renouer avec sa culture chrétienne… Je ne pense pas que cette femme se revendique de droite, mais 80 ou 90% de ce qu’elle écrit dans son bouquin serait approuvé ici. Et sur les 10 à 20% restants, il semble qu’on pourrait en dialoguer sans anathème.

    Comme quoi l’immigration africaine peut nous donner le PIR ou le meilleur.

  2. Avant d’accuser les personnes. Il faut vérifier vos informations. Les personnes juives ont été persécutées en tant que groupe, nous sommes d’accord. Mais Rokhaya Diallo n’a jamais nié le génocide des personnes juives. http://www.regards.fr/societe/article/pourquoi-le-racisme-anti-blancs-n-existe-pas?fbclid=IwAR0P3i6FAgRXlieFyPL_W7Cgx_PgRRKSLiHoa8SJa4h6ZcQwZhWjA1deUh8

    « Certes des Blancs étrangers peuvent être exposés à la xénophobie, des Blancs ont été réduits à l’esclavage par le passé, des Blancs juifs ont vécu la tragédie du génocide et du racisme. Personne ne peut nier ces horreurs. Toutefois, elles n’ont jamais été justifiées du fait de leur couleur de peau blanche, les Juifs n’étant d’ailleurs pas considérés comme des Blancs dans l’idéologie nazie. »

    • Au lieu de nous conseiller de vérifier nos informations, soyez d’abord cohérente dans vos propos ! Vous écrivez que vous reconnaissez que les juifs ont été persécutés en tant que groupe, mais Rokhaya Diallo dit exactement l’inverse.
      Quand à l’article que vous proposez, il ne fait que tenter laborieusement de démontrer que le racisme anti blancs n’existe pas.
      Pour vous, pour qu’il y ait racisme, il faut qu’il y ait domination d’un peuple sur un autre. C’est très réducteur !
      Pour moi, il y a racisme quand on s’en prend à des personnes en fonction de leur appartenance à un groupe. Ce groupe, je ne le définis pas, à l’inverse de vous et Rokhaya Diallo, exclusivement par la couleur de sa peau.

      • A ce moment-là, on pourrait parler de racisme des ruraux contre les urbains, des bruns contre les blonds ou les rouquins, des espagnols contre les italiens, des grands contre les petits, et surtout des maigres contre les gros! Et si ce racisme virait au génocide!!!!!

      • @ Noémie.

        Je ne sais pas si vous l’avez remarqué mais dans l’article de Diallo, pas une seule fois elle ne prononce le mot  » noir « , remplacé par  » dominé  » ou « minorité » ( Bouteldja, des indigènes de la république, emploiera plutôt  » racisé »).
        Le « blanc » en veux-tu en voilà, « le blanc » par ci, « blanc » par là, en revanche, Diallo ne se gêne pas pour en passer et en repasser une couche.
        Son inconscient s’exprime à sa place, peut-être…

    • Donc, si j’ai bien compris le génocide contre les juifs, certes embêtant, n’était pas si grave puisque la raison du génocide n’était pas leur couleur de peau?
      Est-il moins grave de se faire massacrer à cause de sa religion, sa coupe de cheveux ou parce qu’on porte des sandales avec des chaussettes? Si les propos de Diallo ne sont pas négationnistes je me demande quand même qu’est-ce qu’elle voulait démontrer.

  3. Je cite:
    En revanche les minorités sont en permanence exposées à des propos racistes émanant d’intellectuels ou de personnalités politiques.

    Je note le « en permanence »,
    or, dans notre société, les individus et les institutions sont en general suffisamment civilisé, correct, polis, courtois, pour que le mot « permanence » disparaisse de cette citation.

    Je note aussi, que les reactions epidermiques face aux racisme en tout genre depend de la sensibilitée de la personne, de son milieu, de sa culture, en general.

    Sa verité est la sienne, puisqu’elle la ressent ainsi,
    mais a ce propos,
    je note que les personnes de couleurs, en france, et ailleurs… ne sont pas toutes aussi inquietes que R Diallo,
    et que, meme, certaines personne de couleurs, denoncent une politisation, un « parti pris », une influence etrangere, sur les discours des « minorités »
    C’est leur verité…

    Je note aussi que les discours qui ont tendance a mettre tous le monde ( les blancs) dans le meme sac, a faire de l’amalgame parce que tous blancs, de nier un ou plusieurs type de racisme,
    cela demontre des discours a outrances, qui ont trop souvent tendance a stigmatiser tous les blancs…

    L’histoire utilisé pour prouver que tous les individus blancs ayant vecu en france sont coupables parce que habitant sur le sol francais, denote au minimum un certain dereglement de la lecture de l’histoire… ou plus.

    Enormement de discours s’appuis sur l’histoire, et ainsi condammne automatiquement tous les blancs d’etre racistes. De meme que tous les blancs sont condammné automatiquement a travers les institutions, les systemes en cours qui sont accusé de racisme…

    Nous observons les derives de ces discours, au quotidien, dans la « justice », dans la politique et sa preference…

    Les derives sont telle que l’on peut lire des absurdités sur les blancs comme : Tous les blancs naissent racistes depuis la nuit des temps…
    Chose curieuse, il ne le deviennent pas, ils naissent deja raciste… ce qui est impossible.

    De tel comportement ne sont pas eradiqués, denoncés, recherchés pour acte de haine…
    Des discours comme ceux de R Diallo, et bien d’autre, cree des tensions dans la société, le racisme qu’elle denonce s’appui sur un systeme, des institutions d’un pays, et elle condammne ainsi, par ce type de discours tous les habitants blancs de ce pays.
    Or, l’essentiel des habitants de notre pays, ne sont PAS raciste, sont plutot polis, courtois, civilisés…

    Mais une politisation de goche, a outrance, impose de culpabiliser tous les habitants blancs… au nom de l’humanisme, mais pas les autres gens de couleurs, qui automatiquement sont victimes.

    Des comportement comme celle de C Taubira, qui absous tous les jeunes arrabes des crimes d’esclavages, de leurs ancetre ( certains seulement) qu’ils ont pratiqués contre les noirs, mais n’absous aucun blancs nés ou a naitre,
    elle crée un mensonge, une deviation dans l’histoire…

    En prenant les statisque sur l’esclavage, 50% de pratique de l’esclavage en plus, ne sont pas ceux fait par certains blancs, notez que j’ai precisé certains… pas tous… contrairement a la politisation de type gochiste qui a tendance a condammer untel plutot qu’un autre.

    J’apprecie que l’on combatte le racisme, mais j’apprecie aussi le courage de nommer tous les esclavagistes dans l’histoire, sinon c’est du mensonge et du deviasionisme…

    Cette politisation de goche a outrance sur la culpabilité des blancs, la preference a l’ecoute de certains type de discours par les politiques, les medias, la complaisance a certains discours sur le racisme.

    La definition du racisme tres personnel selon certaines personnes, et la politique « d’humanisme » a outrance, conduit au chaos, au desordre, a la tension, a l’abus, et au mensonge du vivrensemble et au padamalgam.

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