Suicide de la civilisation occidentale … Que faire ?

Publié par le 20 Déc, 2019 dans Blog | 0 commentaire

Suicide de la civilisation occidentale … Que faire ?

Comment en sont-ils arrivés à haïr
autant la civilisation occidentale ?

J’écris « en sont-ils » et non pas « en sommes-nous » car je m’exclus totalement de cette volonté de certaines de nos élites de faire table rase du passé et de nier toute valeur à l’Occident.

Et je suis persuadé qu’une grand majorité de Français et plus généralement d’Occidentaux partage mon admiration et mon respect pour notre civilisation et surtout pour tous ceux, intellectuels, artistes, dirigeants, et aussi simples hommes et femmes « ordinaires » qui l’ont construite.

Avons-nous vraiment à rougir de notre civilisation judéo-chrétienne que nos politiques ont refusé de mettre en référence dans la Constitution européenne ?

Certes, comme toute activité humaine, rien n’est parfait ! Mais devons-nous ne considérer que nos périodes noires (guerre, colonisation) en oubliant toutes nos avancées artistiques, sociales, scientifiques?

C’est Talleyrand qui disait, je crois :

« Quand je me regarde, je me désole.
Quand je me compare, je me console. »

Je ne vois pas d’autres civilisations que nous devrions vraiment envier et quand j’entends la gauche glorifier la religion musulmane en la qualifiant, comme Jack Lang, de « religion de paix et de lumière », je me demande sur quelle planète il vit !

J’aimerais partager avec vous des extraits d’une interview de Julien Rochedy parue dans le Club de Valeurs actuelles. Julien Rochedy, aujourd’hui retiré de la vie politique, est l’ancien directeur du Front national de la Jeunesse (FNJ).

Il est revenu récemment dans l’actualité à cause de sa polémique avec Marlène Schappa à propos du rayon jouet d’un supermarché dans lequel tous les poupons présentés étaient métisses. Marlène Schiappa trouvait ça normal … Pas lui !

Les progressistes dénoncent le fait que tous les poupons soient blancs,
mais s’accommodent sans états d’âme du fait qu’ils soient tous noirs !

J’ai plutôt choisi les passages portant sur la défense de la civilisation occidentale :

“Pourquoi la civilisation européenne se renie-t-elle à ce point ?”

Valeurs actuelles : Selon vous, nos sociétés sont en proie à une forme de nihilisme civilisationnel. Quels chemins préconisez-vous pour sortir de la nasse ? 

À la suite de Nietzsche, la question du nihilisme occidental me hante. Pourquoi la civilisation européenne, qui est le lieu par excellence de la haute culture, de l’évolution et de la beauté, se renie-t-elle à ce point ? Pourquoi craint-elle de déployer sa volonté de puissance et tend irrésistiblement vers le suicide ? 

C’est un nihilisme profond qui est à l’œuvre ; un nihilisme entendu comme une maladie de l’esprit que contractent les civilisations fatiguées et trop coupées du naturel. Il faut d’abord, comme en médecine, constater le mal. Faire réaliser au patient qu’il est en train de mourir. Ce n’est déjà pas gagné car les progressistes ont souvent coutume d’appeler la mort « changement » pour tromper le monde.

Puis, il faut essayer de comprendre les causes historiques, anthropologiques, philosophiques, et même biologiques, de la maladie nihiliste qui se propage si facilement dans l’existence postmoderne. Plus généralement, je crois qu’il faut se débarrasser de la moraline qui est son symptôme purulent. Il faut revenir au droit naturel, assainir nos modes de vie et trouver de nouveaux défis civilisationnels exigeants. Tout cela est possible. 

Valeurs actuelles : Dans une publication récente sur votre site, vous expliquiez vouloir développer une nouvelle idéologie, « l’évolutisme », consistant à lutter contre le progressisme ambiant sans céder aux sirènes de la nostalgie et à un chimérique retour du passé. Qu’entendez-vous par là ? 

Depuis des années, je cherche une réponse possible au progressisme qui soit autre chose que du pur conservatisme, car celui-ci a déjà beaucoup perdu et perdra encore. La vision du monde qu’oppose le conservatisme au progressisme n’est qu’un décadentisme et sa proposition idéologique n’est qu’un simple statu quo.

En face, il y a des promesses, il y a un mouvement, il y a une narration empreinte de positif, même si elle est mensongère. Pour s’y opposer, il faut comprendre la signification profonde de la civilisation européenne et renouer avec ce qui la fonde : l’évolution. Or, l’évolution n’est pas le progrès – pas celui entendu par la gauche ou par les libéraux en tout cas. Pire encore : il semble bien que plus on « progresse », moins on évolue.

La vérité est qu’en bien des domaines, nous régressons. La raison est simple et tient dans la différence essentielle entre évolution et progressisme : pour évoluer, il faut partir de soi ; on évolue en fonction de ce que l’on est – grâce à ce que l’on est ; le passé n’est donc pas méprisé : il est fondamental pour évoluer.

Au contraire, le progressisme est axiologiquement fondé sur la tabula rasa ; pour progresser comme ils l’entendent, il faut se débarrasser du passé, s’en « émanciper » – fondamentalement, on « progresse » donc contre ce que l’on est. Et cela change tout. A la place du conservatisme, c’est une doctrine de l’évolution qu’il faut opposer au progressisme, et c’est celle sur laquelle je travaille. Cependant, je ne suis malheureusement pas encore assez connu pour la formuler aujourd’hui. J’ai besoin d’une légitimité qui viendra je l’espère.

Propos recueillis par Victor-Isaac Anne pour le Club de Valeurs actuelles.

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